Festival de Deauville

Chanel sur les planches

Le Festival du Cinéma Américain ouvre ses portes vendredi à Deauville pour une 46e édition présidée par Vanessa Paradis qui est aussi l'égérie de Chanel, partenaire de l'événement et dont l'histoire est intimement liée à celle du cinéma.

Par Chloé Redler
Actrice, chanteuse et mannequin, Vanessa Paradis est la présidente du jury de la 46e édition du Festival de Deauville. Photo : Chanel

Pour la deuxième année consécutive, Chanel est partenaire du Festival du Cinéma Américain de Deauville dont la 46e édition se tient du 4 au 13 septembre. Présidente du jury, Vanessa Paradis est aussi l’une des grandes égéries de la marque de luxe française. L’occasion de donner un coup de projecteur sur les liens particuliers qui unissent depuis des décennies la ville normande et le 7ème Art à la maison de Haute Couture.

Découvrez le teaser de la 46e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Durement touché par les mesures sanitaires pour contrer la pandémie, le secteur du cinéma tend à retrouver des couleurs avec le retour timide mais progressif des spectateurs dans les salles obscures et la non-annulation des festivals. Après Angoulême fin août, où le premier ministre Jean Castex a annoncé une aide de 165 millions d’euros pour soutenir le cinéma hexagonal, c’est au tour du Festival du Cinéma Américain de Deauville d’ouvrir ses portes.

Jeanne Moreau en tailleur Chanel dans Les Liaisons Dangereuses de Roger Vadim (1960) – © Sunset Boulevard Corbis

 De Gabrielle Chanel à Karl Lagerfeld en passant par Virginie Viard, actuelle directrice artistique de la maison et ancienne costumière au cinéma, Chanel n’a cessé d’attirer la lumière grâce à d’étonnantes collaborations avec des actrices internationales.

Les actrices deviennent ambassadrices

Tout commence en 1931, quand Gabrielle Chanel s’envole pour Hollywood à la demande du producteur Samuel Goldwyn. Son objectif : faire de ses actrices des icônes de mode à l’écran. Greta Garbo, Marlene Dietrich, Gloria Swanson ou encore Katharine Hepburn passent par les mains expertes et magiques de la styliste. Cependant, les créations de Coco Chanel sont jugées un peu trop épurées pour le cinéma paillette américain de l’époque. Gabrielle rentre donc en France, où les réalisateurs français l’accueillent à bras ouverts. Jean Renoir, Marcel Carné et plus tard Jean-Luc Godard, François Truffaut, Louis Malle ou encore Alain Resnais savent sublimer les tenues simples et naturelles de madame Chanel à l’image de leurs jeunes actrices fétiches, Jeanne Moreau et Romy Schneider au premier plan.

Romy Schneider sous le regard avisé de Gabrielle Chanel en 1961. Photo : Chanel

Karl Lagerfeld, un cinéphile chez Chanel

Avec l’arrivée fracassante de Karl Lagerfeld en 1983 aux manettes des collections Haute Couture, prêt-à-porter et accessoires, le septième art devient partie intégrante de l’entité Chanel. Véritable cinéphile, ce créateur atypique s’évertue à collaborer avec de nombreux cinéastes comme Pedro Almodovar, Ridley Scott et Martin Scorsese – ce dernier sera associé aux campagnes publicitaires des parfums de la marque – et d’habiller de grandes actrices à l’écran comme sur les tapis rouges des festivals (Kristen Stewart, Penélope Cruz, Margot Robbie et Marion Cotillard). 

Star internationale, l’actrice et réalisatrice américaine Kristen Stewart est une inconditionnelle du mythique tailleur de la maison. Photo : Chanel

En décembre 2019, Virginie Viard fait appel à la réalisatrice Sofia Coppola (Marie-Antoinette, 2006) pour imaginer le décor de son premier défilé « Métiers d’art ». C’est ainsi que la nef du Grand Palais à Paris accueillera une reconstitution de l’appartement de Coco Chanel, des salons de Haute Couture et de l’escalier aux miroirs du célèbre 31 rue Cambon. Le spectacle fut grandiose et il n’eut rien à envier aux plus beaux décors du grand écran.

Coco Chanel devant sa boutique de Deauville en 1913. Photo : Chanel

Avec cet événement, Chanel réaffirme son attachement au cinéma et par-delà à Deauville. Lieu prisé de villégiature de la Belle-Époque et ville d’exil de la haute société durant la guerre, Deauville est indissociable de Gabrielle qui ouvre en 1912 une boutique de chapeaux rue Gontaut-Biron. Une histoire immortalisée un siècle plus tard par un court-métrage de Karl Lagerfeld (Once upon a time, 2013) qui retrace cette période, avec l’actrice et ambassadrice britannique Keira Knightley dans le rôle de la jeune Coco.

Découvrez les films en compétition de cette 46e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

A noter que dix films parmi la sélection officielle de Cannes 2020, annulé à cause du coronavirus, seront projetés durant l’événement.  

Tout savoir sur la 46e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville www.festival-deauville.com

www.chanel.com