Bvlgari x Vianney Halter : la collab’ inattendue et géniale
Pour ce deuxième chapitre des Geneva Watch Days, la maison horlogère poursuit son exploration de l’Octo Finissimo, entre prouesse mécanique et expérimentation esthétique. Deux créations, deux propositions : la première confronte l’expertise de l’extra-plat à l’univers rétrofuturiste de l’horloger indépendant Vianney Halter, tandis que le modèle Dazzle brouille les lignes de la montre emblématique de la manufacture à travers une fascinante illusion graphique et d’optique. Dans l'émission de Frank Sans C, le maître du design Fabrizio Buonamassa Stigliani, Executive Director of Product Creation chez Bvlgari explique la genèse de la création.
GENEVA WATCH DAYS – JOUR 2
Octo Finissimo Dual Time x Vianney Halter : deux signatures, une mécanique

Pour la première fois dans l’histoire de l’Octo Finissimo, Bvlgari confie la création du mouvement à un horloger indépendant. Avec Vianney Halter, la maison italienne confronte son architecture géométrique et son obsession de l’extra-plat à l’univers rétrofuturiste d’un créateur dont les montres semblent tout droit sorties d’un laboratoire de Jules Verne. Bien sûr, cette Octo Finissimo conserve ses proportions et sa finesse, tandis que Vianney Halter imprime sa signature à travers une construction tridimensionnelle et des affichages multiples.

Le résultat surprend d’abord par son cadran. Deux compteurs opalins rhodiés, indépendants et de tailles différentes, accueillent les indications principales et le second fuseau horaire, accompagnés de deux petits indicateurs dédiés à la date et au jour/nuit. Les aiguilles bleues reprennent les formes caractéristiques de l’horloger, tandis que la seconde, terminée par une flèche rouge, apporte une ponctuation plus graphique. Au dos, le micro-rotor en platine porte sa signature gravée. Deux versions sont proposées : l’une en titane sablé, limitée à 30 exemplaires, l’autre en or rose, produite à seulement 15 pièces.

Derrière ces deux créations se cache une mécanique entièrement repensée. Le nouveau calibre de manufacture BVF 200, développé autour de la base ultrafine de Bvlgari, intègre les fonctions GMT, date et indication jour/nuit. À remontage automatique par micro-rotor, il ne mesure que 5,49 mm d’épaisseur et offre environ 60 heures de réserve de marche, pour une montre de 40,5 mm affichant seulement 9,70 mm d’épaisseur. Une prouesse horlogère à n’en pas douter.

Le boîtier lui-même rassemble plus de 50 composants et a nécessité une mise au point minutieuse, notamment pour garantir la parfaite planéité des pièces usinées et intégrer les protège-couronnes tout en préservant l’étanchéité et la pureté des lignes. Entièrement réalisées dans les ateliers de Saignelégier et du Sentier, ces pièces illustrent surtout ce que peut produire la rencontre de deux visions : une mécanique signée Bvlgari et l’esthétique immédiatement reconnaissable de Vianney Halter.

Consulter la fiche technique de l’Octo Finissimo x Vianney Halter en or rose sablé – 120 000 euros
Consulter la fiche technique de l’Octo Finissimo x Vianney Halter en titane sablé – 75 000 euros
Octo Finissimo Dazzle
Avec l’Octo Finissimo Dazzle, Bvlgari s’attaque à l’une des caractéristiques les plus reconnaissables de sa montre extra-plate : sa silhouette. Plutôt que de souligner ses angles et sa construction octogonale, la manufacture choisit de les faire disparaître dans un motif géométrique qui recouvre le boîtier, le cadran et le bracelet intégré. Une manière de jouer avec la perception et de transformer une prouesse d’architecture horlogère en véritable exercice d’illusion optique.

L’inspiration vient du camouflage Dazzle, utilisé notamment dans l’industrie automobile lors des essais de prototypes. Ses motifs géométriques fragmentés ont pour fonction de brouiller les contours et d’empêcher l’œil de percevoir immédiatement les volumes réels d’un véhicule. Bvlgari transpose ce principe à l’Octo Finissimo : sur son boîtier de 40 mm, les lignes se fragmentent, les surfaces semblent se confondre et la frontière entre la montre et son bracelet devient moins évidente. Le cadran lui-même adopte le même traitement, avec des aiguilles et des index noirs qui émergent de cette trame graphique. Seule la lunette échappe au motif, conservant ainsi la géométrie qui permet de reconnaître immédiatement l’Octo.

Pour obtenir cet effet, Bvlgari ne s’est pas contenté d’appliquer un décor sur la surface du titane. Elle a recours à la gravure au laser, une technique maîtrisée en interne, capable de reproduire avec une extrême précision le réseau de formes géométriques sur chacune des surfaces de la montre. La difficulté tient justement à cette continuité : le motif doit se poursuivre du boîtier au bracelet en respectant les volumes et les différents plans de l’Octo, jusqu’à donner l’impression d’une seule composition graphique. La gravure devient ainsi partie intégrante de la matière et joue avec la lumière pour modifier constamment la perception de la montre.

Limitée à 80 exemplaires, l’Octo Finissimo Dazzle est animée par un calibre de manufacture, un mouvement automatique à micro-rotor de seulement 2,23 mm d’épaisseur, doté d’une petite seconde et d’environ 60 heures de réserve de marche. Ses ponts sont décorés à la main de Côtes de Genève verticales, d’anglages et de perlage. Le boîtier en titane sablé ne mesure que 5,15 mm d’épaisseur, fond transparent compris.


Consulter la fiche technique de l’Octo Finissimo Dazzle – 19 500 euros
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