Épisode 1 : Trilobe, Gerald Charles et L.Leroy
Pour la nouvelle édition des Geneva Watch Days, les maisons horlogères sortent le grand jeu : les cadrans se martèlent à la main, les heures se mettent à chanter et le bordeaux s'invite même au poignet comme un grand cru. Pour ouvrir cette série d’émissions consacrée aux nouveautés du salon, Trilobe, Gerald Charles et L.Leroy donnent déjà le ton.
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GENEVA WATCH DAYS – JOUR 1
TRILOBE, Château Trente-Deux : un grand cru au poignet
Avec Château Trente-Deux, Trilobe donne à sa collection Trente-Deux des accents de grand cru. Cadran bordeaux profond, bracelet intégré en acier et calibre de manufacture X-Nihilo : une création qui fait dialoguer deux savoir-faire français avec un certain goût pour les belles choses.

Chez Trilobe, on ne pouvait évidemment pas choisir un simple rouge. Pour Château Trente-Deux, le cadran adopte un bordeaux profond, accordé à la teinte exacte d’un grand cru sélectionné par la Maison. Sa finition soleillée mate donne naissance à des reflets qui semblent irradier depuis le centre du cadran. À cette surface s’ajoutent un disque grainé pour les heures et les minutes et une roue des secondes mêlant azurage et guilloché Clou de Paris. Le rehaut circulaire, alternativement satiné et poli miroir, vient encadrer cet ensemble avec suffisamment de contraste pour donner au cadran une vraie profondeur. Mais comme toujours chez Trilobe, il faut oublier les aiguilles traditionnelles. Ici, les heures, les minutes et les secondes sont indiquées par trois anneaux tournants et des pointeurs fixes. Le temps semble ainsi circuler autour du cadran plutôt que de simplement le traverser. Une lecture originale, presque chorégraphique, qui prend une dimension particulière avec cette robe bordeaux.

Le X-Nihilo monte en puissance
Sous cette robe se cache surtout l’un des grands arguments de Château Trente-Deux : son calibre de manufacture X-Nihilo. Développé, fabriqué, décoré et assemblé à Paris, ce mouvement automatique avec masse oscillante constitue le fruit de trois années de développement. Et Trilobe ne lui offre manifestement pas le droit à l’approximation : chaque mouvement passe 400 heures de tests avant de quitter la manufacture parisienne.

Derrière les trois anneaux qui animent le cadran se trouve une mécanique de 218 composants, dont 34 rubis fonctionnels. Le balancier oscille à 28 800 alternances par heure, soit 4 Hz, tandis qu’un barillet assure une réserve de marche de 42 heures. Une mécanique suffisamment compacte pour se glisser dans un mouvement de seulement 7 mm d’épaisseur, pour 35,2 mm de diamètre. Et puisque l’on parle de mécanique, autant regarder derrière le décor. Le fond saphir permet d’admirer le X-Nihilo et ses finitions.
Le bracelet, dernière touche du millésime
Pour accompagner cette nouvelle robe bordeaux, Trilobe mise sur un bracelet intégré en acier, véritable prolongement du boîtier. Entièrement pensé pour la collection Trente-Deux, il participe pleinement à la silhouette de la montre et renforce son caractère contemporain. Ses surfaces métalliques répondent aux différentes finitions du boîtier et de la lunette, tandis que la boucle double déployante conserve cette impression d’ensemble parfaitement maîtrisé. Un bracelet en caoutchouc existe également, mais uniquement en accessoire complémentaire. Château Trente-Deux est proposée en 100 premières pièces, chacune accompagnée d’une bouteille de vin français soigneusement sélectionnée par Trilobe et d’une gravure exclusive au dos de la montre. Elle rejoindra ensuite la collection permanente Trente-Deux.

Avec son X-Nihilo soigneusement élevé pendant 400 heures de tests et son cadran bordeaux qui joue avec la lumière comme une robe dans un verre, Château Trente-Deux n’est peut-être pas à déguster, mais elle a clairement du nez.
21 000 euros
Détails techniques :
Mouvement – Calibre X-Nihilo :
Mouvement Manufacture
Mécanique à remontage automatique doté d’une masse oscillante.
Réserve de marche : 42 heures
Fréquence du balancier : 28’800 alt/h (4Hz)
Rubis fonctionnels : 34
Pièces totales du mouvement : 218
Dimension du mouvement :
Épaisseur : 7 mm
Diamètre : 35,2 mm
Brevet :
Concept d’affichage composé de 3 organes d’affichage, représentant les heures, minutes et secondes situés sur le même plan que le cadran
Indications :
Heures, minutes, secondes par anneaux tournants et pointeurs fixes
Chiffres tampographiés
Boîtier :
Boîtier en acier 316L
Composé de 7 éléments
Surfaces polies-miroir alternant des traitements satinés
et microbillés
Lunette cannelée avec arêtes polies-miroir et cannelures
microbillées
Glace saphir et traitement ARDUR anti-reflet multicouche
Couronne poussoir cannelée
Fond saphir anti-reflet
Étanchéité testée à une pression de 5 bar (≈ 50 mètres).
Épaisseur : 10,15 mm | Diamètre : 39,5 mm
Hauteur corne à corne : 46,18 mm
Cadran :
Finition soleillée mate, disque grainé pour les heures et les minutes et roue des secondes alliant azurage et guilloché Clou de Paris. Rehaut circulaire satiné et poli-miroir
Bracelet :
Livré exclusivement avec un bracelet et une boucle double déployante en acier. Bracelet en caoutchouc disponible uniquement en accessoire complémentaire.
GERALD CHARLES, Masterlink Atelier Edition : la beauté du geste
Avec la Masterlink Atelier Edition, Gerald Charles fait dialoguer haute précision et savoir-faire artisanal. Son arme de séduction ? Un cadran en maillechort martelé à la main et un bracelet intégré dont chaque maillon épouse au millimètre près les courbes du boîtier.

Un cadran qui capte la lumière
Il suffit de regarder le cadran pour comprendre que cette Masterlink n’est pas une montre comme les autres. Le maillechort est martelé à la main, coup après coup, par un artisan de l’Atelier Gerald Charles à Genève. Des centaines de frappes transforment ainsi une plaque de métal plane en une multitude de petites facettes, toutes légèrement différentes. Résultat : aucun cadran n’est identique à un autre.
Le choix du maillechort n’est d’ailleurs pas anodin. Plus difficile à usiner que le laiton traditionnellement utilisé en horlogerie, il demande davantage de temps, use plus rapidement les outils et génère davantage de rebuts. Mais c’est précisément cette matière exigeante qui permet d’obtenir une texture aussi singulière.

Et surtout, elle ne se contente pas d’être belle : elle fait littéralement vivre la montre. Contrairement à un cadran soleillé qui organise ses reflets autour d’un axe, le martelage les diffuse sur toute la surface. Au moindre mouvement du poignet, la lumière apparaît, disparaît et se déplace. Pour ne rien perturber, aucun index appliqué ne vient interrompre cette texture. Trois versions sont proposées : rose doré, rhodium et jaune doré, à seulement 25 exemplaires chacune.
Le bracelet joue les prolongations…
… et c’est le cas de le dire. Autre particularité de cette Masterlink : elle est la première montre Gerald Charles équipée d’un bracelet intégré. Et là encore, le détail fait toute la différence. Le boîtier reprend la fameuse courbe à 6 heures héritée de la Maestro, ce « sourire » qui obligeait à concevoir un bracelet loin des standards habituels.


À 6 heures, les maillons centraux épousent la courbe du boîtier avant de se redresser progressivement ; à 12 heures, ils prolongent sa ligne supérieure. Une construction asymétrique, donc, mais qui donne visuellement l’impression d’un ensemble parfaitement fluide. Pas de vis apparentes, fermoir papillon dissimulé dans les derniers maillons et réglage par demi-maillons : tout a été pensé pour que la mécanique du bracelet se fasse oublier.
Entièrement développé en interne en acier 316L, le bracelet alterne surfaces polies et satinées. Il est disponible en trois tailles et muni d’un micro-lien pour affiner encore l’ajustement.
Côté mécanique
Sous cette apparente simplicité se cache une belle mécanique. Étanche jusqu’à 100 mètres, le boîtier de 38 x 38 mm ne mesure que 7,99 mm d’épaisseur, malgré l’intégration d’une couronne vissée ornée de Clous de Paris. À l’intérieur, le calibre de manufacture automatique ultra-fin (2,67 mm d’épaisseur) adopte un micro-rotor décalé, décoré de nid d’abeille.

Ses 176 composants, ses 29 rubis et sa fréquence de 3 Hz s’accompagnent d’une réserve de marche de 50 heures. Les ponts reçoivent colimaçonnage, Côtes de Genève et perlage, tandis que la protection antichoc Incabloc et la seconde à l’arrêt complètent l’ensemble. Le fond transparent permet d’admirer ce mouvement, protégée comme le cadran par un verre saphir traité antireflet.
Masterlink Atelier Edition Rose doré – 32 400 euros
Masterlink Atelier Edition Rhodium – 32 400 euros
Masterlink Atelier Edition Jaune doré – 32 400 euros
Détails techniques :
Boîtier :
Uniquement conçu en interne, conception exclusive de Gerald Charles
Acier inoxydable 316 L, qualité médicale
Finitions polies et satinées
31 composants
Diamètre : 38 mm x 38 mm
Couronne vissée à droite ornée d’une finition Clous de Paris
Mouvement :
Mouvement de manufacture à remontage automatique, ultra-fin, Réf. GCA 1000 avec micro-rotor décalé
Fonctions :
Affichage central des heures et minutes
Finitions :
Ponts finement décorés de colimaçons, Côtes de Genève et de perlage
Épaisseur : 2,67 mm
Composants : 176
Pierres précieuses : 29 rubis
Fréquence : 3 Hz
Protection antichoc Incabloc®, seconde à l’arrêt, rotor unidirectionnel
Réserve de marche : 50 heures
Verre :
Saphir avec traitement antireflet multi-couche interne et externe
Cadran :
Maillechort, martelé à la main
Fond du boîtier:
Ouvert, plat, acier brossé et verre saphir
Bracelet :
Uniquement conçu en interne, conception exclusive de Gerald Charles
Acier inoxydable 316 L, qualité médicale
3 tailles : 157 mm (petit), 205 mm (moyen) et 222 mm (grand)
Micro-lien disponible pour des ajustements plus fins du bracelet
Finitions polies et satinées
Fermoir pliable avec plaque hexagonale, gravée « GC »
Étanchéité : 10 ATM équivalent à 100 mètres
Épaisseur : 7,99 mm
L. LEROY, Vox Temporis : quand le temps de met à chanter
Avec Vox Temporis, la maison horlogère L.Leroy imagine une nouvelle façon de lire l’heure. Un cadran rotatif guilloché, une aiguille unique et, lorsque les minutes se font trop curieuses, une répétition minutes pour les faire entendre. Une création aussi rare que sophistiquée, limitée à seulement quinze exemplaires (toute édition confondue).

Un cadran qui fait tourner les heures
La simplicité est parfois une affaire particulièrement compliquée. La preuve avec Vox Temporis, qui réduit l’affichage du temps à son strict minimum : une seule aiguille et un cadran en rotation. Mais derrière cette simple lecture se cache une mécanique autrement plus sérieuse. L’aiguille reste immobile tandis que le cadran tourne sous elle pour indiquer les heures.

Le spectacle commence avec le cadran lui-même. Aucun index, aucun logo ne vient perturber sa surface. Seule une aiguille en forme de flèche vient pointer les heures, laissant toute la place au guillochage flinqué à motif radial, rehaussé d’un vernis translucide. Ses rayons semblent prendre naissance au niveau du point de pivot excentré et se déploient sur la surface comme une onde lumineuse. À chaque mouvement du poignet, les reflets évoluent et donnent au cadran une profondeur étonnante.

Et soudain, le temps donne de la voix
Mais voilà : connaître l’heure, c’est bien. Connaître les minutes, c’est mieux. Et avec Vox Temporis, il faut les demander. D’un discret geste sur le verrou coulissant intégré dans la carrure, entre 8h30 et 9h30, la montre abandonne alors le silence pour activer l’une des complications les plus poétiques de la haute horlogerie : la répétition minutes.

Le mécanisme restitue acoustiquement les heures, les quarts et les minutes grâce à deux timbres et deux marteaux, chacun finement anglé et poli à la main. Les composants sont visibles côté fond et offrent un véritable ballet mécanique lorsque les marteaux viennent frapper leurs timbres.
Un tourbillon qui joue les seconds rôles
Et comme une seule complication n’aurait manifestement pas suffi, le calibre à remontage manuel associe cette répétition minutes à un tourbillon volant. Entièrement développé et manufacturé à Genève pour L.Leroy, ce calibre de haute volée réunit 321 composants, 29 rubis et un balancier à inertie variable doté d’un spiral plat. Battant à 3 Hz, il dispose d’un unique barillet capable d’offrir 90 heures de réserve de marche.

Le tourbillon volant, composé de 76 éléments, effectue une rotation complète en une minute. Sa particularité ? Il semble suspendu dans le vide, puisqu’il n’est maintenu que par sa partie inférieure, sans pont supérieur. Mais la Maison joue la carte de la retenue : contrairement à de nombreuses montres qui aiment exhiber leur complication, le tourbillon reste caché côté cadran. La marque préfère laisser la vedette au guillochage et à la répétition minutes.

Le boîtier rond de type Officier de 43 mm affiche 14,74 mm d’épaisseur, verre saphir et capot articulé compris. Or rouge, platine ou titane grade 5 : les trois versions cultivent chacune leur caractère, tandis que le fond saphir dévoile les finitions du mouvement, entre grenage, anglages réalisés à la main, arêtes polies miroir et têtes de vis elles aussi polies.
Limitée à 15 exemplaires toutes versions confondues, Vox Temporis porte décidément bien son nom. La Voix du Temps ne cherche pas à multiplier les informations. Elle fait exactement l’inverse : elle retire tout ce qui est superflu pour transformer l’heure en expérience. On la regarde pour connaître l’heure, on l’écoute pour découvrir le reste.
Boîtier en or rouge 18 carats 5N – cadran anthracite – 310 300 euros
Boîtier en platine – cadran bleu – 342 400 euros
Boîtier en titane grade 5 – cadran argenté – 283 550 euros
Détails techniques :
Mouvement :
Calibre propriétaire L601SQR à remontage manuel, doté d’une répétition minutes et d’un tourbillon volant.
Nombre de composants : 321
Diamètre d’encageage : 30 mm
Épaisseur : 8,89 mm (9,91 mm avec la cage de tourbillon)
Nombre de rubis : 29
Fréquence : 21 600 alternances par heure (3 Hz)
Balancier à inertie variable avec spiral plat
Échappement à ancre suisse
Barillet unique
Pont unique rhodié, décoré à grenage et entièrement terminé à la main
Réserve de marche : 90 heures
Répétition minutes à deux timbres actionnée par deux marteaux: marteau des heures et des quarts à droite, marteau des minutes et des quarts à gauche; marteaux visibles côté fond, avec finition polie miroir.
Vis: Têtes de vis polies miroir
Cage de Tourbillon :
Diamètre : 13,60 mm
76 composants
Rotation complète en une minute
Fonctions :
Affichage des heures
Répétition minutes sur deux timbres indiquant acoustiquement les heures, les quarts et les minutes.
Boîtier :
Boîtier rond de type Officier
Disponible en :
Titane grade 5
Or rouge 18 ct 5N
Platine
Diamètre : 43 mm
Épaisseur : 14,74 mm, incluant le verre saphir et le fond à couvercle articulé
Lunette bombée polie
Couronne cannelée ornée du logo gravé poli sur fond microbillé.
Verrou coulissant de la répétition minutes intégré dans la carrure entre 8h30 et 9h30
Verre saphir traité antireflet côté cadran et côté fond
Bague de fond polie, agrémentée de segments microbillés et de gravures en relief polies
Fond à couvercle articulé type Officier personnalisable, avec poussoir d’ouverture positionné à 4 heures
Étanchéité : 3 ATM
Cadran :
Cadran rotatif
Décor guilloché flinqué à motif radial, rehaussé d’un vernis translucide, rayonnant depuis un point de pivot périphérique
Aiguille des heures fixe en forme de flèche
Couleurs de cadrans:
Anthracite, avec aiguille dorée — boîtier en or rouge 18 ct 5N (Réf. LL301/1)
Bleu, avec aiguille finition argent — boîtier en platine (Réf. LL302/1)
Argenté, avec aiguille bleue traitée ALD — boîtier en titane grade 5 (Réf. LL303/1)
Bracelet :
Bracelet en cuir d’alligator disponible en noir, bleu marine foncé ou brun, présentant de grandes écailles sur la face extérieure et de petites écailles sur la doublure, avec surpiqûres ton sur ton.
Boucle déployante ajourée de forme ronde, ornée du double « L » entrelacé emblématique de la Maison, réalisée dans le même matériau que le boîtier.
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