7 montres chic pour prolonger l’été
Les vacances sont peut-être bientôt terminées, mais certaines habitudes méritent d’être prolongées. Prendre son temps… S'attarder en terrasse... Déguster un cocktail… Porter une belle montre... C'est peut-être cela, le véritable été indien : une parenthèse où l'on prolonge les beaux jours sans renoncer à l'élégance. C'est justement le fil conducteur de cette émission, dans laquelle Frank Sans C, Loui Sans S, Edson Pannier du Point, et moi-même présentons une sélection de garde-temps chicissimes.
Quand la montre devient un accessoire de style
Toutes les montres n’ont pas vocation à attirer l’attention. Les plus élégantes savent souvent se faire remarquer avec discrétion. C’est précisément ce qui fait la force de la Première de Chanel et de la Panthère de Cartier, deux créations qui ont largement contribué à redéfinir la montre féminine.

Lorsque Chanel dévoile la Première en 1987 sous le crayon de Jacques Helleu, la Maison ne cherche pas à concurrencer les manufactures suisses sur le terrain des complications. Elle imagine un objet de style. Son boîtier octogonal reprend les lignes du bouchon du mythique parfum N°5, lui-même inspiré de la géométrie de la place Vendôme, que Gabrielle Chanel observait depuis le Ritz.
Quant à son bracelet entrelacé de cuir, il évoque immédiatement la chaîne du sac matelassé 11.12. La nouvelle Première Édition Originale reste fidèle à cette philosophie avec son boîtier de 26,1 x 20 mm en acier revêtu d’or jaune 18 carats, son cadran laqué noir dépourvu d’index, son mouvement à quartz et son étanchéité de 30 mètres. La version Première Galon, plus joaillière encore, réinterprète l’un des emblèmes de la couture Chanel grâce à un bracelet rigide torsadé en or jaune serti de diamants, dans un boîtier de 19,7 x 15,2 mm. Plus qu’une montre, la Première reste le trait d’union entre la haute couture et l’horlogerie.

Chez Cartier, la Panthère joue la même partition avec une personnalité totalement différente. Apparue en 1983, elle s’impose rapidement comme l’une des montres-bijoux les plus célèbres de la place Vendôme. Le petit modèle présenté mesure 30,3 x 22 mm pour seulement 6,05 mm d’épaisseur.

Son boîtier en or jaune est serti de 36 diamants, tandis que son bracelet semi-serti en accueille 142, créant un subtil dégradé de lumière évoquant les taches du félin. Fidèle aux codes Cartier, elle conserve son cadran argenté ponctué de chiffres romains, sa minuterie chemin de fer, ses aiguilles glaive en acier bleui, sa célèbre signature cachée dans la barre du X ainsi que sa couronne octogonale ornée d’un diamant. Animée par un mouvement à quartz et étanche à 30 mètres, la Panthère est la montre-bijou par excellence.

Quand une couleur donne le ton
S’il est une montre qui mérite pleinement son nom, c’est bien la Seiko Presage Cocktail Time. Depuis plusieurs années, la collection puise son inspiration dans les créations du Star Bar, célèbre établissement du quartier de Ginza à Tokyo. Cette nouvelle version GMT rend hommage au cocktail Skydiving, dont le mélange de rhum, de jus de citron vert et de curaçao bleu donne naissance à une délicate teinte bleu pâle.

Seiko retranscrit cette couleur à travers un cadran soleillé dont les reflets évoquent la lumière traversant un verre en cristal. Les détails racontent la même histoire : l’aiguille GMT reprend la silhouette d’un pied de verre à cocktail tandis que la trotteuse rappelle un élégant bâtonnet mélangeur. Derrière cette poésie se cache une vraie montre de voyage, étanche à 50 mètres.

Son calibre manufacture 4R34 permet de lire un second fuseau horaire tout en offrant 41 heures de réserve de marche. Le boîtier en acier de 40,5 mm de diamètre, coiffé d’un verre Hardlex bombé, est associé à un bracelet à cinq maillons qui multiplie les jeux de lumière.

Chez Tissot, les différents cadrans colorés de la PRX insufflent une véritable fraîcheur à cette icône née en 1978. Sur cette édition, le cadran dégradé avec motif tapisserie passe du bleu glacier vers un bleu métallique évoquant les lumières de l’aube et du crépuscule. De 40 mm de diamètre, le modèle en acier 316L embarque le mouvement Powermatic 80, doté d’une réserve de marche de 80 heures et d’un spiral Nivachron™ résistant aux champs magnétiques. Il profite d’une glace saphir et d’un ingénieux système de bracelets interchangeables.

Quand l’élégance se cache dans la matière
Certaines montres séduisent par leurs couleurs. D’autres préfèrent laisser parler leurs matériaux. La nouvelle Royal Oak Automatique d’Audemars Piguet en est un parfait exemple.

Déclinée en 37 mm – porté par le chanteur Bad Bunny lors du Super Bowl – et en 41 mm, elle associe un boîtier et un bracelet, entièrement réalisés en or jaune 18 carats à un remarquable cadran en malachite polie.

Chaque pierre étant naturellement différente, les veines vertes créées par sa cristallisation rendent chaque montre absolument unique. Les index et les aiguilles en or jaune reçoivent un dépôt luminescent, tandis que les fonds saphir dévoilent les mouvements manufacture.

La version de 41 mm est animée par le calibre 4309, composé de 225 éléments, doté de 32 rubis, oscillant à 4 Hz et offrant 70 heures de réserve de marche. L’itération de 37 mm reçoit le calibre 5909, plus compact avec 174 composants, 29 rubis et 60 heures d’autonomie. Toutes deux sont étanches à 50 mètres.

La Chopard Alpine Eagle joue, elle aussi, avec la lumière. Inspirée de la St. Moritz créée en 1980, elle reprend son bracelet intégré et son esthétique sport-chic tout en la propulsant dans le XXIᵉ siècle. Son acier Lucent Steel A223, plus brillant et plus résistant que l’acier traditionnel, sublime des cadrans inspirés des glaciers et des lacs alpins, tandis que le mouvement automatique de manufacture certifié COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) offre jusqu’à 60 heures de réserve de marche.

Chaque détail, de la texture du cadran bleu Aletsch évoquant l’iris d’un aigle aux alternances de satinage et de polissage, rappelle que le raffinement ne réside pas uniquement dans les pierres précieuses, mais aussi dans la maîtrise des matériaux et des finitions.

Audemars Piguet, Royal Oak Automatique en 41 mm – 74 000 euros
Cartier, Montre Panthère de Cartier – 52 000 euros
Chanel, Montre Première Édition Originale – 5 650 euros
Chanel, Première Galon en or jaune et diamants – 28 300 euros
Chopard, Alpine Eagle 41 – 16 100 euros
Seiko, Presage Cocktail Skydiving – SSK037J1 – 419 euros
Tissot, PRX – 775 euros
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