SPECIAL SALON DE GENÈVE - EP 2

Episode 2 : Cartier, Piaget, Vacheron Constantin

Ce deuxième volet de Watches and Wonders 2026 met à l’honneur une horlogerie dans laquelle la forme prend le pouvoir. Boîtiers étirés, coussins, ovales ou asymétriques : autant de géométries qui ne relèvent pas du seul geste esthétique, mais imposent une véritable réflexion sur l’intégration du mouvement. En jouant avec les contraintes de volume, ces montres redessinent la lecture du temps et affirment une approche où design et mécanique avancent de concert. Au programme des grandes manufactures : Cartier, Piaget et Vacheron Constantin.

Par Chloé Redler

CARTIER

Montre Crash Squelette

Dans la collection Cartier Privé, la Cartier Crash Squelette poursuit l’exploration des formes historiques de la Maison. Créée en 1967 à Londres, la Crash se distingue par un boîtier asymétrique qui impose une lecture déstructurée du cadran.

La Montre Crash Squelette de Cartier en platine.

Cette version exclusive en platine intègre un mouvement Manufacture à remontage manuel 1967 MC, conçu pour épouser cette géométrie spécifique. Le calibre, composé de 142 éléments, adopte une architecture squelette où les ponts, façonnés en chiffres romains, participent à l’affichage. Ces derniers sont martelés à la main selon une technique nécessitant environ deux heures de travail. Cette construction, brevetée, associe fonction structurelle et lisibilité.

Cette construction de mouvement, signature de la Maison, a fait l’objet d’un dépôt de brevet.

L’ensemble est logé dans un boîtier de 45,34 mm sur 25,18 mm pour 12,97 mm d’épaisseur. La montre est équipée d’un bracelet en alligator semi-mat bordeaux. Produite en édition limitée à 150 exemplaires numérotés, cette déclinaison met l’accent sur l’intégration du mouvement dans un volume contraint et sur la continuité entre composants mécaniques et éléments visuels. Sublime !

La Montre Crash de Cartier Squelette tout en forme et en rondeur.

117 000 euros

Détails techniques :

Platine
Ponts de squelette en forme de chiffres romains
Bracelet alligator semi-mat bordeaux
Mouvement mécanique Manufacture à remontage manuel 1967 MC
Dimensions : 45,34 mm x 25,18 mm, épaisseur : 12,97 mm
Réserve de marche de 38 heures
Édition limitée numérotée à 150 pièces

Tank Cintrée

La Montre Tank Cintrée de Cartier en or jaune.

Pour le 10e opus de Cartier Privé, la ligne Cartier Privé – La Collection rassemble plusieurs modèles historiques en versions heure-minute. Parmi eux, la Cartier Tank Cintrée se distingue par un boîtier en or jaune aux proportions allongées, 23 mm x 46,3 mm, pour une épaisseur de 6,95 mm. Le cadran opalin à finition dorée intègre des chiffres romains, associés à des aiguilles pomme en acier bleui. La montre embarque un mouvement Manufacture à remontage manuel 1917 MC. Le fond de boîte est gravé d’un motif reprenant la silhouette stylisée du modèle. L’ensemble est complété par un bracelet en alligator semi-mat gris foncé et offre une étanchéité jusqu’à 30 mètres. Cette exécution conserve une lecture heures-minutes et une cohérence de matériaux et de finitions, fidèle aux caractéristiques de cette réinterprétation.

37 000 euros

Détails techniques :

Or jaune
Cadran opalin finition dorée avec index chiffres romains gris
Bracelet alligator semi-mat gris foncé
Mouvement mécanique Manufacture à remontage manuel 1917 MC
Dimensions : 23 mm x 46,3 mm, épaisseur : 6,95 mm
Réserve de marche : environ 38 heures
Étanche jusqu’à 3 bar (environ 30 mètres).

Myst de Cartier

La Myst de Cartier adopte une construction atypique, centrée sur un principe de bracelet intégré sans fermoir. Elle repose sur une architecture articulée composée d’éléments successifs, enfilés à l’image de perles, sur une structure élastique, permettant un ajustement direct au poignet. Cette configuration a nécessité un développement spécifique afin d’assurer à la fois la souplesse et la résistance du bracelet.

La Myst de Cartier en or gris et sertie de diamants taille brillant.

Le boîtier, aux mensurations délicates – 19,7 x 15,4 mm pour 9,9 mm d’épaisseur -, est surmonté d’une glace bombée. Elle abrite un cadran, pavé de 45 diamants taille brillant (0,37 ct) en serti neige et ponctué d’un index triangulaire à midi. L’organisation graphique repose sur une alternance de courbes et de lignes, renforcée par un bracelet associant des sections pavées aux différents motifs. Le sertissage quatre grains, utilisé sur l’ensemble, permet d’intégrer des pierres précieuses de tailles variées afin de créer une pièce étincelante. Dans cette configuration en or gris, la perception des volumes repose uniquement sur les variations de lumière générées par les surfaces serties. Composée de 986 diamants taille brillant totalisant 9,17 carats, cette édition aux allures twistées bat au rythme d’un mouvement à quartz. Notons que le bracelet est disponible en plusieurs tailles.

La Myst se décline également dans une version en or jaune et de laque noire.

186 000 euros

Détails techniques :

Modèle en or gris
Boîtier et bracelet sertis de 986 diamants taille brillant (9,17 ct)
Cadran pavé de 45 diamants taille brillant (0,37 ct) en serti neige
Mouvement quartz
Dimensions : 19,7 x 15,4 mm, épaisseur : 9,9 mm
Étanches jusqu’à 3 bars (environ 30 mètres).
Disponibles en taille 15/16

Modèle en or jaune
Boîtier et bracelet sertis de 634 diamants taille brillant (6,13 ct) et de laque
Cadran pavé de 47 diamants taille brillant (0,35 ct) en serti neige et cerné d’un cadre d’onyx
Mouvement quartz
Dimensions : 19,7 x 15,4 mm, épaisseur : 9,9 mm
Étanches jusqu’à 3 bars (environ 30 mètres).
Disponibles en taille 15/16

Montre Santos-Dumont

La Santos-Dumont est proposée ici dans une version en or jaune dotée d’un bracelet métallique intégré, conçu dans la continuité des premiers bracelets développés par la Maison dans les années 1920.

La Montre Santos-Dumont se distingue par son bracelet en or jaune à quinze rangs composés au total de 394 maillons polis.

Sa construction repose sur un assemblage de 394 maillons, répartis en 15 rangs, chacun usiné et poli. D’une épaisseur de 1,15 mm, ces maillons assurent une souplesse indéniable et permettent au bracelet de s’adapter parfaitement au poignet. Chaque brin est fixé à la boîte et au fermoir, garantissant la cohérence structurelle de l’ensemble. Le boîtier conserve les proportions et les éléments caractéristiques de la collection Santos : vis apparentes, couronne perlée ornée d’un cabochon bleu et cadran à chiffres romains (avec signature secrète). Le cadran argenté satiné soleil renforce la lisibilité par un jeu de reflets maîtrisé. Étanche jusqu’à 30 mètres, la montre est animée par le mouvement mécanique Manufacture à remontage manuel 430 MC. Ce calibre, à remontage manuel, s’inscrit dans une logique de finesse compatible avec le profil affiné du boîtier.

48 500 euros

Détails techniques :

Or jaune
Cadran argenté satiné soleil
Bracelet interchangeable en or jaune
Mouvement mécanique Manufacture à remontage manuel 430 MC
Dimensions : 43,5 x 31,4 mm
Réserve de marche. : environ 38 heures
Épaisseur : 7,3 mm
Étanche à 30 mètres

Roadster

La Roadster de Cartier.

Sous les feux des projecteurs, la Roadster revient sur le devant de la scène en conservant une construction centrée sur une boîte de forme ogivale, dont les proportions ont été revues afin d’améliorer l’ergonomie sans modifier l’architecture d’origine. Le travail porte sur l’intégration de la couronne, désormais inscrite dans la continuité de la lunette et de la carrure. L’ensemble forme un volume continu, renforcé par l’interaction entre la glace, la loupe du quantième et le cadran. La lunette est structurée par quatre rivets, tandis que la loupe de date conserve une forme spécifique, directement intégrée au dessin global. Le cadran reprend les codes existants : motif strié circulaire, chemin de fer et chiffres romains. Les évolutions concernent les procédés de fabrication, avec un effet de relief obtenu par étampage, complété par des index vernis et un chemin de fer décalqué. Sur ces deux versions automatiques en acier et en or jaune, les aiguilles glaive luminescentes sont proposées respectivement en finition bleue ou anthracite.

Le bracelet en métal a également été redessiné. Les maillons, plus courts, améliorent la flexibilité et l’ajustement au poignet. L’alternance de surfaces polies et brossées structure l’ensemble. Le système QuickSwitch™ permet un changement de bracelet sans outil, avec la possibilité d’opter pour un second bracelet en alligator, doté d’une boucle déployante assortie au matériau de la boîte.

Détails techniques :

Moyen modèle en acier – 9 150 euros
Cadran blanc, Super-LumiNova®
Bracelet équipé du système QuickSwitch®
Second bracelet en alligator bleu marine semi-mat avec boucle déployante interchangeable en acier
Mouvement mécanique Manufacture à remontage automatique 1899 MC
Dimensions : 42,5 x 34,9 mm,
Épaisseur : 9,7 mm
Étanchéité : environ 100 mètres

Grand modèle en or jaune – 56 000 euros
Cadran blanc, Super-LumiNova®
Bracelet équipé du système QuickSwitch®
Second bracelet en alligator gris semi-mat avec boucle déployante interchangeable en or jaune
Mouvement mécanique Manufacture à remontage automatique 1847 MC
Dimensions : 47 x 38 mm
Épaisseur : 10,06 mm
Étanchéité : environ 100 mètres

Baignoire de Cartier motif Clous de Paris

La nouvelle Baignoire de Cartier décorée du motif Clous de Paris.

Une montre qui a du piquant à n’en pas douter, et surtout l’un de mes coups de cœur de ce salon. Dans une version jonc, la Baignoire est intégralement travaillée autour du motif Clous de Paris. Ledit motif est appliqué sur toute la surface, du bracelet au cadran, imposant une exécution homogène pour préserver la régularité des volumes. Sa réalisation implique un façonnage spécifique de l’or, permettant de maintenir la netteté des reliefs tout en assurant la cohérence structurelle de la pièce. Les boutons-poussoirs du fermoir, également en or jaune, sont intégrés dans la continuité du jonc, sans rupture visuelle.

Un profil galbé pour épouser le poignet parfaitement.

Le boîtier conserve les codes de la Baignoire : forme ovale, couronne de remontoir ornée d’un saphir et cadran épuré. Ce dernier est gravé du motif Clous de Paris qui modifie ainsi la perception des surfaces en introduisant un relief uniforme sur toute la montre.
Autre « petite » prouesse signée Cartier : la phase de polissage, entièrement réalisée à la main. Elle doit préserver le dessin du dessin géométrique sans en altérer les arêtes, pour en assurer la lisibilité. On craque bien évidemment.

Cartier a choisi le serti inversé avec les diamants culasse inversée pour cette édition précieuse.

22 800 euros

Détails techniques :

Or jaune
Cadran doré
Disponible en taille 15, 16 et 17
Mouvement quartz
Dimensions : 24,6 x 19,3 mm, épaisseur : 7,5 mm
Étanche jusqu’à 3 bars (environ 30 mètres).

LE SITE DE CARTIER

PIAGET

Polo 79

La Piaget Polo 79 poursuit l’évolution d’un modèle lancé en 1979, identifiable par son architecture intégrée et l’usage du godron, motif alternant surfaces polies et satinées. Cet élément structure l’ensemble du boîtier et du bracelet, créant un jeu de relief continu qui caractérise la collection depuis son origine. Après une version tout or et or gris, un modèle bicolore s’invite en début de cette année, cette dernière itération.

La godron signature de Piaget s’immisce sur la Polo 79.

Aujourd’hui, cette nouvelle Polo 79 conserve un format de 38 mm de diamètre pour 7,45 mm d’épaisseur. Le boîtier en or blanc 18 carats associe une finition satinée à des godrons polis, repris sur le bracelet intégré dans le même matériau. Ce qui la distingue surtout est son cadran en sodalite. Cette pierre ornementale apporte un contraste visuel marqué avec l’or blanc et souligne la structure du cadran, lui aussi travaillé avec des godrons polis. Ce choix s’inscrit dans une continuité historique, la maison ayant déjà exploré l’onyx ou le lapis-lazuli sur des versions antérieures.

Visible à travers un fond en saphir, le mouvement automatique Manufacture 1200P1 est équipé d’un micro-rotor en or 22 carats.

Le garde-temps conserve les codes fondamentaux de la collection : construction monobloc, alternance de finitions et intégration du mouvement extra-plat, tout en introduisant une variation de matière au niveau du cadran. Il est animé par le calibre automatique extra-plat de manufacture 1200P, garantissant finesse et intégration dans le profil global de la montre. L’étanchéité est fixée à environ 50 mètres.

104 000 euros

Diamètre : 38 mm
Épaisseur du boîtier : 7,45 mm
Boîtier : or blanc 18 carats, finition satinée et godrons polis
Cadran : or blanc 18 carats, godrons polis et sodalite
Bracelet : or blanc 18 carats, finition satinée et godrons polis
Calibre : mouvement automatique de manufacture 1200P
Étanchéité : 50 mètres

Consulter les détails techniques de la Polo 79.

Polo Date

Étanche jusqu’à 50 mètres, cette référence conserve les lignes de la collection Polo dans un format compact, avec un boîtier coussin en or rose de 36 mm de diamètre pour 8,8 mm d’épaisseur.

Le cadran réalisé en quartz bleu est sublimé par la lunette sertie de diamants.

Auréolée d’une lunette sertie de 60 diamants taille brillant, le cadran en quartz bleu introduit une texture minérale qui contraste avec les éléments en or rose. Les index appliqués, également en or rose, sont sertis de 36 diamants taille brillant (3 diamants pour chaque index) tout en conservant une lecture centrée sur les heures et les minutes, symbolisées par des aiguilles ajourées.
Au dos, le fond en saphir laisse apparaître le calibre de manufacture 500P1. Ce mouvement automatique, oscille à 28 800 alternances par heure (4 Hz) et offre une réserve de marche d’environ 40 heures. Doté d’une masse oscillante gravée, il présente des finitions classiques mais remarquables : Côtes de Genève circulaires, platine perlée, ponts anglés et vis bleuies. Notons que le bracelet en or rose intégré peut être remplacé par un bracelet en alligator bordeaux, livré avec une boucle ardillon en or rose.

Le calibre automatique de manufacture présente de sublimes finitions : Côtes de Genève circulaires, platine perlée, ponts anglés et vis bleuies.

71 000 euros

Consulter les détails techniques de la Polo Date.

Swinging Pebbles

Les trois modèles de la nouvelle collection Swinging Pebbles : œil-de-tigre, verdite et pietersite.

Avec les Swinging Sautoirs, Piaget poursuit une approche initiée à la fin des années 1960, où la montre s’affranchit du poignet pour devenir un objet porté en pendentif. Dès 1969, la Collection du 21e Siècle introduit cette idée en combinant orfèvrerie, pierres ornementales et intégration horlogère dans des formats non conventionnels. Dans les années 1970, sous l’impulsion de Valentin Piaget et en collaboration avec des designers comme Jean-Claude Gueit, ces créations prennent la forme de pièces uniques, centrées sur la matière et le mouvement. Le principe repose sur un cadran en pierre suspendu à une chaîne en or, dont la mobilité fait partie intégrante de l’objet.

Le modèle en or blanc construit autour d’une pierre ornementale : la piertersite.

Cette nouvelle série Swinging Pebbles reprend cette construction en l’adaptant. Chaque pendentif-montre est taillé dans un seul bloc de pierre ornementale — ici la pietersite — évidé pour accueillir un mouvement de manufacture, puis refermé pour former un boîtier poli en forme de galet. Cette construction monobloc met en avant la continuité du matériau et la précision d’usinage. Le boîtier en or blanc est serti de diamants et abrite le calibre à quartz 355P, assurant l’affichage des heures et des minutes. L’ensemble est suspendu à une chaîne torsadée en or blanc de 80 cm, conçue comme un élément structurel autant qu’esthétique. Étanche à 30 mètres, cette déclinaison conserve les principes historiques du Swinging Sautoir : intégration du mouvement dans une pierre ornementale, construction fermée du boîtier et interaction avec le mouvement du corps via la chaîne. On adore !

90 000 euros

Détails techniques:

Or blanc
Largueur du sautoir : 80 cm
Mouvement : quartz
Étanchéité : environ 30 mètres
Matière : or blanc
Cadran et pendentif : pietersite

Andy Warhol

Chez Piaget, la couleur est un langage à part entière. Depuis 1963, la Maison explore le potentiel expressif des pierres ornementales — lapis-lazuli, malachite, œil-de-tigre — transformant le cadran en surface vivante. Un parti pris à contre-courant de son époque, devenu aujourd’hui un marqueur identitaire. L’impulsion décisive vient du calibre ultra-plat 9P : en réduisant l’épaisseur, Piaget libère le design. Le cadran prend le pouvoir. Dans les années 1960-1970, la montre-bijou s’impose comme un objet de style, porté par l’énergie de la Piaget Society.

Cette année, cet héritage s’incarne avec force dans deux déclinaisons de la Piaget Andy Warhol. Même architecture : boîtier coussin de 45 x 43 mm en or rose, décor “Clou de Paris”, profil contenu (8,08 mm d’épaisseur) et calibre automatique manufacture 501P1 (40 heures de réserve de marche environ). Une base commune, pensée comme un écrin. D’un côté, le lapis-lazuli : un bleu dense, veiné naturellement, presque céleste, qui capte la lumière en profondeur. Associé à un bracelet alligator brun, il installe une présence feutrée, élégante, presque contemplative. De l’autre, le bull’s eye (œil de taureau) : une pierre aux reflets rouge-brun vibrante, quasi organique. Associée à un bracelet alligator bleu, elle crée un contraste plus saisissant.

Depuis les années 1960, Piaget explore le potentiel expressif des pierres ornementales.

À l’intérieur, le 501P1 assure la rigueur horlogère — finitions soignées, architecture maîtrisée — sans jamais voler la vedette au cadran. Car ici, tout se joue dans la matière et dans la couleur.
Verdict : deux montres, deux tempéraments, une seule signature — celle d’une Maison qui continue de faire de la couleur un territoire d’expression.

Modèle en or rose et cadran Bull’s Eye61 500 euros

Modèle en or rose et cadran en lapis-lazuli67 500 euros

LE SITE DES MONTRES PIAGET

VACHERON CONSTANTIN

Overseas Automatique Ultra-Plate

Après sept années de développement, la manufacture horlogère introduit le calibre 2550, un mouvement automatique ultra-plat de 2,4 mm d’épaisseur pour 30,6 mm de diamètre, affichant 80 heures de réserve de marche. Cette architecture repose sur trois éléments principaux : un micro-rotor bidirectionnel, un double barillet suspendu et un train de rouage compact disposé sur un seul niveau.

La nouvelle montre Overseas automatique ultra-plate arbore un boîtier, un
bracelet et un fermoir en platine 950, une première dans la collection.

Le micro-rotor, intégré à la platine afin de limiter l’épaisseur, est réalisé en platine 950. Avec un diamètre de 15,5 mm, sa densité permet d’optimiser l’efficacité du remontage automatique sans recourir à une masse oscillante centrale plus volumineuse. Le système de double barillet suspendu adopte une configuration superposée inédite. Les deux barillets, montés en série et en position inversée, pivotent sur un axe unique fixé au pont. Cette disposition permet de supprimer un couvercle ainsi que le rochet, tout en maintenant un couple stable.

L’énergie est transmise du barillet supérieur vers l’inférieur, assurant une régularité de marche sur l’ensemble des 80 heures d’autonomie. Le train de rouage, repensé pour s’intégrer dans cet espace contraint, se compose de cinq roues organisées sur un seul plan, dont deux montées sur roulements à billes. Cette construction vise à améliorer le rendement énergétique tout en renforçant la robustesse de l’ensemble. Le balancier oscille à 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure.

Un ensemble innovant comprenant un micro-rotor, un double barillet suspendu et un train de rouage compact à un seul niveau.

Visible à travers un fond en saphir, ce mouvement remarquable fait battre le cœur de la nouvelle Overseas automatique ultra-plate proposée dans un boîtier en platine 950 de 39,5 mm de diamètre pour 7,35 mm d’épaisseur. L’alliage utilisé, enrichi de cuivre et de gallium, bénéficie d’un traitement thermique augmentant sa résistance mécanique, annoncée comme 2,7 fois supérieure à celle d’un platine 950 standard. Offrant une étanchéité allant jusqu’à 50 mètres, la montre abrite un cadran laqué saumon à la finition satinée soleil, ponctué d’une minuterie périphérique. Les aiguilles et les index sont traités au Super-LumiNova® bleu.

Bracelets supplémentaires : en caoutchouc beige et en alligator beige foncé avec finition « nubuck »

Le modèle conserve les caractéristiques de la collection Overseas, avec un bracelet intégré en platine et un système d’interchangeabilité sans outil, complété par des bracelets supplémentaires en caoutchouc et en alligator. Le garde-temps est certifié Poinçon de Genève et disponible en édition limitée à 255 exemplaires numérotés seulement.

118 000 euros

Consulter les détails techniques de la Overseas Automatique Ultra-Plate.

Historiques American 1921

Montre iconique, la nouvelle American 1921 en or rose a créé l’engouement chez les journalistes au Watches and Wonders 2026.

Vacheron Constantin décline son modèle Historiques American 1921 à travers deux nouvelles références conservant les codes du modèle d’origine : boîtier coussin, cadran orienté à 45 degrés et affichage décentré. Introduite à la fin des années 1910, cette configuration répondait à un usage fonctionnel, notamment pour permettre une lecture rapide de l’heure sans modifier la position du poignet.

La nouvelle Historiques American 1921 est disponible en 36,5 mm ou 40 mm de diamètre.

Les deux versions adoptent un boîtier en or rose, proposé en 36,5 mm pour 7,41 mm d’épaisseur et en 40 mm pour 8,06 mm. Le cadran argenté grainé est associé à une minuterie et à des chiffres arabes bleuis, ainsi qu’à des aiguilles en or bleuies de type œil de perdrix. Le compteur de petite seconde, positionné perpendiculairement à 3 heures, conserve une lecture distincte de celle des heures et minutes, restées inclinées selon l’axe à 45 degrés.

Lorsque le modèle originel rencontre la pièce d’aujourd’hui…

Le duo est entraîné par le calibre 4400 AS, un mouvement manufacture à remontage manuel de 2,8 mm d’épaisseur. Il oscille à 4 Hz (28 800 alternances/heure) et offre une réserve de marche d’environ 65 heures. Composé de 127 éléments et doté de 21 rubis, il affiche heures, minutes et petite seconde. Le mouvement est monté en rotation dans le boîtier afin d’aligner les indications avec l’architecture diagonale du cadran. Les finitions incluent des Côtes de Genève sur les ponts et le coq de balancier, visibles à travers le fond saphir. Étanches jusqu’à 30 mètres, les garde-temps, servis sur un bracelet en cuir de veau bleu foncé patiné, sont certifiés Poinçon de Genève, gage de précision.

Les superbes finitions sont visibles à travers un fond en saphir transparent.

Modèle en 36,5 mm de diamètre36 800 euros

Modèle en 40 mm de diamètre44 600 euros

LE SITE DE VACHERON CONSTANTIN

LES MONTRES ÉVOQUÉES LORS
DU MICRO-TROTTOIR DE :

ARTHUR FRYDMAN ET EDSON PANNIER, JOURNALISTES LE POINT ET ETIENNE MEDDANE PASQUIER CRÉATEUR DU MÉDIA PATINE(S) ET CRÉATEUR DE CONTENUS.

De gauche à droite :
Arthur Frydman, Frank Sans C et Edson Pannier
Bvlgari Octo Finissimo en 37 mm en titane poli-satiné (18 500 euros) ou en or jaune (50 700 euros).
Zenith G.F.J. Calibre 135 – 82 700 euros
Oris Artelier Complication – 2 300 euros
Tudor Monarch – 5 400 euros
Piaget Altiplano Ultimate Concept Tourbillon – Prix sur demande
Etienne Meddane Pasquier et Frank Sans C
L’échiquier – Pièce unique déjà vendue

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