Rolex met la planète à l’heure de l’action
En célébrant les 50 ans de ce prix emblématique, Rolex ne se contente pas de regarder le temps passer. La maison horlogère choisit de le mettre à profit. Pour l’édition 2026 des Rolex Awards, cinq femmes venues d’Indonésie, du Nigéria, du Pérou, de Chine et des États-Unis sont distinguées pour leurs projets capables de transformer durablement la relation entre l’humanité et la planète.
À première vue, l’annonce ressemble à un palmarès de plus dans le paysage des prix internationaux. Mais derrière ces récompenses se dessine une ambition plus vaste : soutenir celles et ceux qui imaginent des solutions concrètes aux défis environnementaux et sanitaires du XXIᵉ siècle.

De gauche à droite : Rosa Vásquez Espinoza, Farwiza Farhan,
Binbin Li, Rachel Ikemeh, Pardis Sabeti.
Créés en 1976 pour célébrer les 50 ans de l’Oyster — première montre-bracelet étanche produite par Rolex — ces prix ont accompagné 165 lauréats dans plus de 67 pays. Le bilan est vertigineux : plus de 50 millions d’arbres plantés, 137 espèces menacées protégées, 32 écosystèmes majeurs préservés, dont 57 600 km² de forêt amazonienne, sans oublier des dizaines de technologies innovantes et d’expéditions scientifiques. Pour marquer ce demi-siècle, le programme évolue. Rebaptisés Rolex Awards, les prix seront désormais attribués chaque année et s’inscrivent pleinement dans l’Initiative Perpetual Planet, lancée en 2019 par la marque pour soutenir des projets liés aux océans, aux paysages et aux sciences.
Cinq femmes pour un même horizon
Le millésime 2026 met en lumière cinq scientifiques et militantes qui, chacune à sa manière, redessinent l’avenir.

En Chine, Binbin Li s’attaque à un défi emblématique : la survie du panda géant. Moins de 2 000 individus vivent encore à l’état sauvage. En travaillant directement avec les communautés rurales, elle développe un modèle d’élevage durable qui protège les forêts de bambous tout en préservant les revenus locaux.

À l’autre bout de l’Asie, en Indonésie, Farwiza Farhan mène un combat pour l’écosystème de Leuser, à Sumatra. C’est le dernier territoire où éléphants, tigres, orangs-outans et rhinocéros cohabitent encore. Face à la déforestation et aux pressions industrielles, elle mobilise les communautés locales — et particulièrement les femmes — pour défendre ce sanctuaire de biodiversité.

La science médicale est également à l’honneur. La généticienne Pardis Sabeti développe en Afrique de l’Ouest des outils technologiques capables de détecter précocement les épidémies virales. Son projet vise à déployer un dispositif de diagnostic portable en Sierra Leone, capable d’identifier une flambée épidémique avant qu’elle ne devienne une crise mondiale.

travail novateur au laboratoire Sabeti. Le Prix Rolex lui permettra de développer et de tester un nouvel outil de diagnostic portable dans les communautés isolées de cette région, avec la possibilité de détecter les épidémies virales avant qu’elles ne se propagent à de larges populations, sauvant ainsi des millions de vies – ©Oliver Douliery
Au Nigéria, Rachel Ikemeh démontre que la conservation peut aussi être un levier de développement local. Son travail a déjà permis de sauver le colobe rouge du delta du Niger et de protéger plus de 5 800 hectares de forêt. Avec le soutien de Rolex, elle veut créer un centre de formation et un programme éducatif itinérant pour amplifier la conservation communautaire.


créer un nouveau centre de formation et un programme d’éducation mobile dans le delta, une zone de biodiversité peu étudiée, contribuant ainsi à reproduire son succès dans les communautés voisines – ©SW/Niger Delta Forest Project
Un singe colobe, photographié dans le delta du Niger, au Nigeria.
Enfin, en Amazonie péruvienne, Rosa Vásquez Espinoza mène une bataille discrète mais cruciale : celle des abeilles sans dard. Ces pollinisatrices essentielles assurent la survie de nombreuses plantes dont dépendent les populations locales. Ses recherches ont même contribué à une décision historique reconnaissant des droits juridiques à ces abeilles.

une ruche d’abeilles sans dard. Le prix Rolex lui permettra d’étendre un corridor protégé géré par les populations autochtones pour les habitats des abeilles sans dard dans l’Amazonie péruvienne – ©Ana Sotelo
Si Rolex est d’abord synonyme de précision et de prestige horloger, la marque revendique depuis plusieurs décennies un rôle plus large : soutenir celles et ceux qui explorent, comprennent et protègent la Terre. Avec Perpetual Planet, l’entreprise accompagne aujourd’hui plus de trente partenaires internationaux, des scientifiques marins aux défenseurs des forêts tropicales, en passant par les pionniers de la santé mondiale. Dans un monde où l’urgence écologique se mesure souvent en années — voire en mois — ces initiatives rappellent une idée simple : certaines batailles exigent une vision à long terme. Et parfois, la meilleure manière de célébrer le temps qui passe consiste à protéger celui qu’il nous reste.
