Quand un architecte revisite une montre architecturale

Publié le : 10/01/2020
Catégories : ACTUALITES , ACTUALITES MARQUES , BVLGARI

La manufacture Bvlgari s’est associée au célèbre architecte japonais Tadao Ando pour donner naissance à deux éditions limitées Octo Finissimo réservées au marché nippon. 

Nicolas YVON

C’est la jolie collab’ de ce début d’année. Quelle autre montre Bvlgari que l’Octo Finissimo pouvait être confiée aux mains et à la vision d’un architecte, elle qui s’est imposée au rang des icônes horlogères avec son design contemporain réunissant carrure multifacettée, lunette ronde et cadran octogonal. Une réussite architecturale à laquelle s’ajoute la prouesse de records de finesse horlogère.

Si l'on connaît la passion originelle de la maison Bvlgari pour les arts et les métiers d'art en général et ceux qui ont façonné la riche histoire de son pays en particulier, il faut savoir qu'elle entretient également des liens privilégiés avec le Japon dans les domaines culturels et artistiques. On le sait peut-être moins mais c'est à travers l’esprit du "bello e ben fatto" (beau et bien fait), qui prime l’excellence, que le pays du Soleil-Levant et la manufacture italienne trouvent et partagent naturellement une valeur commune. Leur rencontre a d'ailleurs écrit de belles pages dans les annales du design et de la créativité, en particulier ses dernières années avec, déjà, des éditions limitées Octo Finissimo conçues avec un musicien et un peintre japonais. 

Aujourd'hui, Bvlgari collabore avec l'un des architectes contemporains les plus célèbres. La maison a en effet proposé au Japonais Tadao Ando de réinterpréter les cadrans de deux modèles Octo Finissimo pour créer des séries limitées exclusivement dédiées au marché nippon. Maître dans son art, Tadao Ando a forgé sa réputation et sa signature esthétique par l’utilisation du béton et du verre en association avec des principes d’éclairage innovants. Il a créé des œuvres épurées qui font partie du patrimoine architectural contemporain mondial. Parmi les plus emblématiques : la Colline du Bouddha à Sapporo, l’Eglise de la Lumière à Osaka, l'Église sur l'eau à Hokkaido, le Musée d’Art Moderne à Fort Worth aux Etats-Unis et le 21_21 Design Sight à Tokyo. Sans oublier la Bourse du commerce à Paris, qui rouvrira ses portes au printemps, ou encore le Poly Theater à Shanghai, la Punta della Dogana à Venise et le Musée d'art de Chichū à Naoshima. 

Formes massives, figures géométriques, lignes directes et pures, qu'elles soient droites ou courbes, arêtes vives, volumes spectaculaires, matériaux innovants et matières brutes, surfaces lissées, reflets aquatiques, perspectives de l'infini et design spatial caractérisent le travail et la vision de cet architecte autodidacte de 78 ans, qui a été boxeur professionnel dans une autre vie. Demander à Tadao Ando de jouer avec le design de l'Octo Finissimo sonnait donc comme une évidence. Cette montre résolument architecturale est en effet réalisée à partir de matériaux contemporains à l'instar du titane et du carbone. Ses lignes graphiques, sobres et anglées sont nées des mêmes principes directeurs qui régissent l’approche créative du maître japonais. 

Deux éditions limitées "Octo Finissmo Tadao Ando" sont nées de cette association. Chacune d'elles illustre le talent de Ando, qui a mis en opposition le découpage marqué du corps de la montre avec la multitude de cercles concentriques qui sillonnent la surface plane du cadran. 

La première est une Octo Finissimo en titane éditée à 200 exemplaires. Dessiné par l’architecte, son cadran arbore une figure en spirale qui trouve son origine sur l'axe de la petite aiguille des secondes et évoque le passage infini du temps. L'autre interprétation, une Octo Finissimo Tourbillon, est quant à elle confectionnée en carbone et proposée en série limitée à seulement 8 exemplaires. Ici encore, Tadao Ando s’inspire de l’inéluctable spirale du temps avec des cercles concentriques qui partent du Tourbillon pour se diffuser sur le cadran comme une onde qui se propagerait sur une surface liquide. "J’ai imaginé un trou noir dans l’espace lorsque j’ai commencé à réfléchir à ce projet", confie l'architecte. "Sur le cadran, une spirale infinie se développe, passant des secondes aux minutes jusqu’à ce que l’on ne la perçoive plus. C’est l’effet des ondes sur l’eau se déployant jusqu’à la quatrième dimension. De l’expansion à la compression, ce motif exprime l’infini, l’éternel, l’intemporel." Quand la philosophie transcende l'architecture d'une montre, l'heure est à la contemplation du beau dans l'espace-temps... 

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