liserer liserer
liserer Blancpain
liserer
liserer liserer

Histoire de Blancpain

1735 : Fondation de la manufacture Blancpain sous la forme d'un comptoir horloger par Jehan-Jacques Blancpain.

Esprit visionnaire, Jehan-Jacques Blancpain prit la décision au début du XVIIIe siècle de se lancer dans la fabrication et le commerce de garde-temps, un secteur porteur de promesses d'avenir. Il perçut sans doute mieux que nombre de ces contemporains les avantages offerts par ce nouveau domaine d'activité. Il semble établi qu'en 1735 déjà le premier étage de sa maison sise dans la localité de Villeret, qui exi...

LIRE LA SUITE

LES COLLECTIONS

Résultats 1 - 62 sur 62.
Résultats 1 - 62 sur 62.

Histoire de Blancpain

1735 : Fondation de la manufacture Blancpain sous la forme d'un comptoir horloger par Jehan-Jacques Blancpain.

Esprit visionnaire, Jehan-Jacques Blancpain prit la décision au début du XVIIIe siècle de se lancer dans la fabrication et le commerce de garde-temps, un secteur porteur de promesses d'avenir. Il perçut sans doute mieux que nombre de ces contemporains les avantages offerts par ce nouveau domaine d'activité. Il semble établi qu'en 1735 déjà le premier étage de sa maison sise dans la localité de Villeret, qui existe encore de nos jours, abritait un atelier d'horlogerie. Le rapide essor de l'entreprise s'explique en partie par une politique particulièrement généreuse en matière de places d'apprentissage. Jehan-Jacques Blancpain et ses successeurs ont en effet toujours considéré comme un devoir d'assurer la transmission de leur savoir-faire aux générations futures.

Au fur et à mesure du passage des années, Jehan-Jacques Blancpain était préoccupé par sa succession. Son fils Isaac travaillait certes de temps à autre à l'établi avec son père mais il souhaitait continuer à pratiquer son métier de maître d'école. Toutefois, le succès grandissant de l'entreprise exigeait de trouver une personne qui puisse se consacrer entièrement à l'horlogerie et ce fut le fils d'Isaac, David-Louis Blancpain (né le 21 décembre 1765), qui présenta finalement le profil requis. Il avait fait ses premières armes dans l'entreprise vers la fin du XVIIIème siècle en livrant les montres de la marque aux clients établis dans les pays voisins. A chaque fois que l'atelier familial avait terminé six douzaines de montres, David-Louis partait vendre ses produits de bonne facture dans les villes et les cités de France et d'Allemagne.

1815 : Frédéric-Louis Blancpain, l'aîné des cinq fils de David-Louis, était lui-même devenu horloger. Il introduisit la lente transition entre l'artisanat traditionnel et la production en série, organisée sur une base industrielle. Dès cette époque, Blancpain produisait certaines des ébauches qui allaient équiper ses montres, de sorte qu'elle méritait déjà l'appellation de 'manufacture' intégrée. Avec les années, Blancpain s'équipa de machines de plus en plus perfectionnées, qui permirent d'accroître la fabrication et d'en optimiser constamment la qualité.

1830 : Frédéric-Louis remit l'entreprise à son fils Frédéric-Emile, âgé de 19 ans. Pour éviter toute confusion avec son père, le jeune homme prit l'habitude d'utiliser uniquement son deuxième prénom, de sorte que l'entreprise s'intitula bientôt 'E. Blancpain'. Au décès de Frédéric-Emile en 1857, ses fils Jules-Emile (né en 1832), Nestor et Paul-Alcide acquirent le statut d'associés et la manufacture prit le nom de 'E. Blancpain & Fils'. Jules-Emile, qui avait acquis en Suisse et à l'étranger une formation complète d'horloger, prit les rênes de l'entreprise.

A l'époque, le travail traditionnel à la pièce était toujours pratiqué dans les fermes de la région, même si la fabrication en série avait imposé une certaine division du travail. Néanmoins, une concurrence impitoyable et la forte pression exercée sur les prix annonçaient des bouleversement radicaux. En Suisse comme ailleurs, les signes ne trompaient pas: l'ère de la machine et ses corollaires en matière de précision et de production accrues faisaient leur apparition. Ainsi, les responsables du Blancpain édifièrent vers la fin du XIXe siècle un bâtiment de deux étages sur la rivière Suze afin d'utiliser la force hydraulique pour actionner un générateur et approvisionner ainsi en courant électrique les ateliers et les machines.

Années 30 - 60 : Lancement par Blancpain de la 'Rolls' rectangulaire de Léon Hatot, une montre-bracelet automatique dont le mouvement révolutionnaire doté de roulements à billes remonte le barillet en glissant à l'intérieur du boîtier.

Avant la première guerre mondiale, Frédéric-Emile Blancpain (le deuxième du nom) ouvrit à l'entreprise la voie de l'avenir, qui prenait alors la forme de la montre-bracelet. Au début des années 1930, il fit entrer Blancpain dans les annales de la montre-bracelet automatique en lançant la 'Rolls' rectangulaire de Léon Hatot, une montre-bracelet automatique dont le mécanisme révolutionnaire guidé par des billes se remonte en glissant à l'intérieur du boîtier, dans un mouvement de va-et-vient.

Toutefois, sa disparition soudaine en septembre 1932 mit fin à deux siècles de tradition familiale à la direction de la manufacture Blancpain, menée à bien par non moins de sept générations consécutives. Sa fille unique, Berthe-Nellie, ne montrait aucune envie de se lancer dans l'horlogerie. En juin 1933, Betty Fiechter, la plus proche collaboratrice de Frédéric-Emile, s'associa à André Léal. Ils reprirent les actifs et les passifs de l'entreprise pour en poursuivre l'exploitation sous la raison sociale de 'Rayville S.A. [anagramme de Villeret], succ. de Blancpain'. Au début des années 50, Betty Fiechter et son équipe lancèrent la montre de plongée automatique 'Fifty Fathoms' ainsi que la première Ladybird dont le lancement en 1956 fit sensation parmi les professionnels de l'horlogerie car elle était animée par le plus petit mouvement rond jamais fabriqué jusqu'alors.

Rayville-Blancpain est restée une entreprise essentiellement artisanale qui fabriquait chaque année quelques milliers de montres selon des méthodes traditionnelles. Cependant, le manque de perspectives de commercialisation en suffisance menaçait lourdement l'avenir de l'entreprise. En dépit de cette situation ou précisément en raison de ces circonstances, la manufacture décida en 1960 d'accepter son intégration dans une importante holding horlogère fondée en 1930, la SSIH (Société suisse pour l'industrie horlogère S.A.)

1953 : Portée par Jacques-Yves Cousteau et son équipe lors du le tournage du 'Monde du silence' (Palme d'Or à Cannes en 1956), la Fifty Fathoms de Blancpain équipa également plusieurs armées en raison de sa supériorité technique (notamment, les forces armées américaines, françaises, allemandes et italiennes).

1956 : Lancement du modèle Ladybird, le plus petit mouvement automatique du monde.

1971 : Une nouvelle équipe de direction à la tête de la SSIH décida de changer radicalement d'orientation commerciale et industrielle. Elle adopta une stratégie qui ne laissait aucune place à des produits mécaniques destiné à un marché de niche. Comme la notoriété de la marque Blancpain n'était pas suffisante pour rencontrer un écho suffisant auprès d'un public avide de montres à quartz, elle a bientôt disparu des vitrines et des étalages. Avec le recul, ce coup du sort se révéla être un coup de chance! Et comme la Belle au bois dormant, la marque sombra dans un profond sommeil.

1983 : A une époque où l'industrie horlogère suisse faisait dépendre sa survie de la seule technique du quartz, elle commençait à détruire son équipement de production traditionnel et, ainsi, une partie de la culture de la montre mécanique, Jean-Claude Biver et Jacques Piguet, qui avaient pressenti que l'horlogerie mécanique offrait des perspectives d'avenir aussi riches qu'étonnantes, unirent leurs forces le 9 janvier 1983 pour relancer la marque deux siècles et demi après sa fondation. Un examen attentif des archives confirma à Jean-Claude Biver qu'il n'y avait jamais existé de montre Blancpain à quartz et qu'il n'y en aurait jamais. Jacques Piguet, le fils de Frédéric Piguet, le célèbre fabricant d'ébauches, se déclarait pour sa part disposé à apporter l'intégralité de ses extraordinaires compétences à la nouvelle entreprise.

De nombreux spécialistes prédisaient que l'avènement du quartz sonnait la fin de l'horlogerie mécanique. L'art traditionnel et le savoir-faire horloger disparaissaient rapidement et, comme les anciens bâtiments Rayville à Villeret étaient occupés par Omega, les deux hommes n'eurent d'autre choix que de créer l'avenir là où subsistait une longue tradition artisanale. Ils s'établirent finalement à la Vallée de Joux, à mille mètres d'altitude au coeur du Jura vaudois, dans les lieux où l'horlogerie s'était installée vers 1740 et qui reste aujourd'hui encore le berceau de 90% de toutes les complications de l'horlogerie mécanique suisse. C'est là, dans un village appelé Le Brassus, que se dresse une vieille demeure paysanne qui appartenait depuis de nombreuses générations à la famille Piguet. Blancpain s'y sentirait à l'aise car elle était habitée par l'âme de l'art horloger. La manufacture Blancpain allait donc fabriquer dès lors des montres dans le plus pur style traditionnel, analogues par leur esprit à celles que Jehan-Jacques Blancpain et ses héritiers avaient réalisées plus de deux siècles auparavant, à une centaine de kilomètres de distance.

In extremis, Blancpain a pu sauver des informations et des secrets essentiels, des trésors du passé qui n'avaient pas encore été détruits ou égarés. Des recherches conduites chez Frédéric Piguet, à la Vallée de Joux, permirent de découvrir de nombreux mouvements anciens pour lesquels il n'existait aucun dessin. Pour la première fois, Blancpain dressa le plan de chacun de ces mouvements afin de les étudier systématiquement. C'est ainsi que Blancpain est parvenu à sauvegarder un patrimoine inestimable. En se tournant vers le passé pour faire revire les débuts de l'horlogerie telle qu'elle s'exerçait dans les fermes isolées du Jura, Blancpain a permis à la culture de l'horlogerie mécanique de survivre et de progresser, tout comme à l'art traditionnel de l'horlogerie d'une région et d'un pays tout entier.

1983 : Première mondiale : le plus petit mouvement indiquant les phases de lune, le jour, le mois et la date.

1987 : Lancement du chronographe automatique le plus plat au monde. Lancement de la plus petite montre-bracelet à répétition minute.

1988 : Lancement du premier chronographe à rattrapante automatique le plus plat au monde.

1989 : Autre première mondiale: le seul tourbillon automatique avec date et réserve de marche d'une semaine.

1991 : Blancpain réalise simultanément, dans des boîtiers identiques, les six pièces maîtresses de l'art horloger. Et enfin, événement historique, la sortie de la 1735, la montre-bracelet la plus complexe jamais réalisée qui regroupe les six pièces maîtresses dans un même boîtier.

1993 : Pour célébrer le tricentenaire de la naissance de Jehan-Jacques Blancpain, son fondateur, la maison du Brassus présente la montre 7001. Lancement de la première montre bracelet répétition minutes avec automates au monde.

1994 : Lancement de la ligne sport 2100 (aujourd'hui collection Léman) dont le fond et les poussoirs vissés assurent une parfaite étanchéité à 100 mètres. La robustesse des caractéristiques des modèles de la ligne en fait les compagnes idéales des femmes et des hommes d'aujourd'hui.

1995 : L'année de tous les records: les montres sport 2100 (aujourd'hui collection Léman) sont nommées 'Montres de l'année' 1995-1996.

1996 : Blancpain développe le nouveau mouvement 100 heures pour l'adapter à tous les modèles de la collection 2100 (aujourd'hui collection Léman) (Phases de lune, Ultra-plate, Quantième perpétuel). Lancement du chronographe flyback.

1997 : Première mondiale: Blancpain est la première marque de l'histoire de l'horlogerie à proposer un chronographe pour dame avec système flyback. Création de la nouvelle Ladybird à remontage automatique. Cette montre abrite un minuscule mouvement automatique, le plus petit et le plus plat du monde.

1998 : Lancement de la trilogie Mer - Terre - Air qui comprend la Fifty Fathoms, la GMT et l'Air Command. Lancement du premier tourbillon automatique au monde disposant de 8 jours de réserve de marche.

1999 : Lancement de la première combinaison au monde des complications tourbillon et chronographe.

2000 : Lancement du premier tourbillon automatique à quantième perpétuel avec 8 jours de réserve de marche.

2001 : Dans le cadre du premier Grand Prix de la Ville de Genève, Blancpain remporte le prix de la montre dame pour son chronographe flyback pastel (réf. 2385F-192GC-52).

2002 : Blancpain remporte le prix de la montre dame décerné par La Revue des Montres pour son chronographe flyback automatique (réf. 2385-1127). L'Ultra-plate Villeret automatique (réf. 4053-1540-55) est élue 'Montre de l'année' par le public suisse. En Autriche, Blancpain gagne le prix Luxe des Chrono Awards ainsi que le prix de la presse (catégorie montre homme) pour l'Ultra-plate Villeret automatique (réf. 4063-3642-55).

2003 : Renaissance de la phase de lune et la plus petite planche de phase de lune au monde.

2004 : Lancement de la première montre bracelet à Equation du Temps Marchante.

2005 : Premiers correcteurs sous cornes au monde. Lancement du premier quantième perpétuel averc correcteurs sous cornes. Lancement du quantième perpétuel le plus plat au monde.

2007 : Création du Calibre 13R0. L'aube d'une nouvelle ère.

2008 : Lancement du premier Carrousel Volant Une Minute au monde.

MONTRE ICONIQUE

 

La Fifty Fathoms de Blancpain

 

Montre de plongée mythique, la Fifty Fathoms fait partie intégrante de l’histoire de l’horlogerie sous-marine.

 

Créée en 1953 pour satisfaire aux besoins de l’unité d’élite nommée « Nageurs de combats » à la recherche d’un instrument horloger capable d’affronter les conditions extrêmes de leurs missions, la Fifty Fathoms répond alors à un cahier des charges précis incluant notamment la fameuse lunette unidirectionnelle.

Révolutionnaire, ce modèle devait être le premier d’une longue série de montres de plongée telles qu’on les conçoit encore aujourd’hui.

Etanche à l’époque jusqu’à 50 brasses anglaises (« fifty fathoms » en anglais !), il est depuis 1997 submersible jusqu’à 300 mètres. Au travers d’une remarquable version de 45 mm de diamètre en acier qui revisite son design originel tout en décuplant sa lisibilité, il revient sur le devant de la scène pour les amateurs de belles mécaniques.

De plus, il est doté d’un nouveau calibre de manufacture à remontage automatique, visible par le fond transparent, intégrant l’affichage d’un quantième et lui assurant une réserve de marche de 6 jours.