SPÉCIAL SALON DE GENÈVE

Watches and Wonders 2023 : EPISODE #1

Chose promise, chose due ! Frank Sans C dévoile les coulisses de Watches and Wonders saison 2023. Cette année encore montres et merveilles étaient au rendez-vous lors de cette semaine intense et riche en cerises sur le plateau. Le salon de Genève comme si vous y étiez avec un toqué du tic-tac au top de sa forme qui a récolté, rien que pour vous, des interviews exclusives.

Par Chloé Redler, Vincent Daveau

De nombreux CEO de grandes maisons horlogères ont répondu présents à l’appel de Frank Sans C lors de ce salon horloger hors normes. Pour la première émission ce sont Cyrille Vigneron, président et CEO de Cartier France, Ricardo Guadalupe, CEO d’Hublot, Nicolas Bos, CEO de Van Cleef & Arpels et Virginie Fenot, Product Manager Technics chez IWC Schaffhausen qui ont saisi l’occasion de présenter leurs dernières nouveautés. Watches and Wonders, acte 1, c’est parti !

CARTIER

Cette année, le bracelet est la star dans les nouvelles collections Cartier. Les formes et les matières s’articulent autour du poignet pour former un ensemble cohérent et remarquable.

La Tank Normale, full platine

Cartier Privé est une collection unique et exclusive au sein de la maison de luxe, car c’est le lieu dédié aux garde-temps mythiques de la griffe horlogère. Après la montre Crash, la Tank Cintrée, la Tonneau, la Tank Asymétrique, la Cloche et la Tank Chinoise, c’est au tour de la Tank Normale de surgir des archives de Cartier pour la plus grande curiosité des collectionneurs et des amateurs de garde-temps rares et emblématiques.

La Tank Normale en platine est une édition limitée à 100 pièces.

Imaginée par Louis Cartier en 1917, elle s’affiche aujourd’hui dans une version en full platine au style très seventies. Jouant la carte des finitions polies et satinées, son boîtier rectangulaire aux brancards saillants iconiques et au verre saphir légèrement biseauté, la Tank Normale présente néanmoins les codes identitaires des montres de forme Cartier : aiguilles en acier bleui de forme glaive, couronne de remontoir avec cabochon (rubis pour cette version) et minuterie chemin de fer. Les plus observateurs n’auront pas manqué la signature secrète dissimulée dans le chiffre romain « VII » avec la mention « 1917 ». L’ensemble est animé par le mouvement à remontage manuel 070 mis au point dans les ateliers Le Temps Manufactures, un partenaire externe de Cartier qui l’utilise pour la première fois, d’une épaisseur de seulement 2,15 mm.

Edition limitée à 100 exemplaires

Prix : 58 000 euros

Consulter la fiche technique de la Tank Normale en platine.

La Tank Normale, à cœur ouvert

La Tank Normale en version squelettée.

Fidèle au design de sa consœur, la Tank Normale se livre à cœur ouvert avec l’introduction d’un mouvement squeletté. Cette complication ne fait que souligner le lien entre le passé et le présent de cette montre néo-vintage.

Cartier a ajouté à la Tank Normale squelettée, une complication 24 heures indiquée par un soleil et un croissant de lune.

Doublement compliquée, cette édition tout en dentelle mécanique propose une lecture des heures atypique. En effet, tandis que les aiguilles des minutes font le tour du cadran en une heure, l’aiguille des heures le fait en 24 heures. Les heures du jour sont indiquées en haut du cadran, d’où la présence d’un soleil squeletté à midi. En revanche, les heures de la nuit se lisent dans la partie basse accompagnée d’un croissant de lune. Subtile et poétique, ces clins d’œil aux différents moments de la journée sont accentués par le dégradé de couleurs des ponts squelettés.

Prix : 86 500 euros

Consulter la fiche technique de la Tank Normale squeletté.

La Clash [Un]limited de Cartier

Nous lui avions dédié une place particulière dans l’article Quand Cartier « Clash ». La nouvelle Clash [Un]Limited de Cartier est le résultat d’une gymnastique géométrique totalement maîtrisée.

Dans un désordre organisé, les figures biseautées et arrondies s’entremêlent pour former une structure qui a du sens. Un sens joaillier où les pierres précieuses s’articulent autour des traditionnels or jaune, or gris et or rose, mais également d’un or surprenant spécialement développé par Cartier : l’or violet.

Les cinq déclinaisons de la Montre Clash [Un]limited de Cartier.
Petit modèle en or jaune et or violet.

Illustration par l’exemple avec l’une des cinq déclinaisons proposées, la version en or jaune et en or violet. Animée par un mouvement à quartz de belle facture suisse, la pièce arbore un cadran argenté légèrement soleillé où les index des heures semblent dégringoler en cascade.

Prix : 36 000 euros

Consulter les fiches techniques des Clash [Un]limited de Cartier.

La Panthère de Cartier, prête à bondir.

Dans la continuité de la maîtrise des bracelets de Cartier, celui de la montre Panthère ne déroge pas à la règle. Imaginé et développé par les studios de la création de la manufacture, il s’illustre par sa souplesse et se laisse dompter au poignet.

Façonnés en tsavorite, les yeux de la panthère hypnotisent le regard.

Sur cette édition en or jaune, la tête du félin, façonnée en trois dimensions, est sculpturale. Sa mâchoire se referme sur un cadran de laque noire dont la teinte intense rappelle le pelage tacheté de l’animal fétiche. Hypnotisant le regard, ses yeux sont en tsavorite. Un choix esthétique de la Maison afin d’obtenir un œil plus brillant lorsque l’émeraude, quant à elle, arbore une nuance plus foncée, moins pénétrante mais tout aussi précieuse.

La Panthère de Cartier est disponible également en or gris pavée de diamants.

Prix : 72 000 euros

Pour la Clash Unlimited, nous avions déjà fait un article, il suffit de cliquer ci-dessous.

LE SITE DES MONTRES CARTIER

HUBLOT

Big Bang Integrated Tourbillon Full Carbon : un tourbillon de légèreté 

La légèreté en horlogerie est un peu comme la recherche de la finesse mécanique : une quête que seules les manufactures les plus investies peuvent entreprendre parce qu’elle nécessite de maîtriser toute la chaîne de production de leurs montres. Chez Hublot, faire s’associer plusieurs concepts pour donner naissance à de nouvelles tendances ne fait pas peur aux équipes travaillant dans les locaux de la marque. La dernière matérialisation de cette envie de toujours repousser les limites du possible porte un nom : Big Bang Integrated Tourbillon Full Carbon.

La Big Bang Integrated Tourbillon Full Carbon est usinée en carbone et Texalium. 

Cette pièce de 43 mm de diamètre dont la légèreté est déconcertante, bouscule les idées reçues. En effet, en raison de son esthétique générale, tout le monde s’attend à passer au poignet une référence d’environ 150 grammes. Or il n’en est rien. En tout et pour tout, cette montre, produite en édition limitée à seulement 50 exemplaires individuellement numérotés, pèse seulement 68 grammes avec le bracelet (la tête de montre fait 42 grammes et le bracelet articulé, 26 grammes). Véritable poids plume, elle est recouverte de fibre de carbone et de Texalium qui combine une âme en fibre de verre intégrée dans une résine spéciale superposée d’une fine couche d’aluminium pur à 99,99%.

Fond de boîte en titane avec glace saphir laissant voir la platine arrière largement ajourée d’un motif géométrique. 

Cet ensemble composite, résistant aux chocs et aux rayures, protège des agressions extérieures un calibre automatique de manufacture HUB6035. Ce dernier est régulé par un tourbillon qui, placé à 6 heures, fait pendant au mécanisme de remontage par micro-rotor visible à 12 heures. Cette structure symétrique est magnifiée par celle alvéolaire et ajourée de la platine arrière. Assurément, cet instrument, étanche à 30 m et doté de 72 heures de réserve de marche, est la meilleure illustration de la volonté de la marque de faire fusionner toutes les disciplines techniques pour repousser les limites du possible. 

Le calibre régulé par un tourbillon se remonte automatiquement grâce à un micro-rotor judicieusement placé à 12 heures.

Prix : 132 000 euros

Consulter la fiche technique de la Big Bang Integrated Tourbillon Full Carbon.

MP-13 Tourbillon Bi-Axial et affichage Bi-Rétrograde : faire tourner la tête

Lancée en 1980, la maison Hublot s’est toujours distinguée des autres marques horlogères en n’observant aucune des conventions du métier. Aujourd’hui encore et pour ne pas dire plus que jamais, elle en fait la démonstration avec la MP-13 Tourbillon Bi-Axial à Affichage Bi-Rétrograde en repoussant les limites de la mécanique. Depuis 14 ans, elle travaille sur ses calibres et propose cette année son 13ème mouvement MP intégralement  manufacturé.

Hublot a construit le tourbillon de la MP-13 Tourbillon Bi-Axis Retrograde, squeletté et suspendu.

Le développement de cette année prend la forme d’une montre de 44 mm de diamètre réalisée en titane brossé partiellement caréné par une glace saphir formant comme une sorte de bulle dans lequel le tourbillon bi-axial s’expose à la vue avec une belle perspective. Ce régulateur d’exception qu’il est possible d’observer sous toutes les coutures a été réalisé à l’interne et effectue une rotation complète en une minute sur son premier axe et en 30 secondes sur le second. Afin de donner l’impression qu’il lévite dans le boîtier, les horlogers ont squeletté le mouvement de la pièce pour attirer l’attention sur les composants mobiles. Ils ont également supprimé le pont supérieur pour donner l’impression que le tourbillon soit suspendu dans le vide. Grâce à cette architecture et à la glace saphir panoramique traitée antireflets, il est possible de l’observer sous toutes les coutures.

La dentelle squelettée de la MP-13 Tourbillon Bi-Axis Retrograde d’Hublot.

Maintenant, ce régulateur gravitaire n’est pas la seule prouesse technique que contient cette montre aux allures de vaisseau spatial futuriste. Le calibre mécanique à remontage manuel comportant 374 composants est doté de 4 jours de réserve de marche et embarque un affichage bi-rétrograde. Dans cette configuration, l’aiguille des heures saute d’un indicateur à l’autre à l’heure échue puis revient en un clin d’œil à son point de départ toutes les 12 heures. Quand à celle des minutes, elle glisse durant 60 minutes pour atteindre le bout de l’arc de cercle portant 59 graduations pour revenir à « 00 » une fois les 60 minutes écoulées.

La nouvelle MP-13 est dotée de deux complications : le tourbillon et l’affichage rétrograde.

Une vraie première pour Hublot qui a voulu faire la démonstration qu’une extrême complexité mécanique peut être visuellement attractive et aisément réglable. La preuve, la pièce se manipule instinctivement sans risque de briser un composant. D’ailleurs, pour interdire toute casse lors de la mise à l’heure même par un néophyte, celle-ci ne peut se faire que dans un sens. Il est ainsi impossible de faire reculer les aiguilles. Efficace, graphique et surtout infiniment exclusive, cette MP-13 Tourbillon Bi-Axial et Bi-rétrograde est produite en une série très limitée de 50 exemplaires qui, tous se portent sur un bracelet en caoutchouc noir fermé par une boucle déployante en titane.

Prix : 165 000 euros

Consulter la fiche technique de la MP-13 Tourbillon Bi-Axial et affichage Bi-Rétrograde.

LE SITE HUBLOT

IWC – Ingenieur : icône magnétique

Un design emblématique

Cette année, IWC a fait le choix de se concentrer sur le modèle Ingenieur. Animée par un calibre automatique, cette ligne est née en 1955 pour répondre aux besoins des cadres de l’industrie électrique et électronique de disposer de montres capables de résister sans se dérégler à de puissants champs magnétiques. Pièce maîtresse du catalogue de la manufacture suisse alémanique, historiquement basée à Schaffhausen, à quelques centaines de mètres des célèbres chutes du Rhin, ce modèle devait être relooké en 1976 par le légendaire designer horloger Gérald Genta.

Gérald Genta , le talentueux designer horloger, a imaginé le nouveau dessin de l’IWC Ingenieur dans les années 70.

De cette collaboration naissait la référence SL-réf. 1832, une pièce en acier au dessin massif volontairement inspiré par l’univers industriel. Revisitée à nouveau en 2004, elle est réapparue régulièrement au catalogue de la marque au gré des associations avec l’univers des sports automobiles.

Quatre nouvelles références

Dans un contexte horloger où l’accent est mis sur les modèles simples à trois aiguilles et fort charisme à porter sur un bracelet en métal, il semblait logique de voir la direction de la manufacture, que l’on sait être sensible au design, proposer de nouveau cette référence emblématique. Il faut dire, ce modèle incarne admirablement cette idée à la mode depuis près de 5 ans d’une efficacité sublimée par un graphisme dont le caractère ostentatoire le fait naturellement remarquer.

L’introduction des vis polygonales sur la lunette marque l’un des changements en matière de design sur l’IWC Ingenieur.

Cette référence n’est pas un clone du modèle de 1976 et répond aux normes d’ergonomie et de finition d’aujourd’hui. Affinée avec ses 10,8 mm d’épaisseur, elle a été présentée avec un boîtier en acier surfin 316L de 40 mm de diamètre ou dans une version en titane grade 5.  Etanche à 100 mètres, il embarque un calibre mécanique à remontage automatique de nouvelle génération (réf. : 32111) doté d’une réserve de marche de 120 heures. Afin de protéger le mouvement des rayonnements magnétiques, il est enfermé dans une cage en fer doux comme les versions d’origine.

Taillé pour affronter toutes les situations que pourrait rencontrer un scientifique de terrain, ce modèle est doté d’une lunette vissée à l’aide de cinq vis Hexagonales en lieu et place d’une lunette à cinq trous utilisés pour visser cette dernière sur la carrure. Il est disponible en trois versions de cadrans différentes. En plus des classiques finitions noires et argentées, il a été possible d’en découvrir une plus originale : celle dite « Aqua », un vert émeraude tout à fait tendance.

Le cadran affiche un motif quadrillé distinctif des nouvelles références IWC Ingenieur.

La déclinaison en titane arbore quant à elle un cadran gris. Il révèle admirablement bien le décor en damier formé d’un motif  de carrés alternativement lignés ou pointillés. Efficaces et sobres, les cadrans présentent des index chargés de matière luminescente rendant aisée la lecture dans le noir. La pièce présente également la date dans un guichet ouvert à 3 h.

Léger, robuste, résistant et hypoallergénique, le titane grade 5 habille l’une des nouvelles IWC Ingenieur.

Graphique et riche d’une belle histoire, la montre se porte sur un bracelet en acier et celle en titane sur un lien réalisé dans le même métal. Tous sont dotés du système propre à IWC permettant d’allonger ou de réduire la longueur du bracelet, sans outil.  Très cohérente, l’Ingenieur de nouvelle génération est assortie d’une garantie de 2 ans extensible à 6 ans supplémentaires en s’enregistrant dans My IWC Care Program et sera disponible dans une sélection de boutiques IWC spécialisées.

Prix :
Ingenieur Automatic 40 en acier – 12 700 euros
Ingenieur Automatic 40 en titane – 15 800 euros

Consulter les fiches techniques des nouvelles Ingenieur Automatic 40.

LE SITE DES MONTRES IWC

VAN CLEEF & ARPELS

La montre Ludo Secret

Au Watches and Wonders, l’espace de Van Cleef & Arpels est très prisé des visiteurs et surtout incontournable. Incontournable de par son agencement féérique et sa décoration végétale si poétique où les célèbres automates attendent sagement que leur horloger remonte leur mécanisme à couper le souffle.

On y trouve également les nouveautés de haute joaillerie, un monde dans lequel la Maison excelle depuis sa fondation, à l’image des montres Ludo Secret en or rose et saphirs roses. Baptisé « Ludo » en 1934, référence au surnom donné à Louis Arpels, le bracelet, qui lie cette merveille à sa propriétaire, est confectionné à partir de maillons briquette minutieusement assemblés à la main un par un afin d’obtenir une articulation optimale.

Le résultat est au rendez-vous avec un bracelet d’une grande souplesse dont l’ensemble évoque la forme d’une ceinture. Grâce au travail minutieux des artisans de la maison, le bracelet semble se confondre avec le boîtier tel un ruban précieux. De forme rectangulaire pour épouser parfaitement les poignets féminins, la boîte abrite un cadran en nacre blanche délicatement guillochée. Un cadran qui se dévoile à la demande par simple pression des deux boucles pavées de saphirs roses.

La Montre Ludo Secret en or rose, saphirs roses et nacre blanche guillochée.

Prix : 161 000 euros

Consulter la fiche technique de la Montre Ludo Secret.

LE SITE DE VAN CLEEF & ARPELS