Heureux qui comme Ulysse...

L’Odyssée d’Hamilton

Depuis plus de soixante ans, les montres Hamilton accompagnent les plus grands films hollywoodiens. Avec une création imaginée aux côtés de Christopher Nolan pour L'Odyssée, la marque américaine d'origine signe sans doute l'une de ses collaborations les plus abouties, où chaque détail du garde-temps devient un élément du récit. Focus.

Par Chloé Redler

On aperçoit parfois une montre à l’écran sans vraiment y prêter attention. Pourtant, au cinéma, rien n’est laissé au hasard. Un costume, une paire de lunettes ou un garde-temps participent à construire un personnage autant qu’un dialogue. Peu de marques ont compris cette dimension narrative aussi bien qu’Hamilton. Depuis plus d’un demi-siècle, la marque née à Lancaster en 1892, en Pennsylvanie, entretient avec Hollywood une relation unique, au point d’être devenue « l’horloger des cinéastes ».

La montre Hamilton Field Auto The Odyssey Limited Edition.

De Blue Hawaii, où Elvis Presley arbore une Ventura en 1961, jusqu’aux univers futuristes de Men in Black, Interstellar, Tenet, Dune ou Indiana Jones, les créations Hamilton ne se contentent plus d’habiller le poignet des acteurs. Elles participent au scénario, façonnent les personnages et, parfois, sont spécialement imaginées pour les besoins d’un film. Plus de 500 productions ont ainsi accueilli une montre Hamilton, faisant de la Maison l’une des plus présentes de l’histoire du septième art.  Cette complicité avec Hollywood trouve aujourd’hui une nouvelle expression avec L’Odyssée, la nouvelle fresque de Christopher Nolan, actuellement au cinéma. Mais cette fois, le défi est inédit : comment créer une montre inspirée d’un univers où… les montres n’existent pas ?

 Le boîtier en bronze de 42 mm, inspiré de la Khaki Field Automatic, arbore une finition circulaire. 

Quand le cinéma inspire l’horlogerie

Après Interstellar (2014), Tenet (2020) et Oppenheimer (2023), Christopher Nolan retrouve Hamilton pour une quatrième collaboration. Cette fois pourtant, le réalisateur britannique inverse les codes. L’action de L’Odyssée, adaptation du poème fondateur d’Homère tournée entièrement en IMAX, se déroule durant l’âge du bronze, bien avant l’invention de l’horlogerie mécanique. Impossible donc de simplement placer une montre à l’écran. Il faut inventer un objet capable de prolonger le film sans jamais le trahir. Hamilton imagine alors une montre qui traduit l’univers visuel imaginé par Nolan. Chaque élément devient un clin d’œil discret au film.

Le premier hommage saute presque aux yeux : le bronze. Ce matériau compose le boîtier de 42 mm inspiré de la Khaki Field Automatic et évoque immédiatement les armes, les armures et les boucliers de l’époque d’Ulysse. Sa patine naturelle, appelée à évoluer au fil des années, rappelle également le passage du temps et le caractère vivant des objets anciens.

Christopher Nolan a travaillé avec Hamilton pour imaginer une montre inspirée des symboles, des matériaux et de la mythologie de son épopée. 

Le cadran noir à finition brossée accueille un motif bronze directement inspiré de la texture du casque du héros. L’index placé à midi reproduit un rivet visible sur le fourreau de son épée, tandis que les trois aiguilles prennent la forme d’un glaive miniature. Même le fond de boîte participe à cette narration : réalisé en titane, il est gravé du casque d’Ulysse et de la signature de Christopher Nolan.

 La principale source d’inspiration réside dans le casque et l’épée d’Ulysse, héros central du film. Les deux objets sont évoqués à travers le cadran et le fond du boîtier. 

La montre ne s’arrête pas là. Hamilton l’accompagne d’une réplique de la broche d’Athéna, offerte à Ulysse par Pénélope dans le film et portée comme un talisman tout au long de son voyage. Présentée dans un écrin noir et bronze orné d’un bouclier métallique, cette pièce transforme l’ensemble en véritable objet de collection, à mi-chemin entre accessoire de cinéma et garde-temps.

La montre s’accompagne d’une réplique de la broche de la déesse Athéna, offerte à Ulysse par sa femme Pénélope et portée comme talisman dans le film. 

Même le nombre d’exemplaires participe au récit. Produite à 2 112 exemplaires, cette édition limitée fait référence à l’importance symbolique du chiffre 12 dans la mythologie grecque : les 12 000 vers du poème d’Homère, les douze navires envoyés vers Troie ou encore les douze haches qu’Ulysse doit transpercer d’une flèche pour révéler son identité. Un détail supplémentaire qui montre combien cette création a été pensée comme une prolongation de l’œuvre cinématographique.

L’écrin est orné d’un bouclier rond en métal, d’une plaque commémorative et de la broche logée à l’intérieur. 

Une montre avant tout

Si cette Khaki Field Auto The Odyssey séduit d’abord par son univers, elle n’en oublie pas pour autant sa vocation horlogère. Sous son boîtier en bronze de 42 mm bat le calibre automatique H-10, équipé d’un spiral en Nivachron™ amagnétique et offre une confortable réserve de marche de 80 heures. Le verre saphir traité antireflet, l’étanchéité à 100 mètres et les aiguilles en forme de glaive revêtues de Super-LumiNova Grade X1 rappellent que cette pièce demeure avant tout une véritable montre-outil, fidèle à l’esprit de la collection Khaki Field. Le bracelet en cuir brun complète un ensemble dont chaque composant semble avoir été choisi pour prolonger l’esthétique du film jusque dans les moindres détails.

 Le cadran noir brossé est orné d’un motif en bronze inspiré de la texture du casque ; l’index à 12 heures fait référence à un rivet présent sur le fourreau de l’épée ; des aiguilles en forme de glaive couleur bronze font écho à la lame d’Ulysse. 

Avec cette édition imaginée aux côtés de Christopher Nolan, Hamilton démontre une nouvelle fois que l’horlogerie peut dépasser sa fonction première pour devenir actrice à part entière.

1 375 euros

Consulter les détails techniques de la Khaki Field Auto The Odyssey Limited Edition.

LE SITE DES MONTRES HAMILTON

À voir aussi :

À lire également :