Vladimir

80253-000R-9593

Marque  : Vacheron Constantin
Collection  : Cabinotiers
Modèle  : Vladimir
Référence  : 80253-000R-9593
Nbre de pièces : Unique
Complément : Or Rose - Bracelet Alligator
Année : 2011
N'est plus commercialisé

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Vladimir

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  • Marque  : Vacheron Constantin
    Collection  : Cabinotiers
    Modèle  : Vladimir
    Référence  : 80253-000R-9593
    Nbre de pièces : Unique
    Complément : Or Rose - Bracelet Alligator
    Année : 2011
    N'est plus commercialisé
    Prix du neuf : Sur demande
    Diamètre : 47 mm
    Styles : Atypique
    Haute Horlogerie
    Types : Mécanique à remontage manuel
    Calibre : Vacheron Constantin 2750
    Calibre distinction : Poinçon de Genève
    Complication : Second Fuseau Horaire (GMT)
    Age de la Lune
    Répétition Minutes
    Petite Seconde
    Tourbillon
    Équation du Temps
    Calendrier Perpétuel (QP)
    Phases de Lune
    Sonnerie
    Lever et Coucher du Soleil
    Carte du Ciel
    Matière du boîtier : Or rose
    Particularité du boitier : Fond gravé
    Forme : Ronde
    Etanchéité : NON
    Cadran : Or blanc
    Guilloché main
    Affichage : Aiguilles
    Index : Chiffres arabes
    Or rose
    Verre : Traitement anti-reflet
    Bombé
    Saphir
    Matière du bracelet : Alligator
    Couleur du bracelet : Brun
    Fermeture du bracelet : Boucle ardillon
    + Plus de caractéristiques : Mouvement
    Diamètre : 36 mm
    Epaisseur : 11.25 mm
    38 rubis
    18 000 alternances par heure
    Réserve de marche : 58 heures

    Boîtier
    Or rose 18K 5N
    Gravure main des 12 signes du zodiaque sur les flancs

    Cadran
    Or blanc 18K 5N
    Minuterie peinte en blanc
    8 index en or rose 18K 5N

    Bracelet
    Grandes écailes carrées
    Cousu main
    Finition sellier
    Boucle en or rose 18K 5N
    Demi-croix de Malte polie

DESCRIPTION

  • Atelier Cabinotiers

    Faire revivre l’esprit horloger de la cité de Genève du XVIIIe siècle.
    Un atelier dédié depuis 2006 à la Haute Horlogerie sur mesure.
    L’alliance du savoir-faire horloger et des Métiers d’Art.
    Deux modèles uniques dévoilés pour la première fois.
    Philosophia* : le garde-temps paradoxal.
    Vladimir* : la complication ultime.

    Créé en 2006, l’Atelier Cabinotiers de Vacheron Constantin fait revivre l’esprit si particulier de la Genève du XVIIIe siècle. A cette époque, les prestigieux clients venaient directement  passer commande auprès des cabinotiers, ces artisans horlogers qui ont fait la réputation de la cité genevoise. Les têtes couronnées comme le roi Fouad d’Egypte ou son fils le roi Farouk étaient également de grands collectionneurs de pièces uniques créées par la Manufacture. Aujourd’hui, pour la première fois, Vacheron Constantin lève le voile sur deux garde-temps commandés à son Atelier Cabinotiers, un service unique et inédit de montres de Haute Horlogerie sur mesure.

    Le secret et la confidentialité entourent la plupart des commandes spéciales de montres sur mesure chez Vacheron Constantin. Incarnation des rêves les plus fous parfois, expression d’un désir ardent dans tous les cas, elles se racontent plus qu’elles ne se montrent. Ces pièces de collection exceptionnelles prennent naissance à Genève au sein de l’Atelier Cabinotiers. Unique dans l’industrie horlogère, ce département sur mesure offre au client - plus qu’un produit fini - un service très exclusif, basé sur l’écoute et le savoir-faire de la Manufacture de Haute Horlogerie fondée en 1755. Ce faisant, cette dernière renoue avec l’esprit des cabinotiers, artisans genevois hautement spécialisés qui ont fait dès le XIe siècle la renommée de la cité genevoise, d’abord dans la joaillerie, puis dans l’horlogerie. Et cette année, pour la première fois, Vacheron Constantin lève le voile sur deux pièces uniques, estampillées du Poinçon de Genève et issues de son Atelier Cabinotiers.

    Une tradition Vacheron Constantin
    C’est cet esprit si particulier, basé sur l’échange et la création, que Vacheron Constantin a voulu ressusciter. Face aux demandes spécifiques de plus en plus nombreuses de grands collectionneurs, la Maison ouvre en 2006 son Atelier Cabinotiers.

    Ici, pas de collections, de produits ni de catalogues, mais une oreille attentive. Tout commence par une histoire : celle, secrète et intime, du commanditaire. L’un, passionné d’histoire, souhaite la reproduction d’un tableau de maître en émail grand feu sur le cadran ; l’autre, amoureux poétique, désire une grande sonnerie qui ne s’animerait qu’une fois l’an, à l’anniversaire de l’être aimé ; un troisième enfin, amateur de grandes complications, rêve d’un chef-d’œuvre mécanique encore jamais tenté.

    Toutes les demandes, de la plus simple à la plus audacieuse, sont étudiées minutieusement par un comité éthique mis en place spécialement pour le département Atelier Cabinotiers, mais pour être acceptées elles doivent répondre à l’esprit de Vacheron Constantin.

    Un tel niveau de service, qui conjugue excellence et dévouement, Vacheron Constantin est la seule Manufacture à l’offrir. L’Atelier Cabinotiers, c’est avant tout la réunion de grands professionnels de l’horlogerie. Chaque nouveau projet nécessitant un développement technique reçoit l’appui d’une équipe composée d’un ingénieur, d’un mécanicien et d’un horloger. Ensemble, ils vont s’évertuer à traduire en termes techniques les rêves les plus fous. Les designers et le département Recherches & Développement de Vacheron Constantin sont mis à contribution selon les besoins. Puis des équipes dédiées, chargées du développement et du suivi du projet, prennent le relais. Un interlocuteur privilégié fait en permanence le lien entre elles et l’acquéreur.

    Service supplémentaire créé spécialement pour le client, un site internet permet, grâce à un mot de passe, d’entrer dans l’univers de l’Atelier Cabinotiers, dans l’intimité de sa montre et de suivre chaque tape de production de son garde-temps à l’aide entre autres de photos et de vidéos. Il peut ainsi à tout moment savoir où en est sa création

    Mais la plus grande richesse de l’Atelier Cabinotiers est peut-être les extraordinaires compétences artistiques que l’on y trouve. Les guillocheurs et émailleurs de Vacheron Constantin figurent parmi les derniers à maîtriser encore leur art ancestral ; d’autres, graveurs ou sertisseurs, perpétuent avec fierté des traditions séculaires, alliant talent naturel et savoir-faire. Des mains de ces artistes naissent des garde-temps uniques au monde, apogée de la Haute Horlogerie, qui trouveront leur place, comme toutes les créations de la Manufacture et ce depuis 1755, dans le patrimoine et les archives de la Manufacture.

    Vladimir* : complications ultimes et Métiers d’Art

    La seconde commande spéciale a été baptisée Vladimir* par son propriétaire. D’origine slave, ce prénom dérive de l'ancien terme Volodimir, qui signifie littéralement « domination de la paix » ou « la paix sur tous ». Cette montre de tous les superlatifs n’est autre que l’un des garde-temps les plus compliqués du monde. Son propriétaire l’a voulue ainsi, l’Atelier Cabinotiers de Vacheron Constantin s’est donné les moyens de répondre à cet objectif des plus ambitieux. En se lançant dans cette extraordinaire aventure, et en acceptant de relever ce défi mécanique hors du commun, Vacheron Constantin savait pouvoir compter sur un savoir-faire hors norme issu de plus de 250 années d’activités ininterrompues. La Manufacture genevoise en avait notamment fait la démonstration lors de la célébration de son quart de millénaire en 2005 en concevant et en produisant dans ses propres ateliers la montre-bracelet la plus compliquée du monde à l’époque, la fameuse Tour de l’Ile. Or le modèle Vladimir* qui vient de sortir des Ateliers Cabinotiers est encore plus complexe que le légendaire modèle de 2005. Le mouvement mécanique à remontage manuel de cette montre unique qu’est la Vladimir*, anime pas moins de 17 complications. Ce mouvement d’exception estampillé du prestigieux Poinçon de Genève compte quelque 891 composants, tous terminés ou décorés à la main chez Vacheron Constantin. Un exploit tant technique qu’esthétique qui a nécessité 4 ans de développement à l’Atelier Cabinotiers et à ses horlogers de haut vol.

    La seule observation du cadran principal de la Vladimir*, guilloché main dans l’Atelier Cabinotiers, permet de mesurer la complexité de ce chef-d’œuvre horloger et  d’identifier une gerbe impressionnante de complications. A commencer par, souverain, tout en finesse, le mécanisme de tourbillon 60 secondes qui s’impose à 6h alors qu'à son côté, à 3h, apparaît la phase de la lune sur un ciel bleu, portant une lune de précision en or, souriante ou grave selon le cycle, gravée main par les artisans de l’Atelier Cabinotiers. A sa droite, un compteur de plus modeste dimension à la petite aiguille bleuie indique le couple de la sonnerie, soit l’état d’armage du mécanisme de répétition minutes. Outre les aiguilles des heures et des minutes – réalisées en pièces uniques pour cette montre - qui parcourent une minuterie légèrement excentrée, le cadran principal, côté recto, propose encore un second fuseau horaire avec indication jour/nuit à 11h. L’indication de la réserve de marche prend place dans un secteur placé à 9h, rehaussée de l’affichage d’un semainier sur 52 semaines. A ce stade, sept complications sont déjà aisément identifiables sur un cadran équilibré – dont l’ensemble des motifs et des matières ont été choisis par l’acquéreur - et offrant une lecture des informations, d’une esthétique parfaitement maîtrisée. Autre témoignage de la personnalisation qui accompagne tout le processus créatif, le motif du guilloché du cadran a également été choisi par le collectionneur acquéreur de ce garde-temps d’exception. 

    Le verso n’a rien à envier au recto, avec une richesse d’informations agréablement disposées, passionnantes, subtiles et surprenantes. Sur la partie supérieure, les cadrans du calendrier perpétuel, disposés en triangle, affichent de gauche à droite les jours de la semaine, les mois et la date. Un petit guichet à 1h signale le cycle des années bissextiles. Au centre du cadran, une aiguille bleuie balaie un petit secteur dévolu à l’équation du temps, cette différence mouvante observable entre le temps réel et celui des horloges découpé par commodité en tranches égales.  Deux autres informations astronomiques sont transmises par des aiguilles parcourant deux secteurs à 4h et à 8h : les heures du lever et du coucher du soleil. L’énumération des fonctions s’achève en apothéose avec une carte céleste de précision : l’hémisphère nord, tel qu’on a rarement l’occasion de le voir.

    Cette mécanique hors norme estampillée du Poinçon de Genève a trouvé un écrin à sa mesure. Car le boîtier de la Vladimir* est en soi une œuvre d’art. Il cristallise ainsi le fabuleux savoir-faire et doigté des artisans d’art de l’Atelier Cabinotiers. Sur les flancs de cette imposante pièce unique de 47 mm de diamètre apparaissent les signes du zodiaque chinois traités en bas-reliefs. Un souhait exprimé par le propriétaire tant pour les motifs que pour le procédé - rarissime en horlogerie - utilisé dans le cas présent, à savoir la technique du bas-relief. Avant d’entrer dans le vif du sujet et de la matière, les designers ont présenté moult esquisses à l’acquéreur. Il fut ensuite décidé de faire figurer les signes du zodiac chinois de part et d’autre sur les flancs du boîtier, lui-même taillé dans de l’or rose 18 carats. Au final, les douze figurines, du dragon au serpent en passant par le lapin et le coq, ressortent légèrement de la masse d’or rose 18 carats. Un travail titanesque pour le graveur – plus de 6 mois pour les seules douze figurines - qui a d’abord nécessité la réalisation d’un boitier très particulier aux flancs très épais, desquels a été retiré, d’abord grossièrement puis très finement, le surplus de matière. Comme pour tout autre garde-temps sortant des ateliers de Vacheron Constantin, le boîtier a ensuite été poli très subtilement, un travail rendu d’autant plus délicat en la circonstance qu’il ne devait en aucun cas annihiler le fabuleux ouvrage du graveur sur les bas-reliefs. Pour être en mesure de répondre au défi qui lui était posé et pour réaliser ce garde-temps unique à la complexité extrême, l’Atelier Cabinotiers a mobilisé plus de 20 experts et artisans. Un effort titanesque pour une montre prête à entrer dans la légende de l’horlogerie d’exception.

    * Vladimir est le nom donné par le propriétaire

    L’éternel esprit des cabinotiers

    L’art des cabinotiers
    Les premiers artisans à porter loin la réputation de Genève, dès le XIe siècle, sont ses orfèvres. La finesse de leur production est alors très recherchée par les dignitaires des cours européennes. Attirés par ce lieu d’excellence, graveurs et émailleurs ne tardent pas, à leur tour, à former des corporations puissantes. Dans leur sillage, horlogers et diamantaires, mais aussi ciseleurs ou chaînistes, investissent le quartier le plus ancien de la ville, Saint-Gervais, sur la rive droite du Rhône. Dès 1650, les horlogers sont plus nombreux que les orfèvres et l’horlogerie devient la principale industrie de la cité genevoise.

    Mais enserré par les remparts, le quartier de Saint-Gervais n’offre alors que d’étroites et sombres ruelles. Pour bénéficier aussi longtemps que possible de la meilleure lumière zénithale, les artisans préfèrent ainsi installer leurs ateliers au dernier étage des immeubles. Souvent exigus, parfois situés directement sous les toits, éclairés par de nombreuses petites fenêtres, ces ateliers se forgent une solide réputation par la qualité de leur travail. Ils prennent rapidement le nom de cabinets, et leurs occupants celui de cabinotiers. Bien formés, ces derniers ne se considèrent pas comme de simples ouvriers, mais constituent une sorte d’aristocratie ouvrière, plus proche des artistes, instruits et cultivés. L’art des cabinotiers de Saint-Gervais va ainsi marquer la vie quotidienne, économique et sociale de la ville des siècles durant.

    Le Jet d’eau de Genève, œuvre indirecte de La Fabrique

    Du maître horloger réalisant seul sa montre de bout en bout, l’horlogerie genevoise va effectuer sa mue. Et elle s’organise peu à peu autour de différents corps de cabinotiers : monteurs de boîte, guillocheurs, ciseleurs, emboîteurs, doreurs, émailleurs, et bien sûr horlogers. Les formations et l’accès aux « maîtrises » sont fortement réglementés, garantissant la haute qualité de la production horlogère comme joaillière. A Saint-Gervais, l’activité y est si intense que le quartier est renommé La Fabrique. On y croise commerçants et artisans, mais aussi les riches clients venant passer commandes directement sous les toits. Vers 1800, elle fait vivre quelque 5000 cabinotiers – la ville compte alors 26’000 habitants.

    Détail étonnant de l’Histoire, le Jet d’eau de Genève doit son existence notamment aux cabinotiers. Pour alimenter La Fabrique – ainsi que les artisans de la cité – en énergie, les autorités font construire en 1886 une usine hydraulique sur le Rhône, à proximité de Saint-Gervais. Le réseau haute pression permet ainsi à l’industrie locale de s’équiper en petits moteurs à pistons, moins volumineux et gourmands que les machines à vapeurs. Mais chaque soir, à l’heure où les artisans cessent leur activité et coupent leurs moteurs, les machinistes de l’usine hydraulique doivent se précipiter pour arrêter les pompes afin d’éviter une surpression fatale. C’est alors que l’on eut l’idée d’installer une vanne de sécurité permettant de laisser s’échapper vers le ciel l’eau en surpression. Le premier Jet d’eau, d’une hauteur de 30 mètres, venait de naître.
  • Atelier Cabinotiers

    Faire revivre l’esprit horloger de la cité de Genève du XVIIIe siècle.
    Un atelier dédié depuis 2006 à la Haute Horlogerie sur mesure.
    L’alliance du savoir-faire horloger et des Métiers d’Art.
    Deux modèles uniques dévoilés pour la première fois.
    Philosophia* : le garde-temps paradoxal.
    Vladimir* : la complication ultime.

    Créé en 2006, l’Atelier Cabinotiers de Vacheron Constantin fait revivre l’esprit si particulier de la Genève du XVIIIe siècle. A cette époque, les prestigieux clients venaient directement  passer commande auprès des cabinotiers, ces artisans horlogers qui ont fait la réputation de la cité genevoise. Les têtes couronnées comme le roi Fouad d’Egypte ou son fils le roi Farouk étaient également de grands collectionneurs de pièces uniques créées par la Manufacture. Aujourd’hui, pour la première fois, Vacheron Constantin lève le voile sur deux garde-temps commandés à son Atelier Cabinotiers, un service unique et inédit de montres de Haute Horlogerie sur mesure.

    Le secret et la confidentialité entourent la plupart des commandes spéciales de montres sur mesure chez Vacheron Constantin. Incarnation des rêves les plus fous parfois, expression d’un désir ardent dans tous les cas, elles se racontent plus qu’elles ne se montrent. Ces pièces de collection exceptionnelles prennent naissance à Genève au sein de l’Atelier Cabinotiers. Unique dans l’industrie horlogère, ce département sur mesure offre au client - plus qu’un produit fini - un service très exclusif, basé sur l’écoute et le savoir-faire de la Manufacture de Haute Horlogerie fondée en 1755. Ce faisant, cette dernière renoue avec l’esprit des cabinotiers, artisans genevois hautement spécialisés qui ont fait dès le XIe siècle la renommée de la cité genevoise, d’abord dans la joaillerie, puis dans l’horlogerie. Et cette année, pour la première fois, Vacheron Constantin lève le voile sur deux pièces uniques, estampillées du Poinçon de Genève et issues de son Atelier Cabinotiers.

    Une tradition Vacheron Constantin
    C’est cet esprit si particulier, basé sur l’échange et la création, que Vacheron Constantin a voulu ressusciter. Face aux demandes spécifiques de plus en plus nombreuses de grands collectionneurs, la Maison ouvre en 2006 son Atelier Cabinotiers.

    Ici, pas de collections, de produits ni de catalogues, mais une oreille attentive. Tout commence par une histoire : celle, secrète et intime, du commanditaire. L’un, passionné d’histoire, souhaite la reproduction d’un tableau de maître en émail grand feu sur le cadran ; l’autre, amoureux poétique, désire une grande sonnerie qui ne s’animerait qu’une fois l’an, à l’anniversaire de l’être aimé ; un troisième enfin, amateur de grandes complications, rêve d’un chef-d’œuvre mécanique encore jamais tenté.

    Toutes les demandes, de la plus simple à la plus audacieuse, sont étudiées minutieusement par un comité éthique mis en place spécialement pour le département Atelier Cabinotiers, mais pour être acceptées elles doivent répondre à l’esprit de Vacheron Constantin.

    Un tel niveau de service, qui conjugue excellence et dévouement, Vacheron Constantin est la seule Manufacture à l’offrir. L’Atelier Cabinotiers, c’est avant tout la réunion de grands professionnels de l’horlogerie. Chaque nouveau projet nécessitant un développement technique reçoit l’appui d’une équipe composée d’un ingénieur, d’un mécanicien et d’un horloger. Ensemble, ils vont s’évertuer à traduire en termes techniques les rêves les plus fous. Les designers et le département Recherches & Développement de Vacheron Constantin sont mis à contribution selon les besoins. Puis des équipes dédiées, chargées du développement et du suivi du projet, prennent le relais. Un interlocuteur privilégié fait en permanence le lien entre elles et l’acquéreur.

    Service supplémentaire créé spécialement pour le client, un site internet permet, grâce à un mot de passe, d’entrer dans l’univers de l’Atelier Cabinotiers, dans l’intimité de sa montre et de suivre chaque tape de production de son garde-temps à l’aide entre autres de photos et de vidéos. Il peut ainsi à tout moment savoir où en est sa création

    Mais la plus grande richesse de l’Atelier Cabinotiers est peut-être les extraordinaires compétences artistiques que l’on y trouve. Les guillocheurs et émailleurs de Vacheron Constantin figurent parmi les derniers à maîtriser encore leur art ancestral ; d’autres, graveurs ou sertisseurs, perpétuent avec fierté des traditions séculaires, alliant talent naturel et savoir-faire. Des mains de ces artistes naissent des garde-temps uniques au monde, apogée de la Haute Horlogerie, qui trouveront leur place, comme toutes les créations de la Manufacture et ce depuis 1755, dans le patrimoine et les archives de la Manufacture.

    Vladimir* : complications ultimes et Métiers d’Art

    La seconde commande spéciale a été baptisée Vladimir* par son propriétaire. D’origine slave, ce prénom dérive de l'ancien terme Volodimir, qui signifie littéralement « domination de la paix » ou « la paix sur tous ». Cette montre de tous les superlatifs n’est autre que l’un des garde-temps les plus compliqués du monde. Son propriétaire l’a voulue ainsi, l’Atelier Cabinotiers de Vacheron Constantin s’est donné les moyens de répondre à cet objectif des plus ambitieux. En se lançant dans cette extraordinaire aventure, et en acceptant de relever ce défi mécanique hors du commun, Vacheron Constantin savait pouvoir compter sur un savoir-faire hors norme issu de plus de 250 années d’activités ininterrompues. La Manufacture genevoise en avait notamment fait la démonstration lors de la célébration de son quart de millénaire en 2005 en concevant et en produisant dans ses propres ateliers la montre-bracelet la plus compliquée du monde à l’époque, la fameuse Tour de l’Ile. Or le modèle Vladimir* qui vient de sortir des Ateliers Cabinotiers est encore plus complexe que le légendaire modèle de 2005. Le mouvement mécanique à remontage manuel de cette montre unique qu’est la Vladimir*, anime pas moins de 17 complications. Ce mouvement d’exception estampillé du prestigieux Poinçon de Genève compte quelque 891 composants, tous terminés ou décorés à la main chez Vacheron Constantin. Un exploit tant technique qu’esthétique qui a nécessité 4 ans de développement à l’Atelier Cabinotiers et à ses horlogers de haut vol.

    La seule observation du cadran principal de la Vladimir*, guilloché main dans l’Atelier Cabinotiers, permet de mesurer la complexité de ce chef-d’œuvre horloger et  d’identifier une gerbe impressionnante de complications. A commencer par, souverain, tout en finesse, le mécanisme de tourbillon 60 secondes qui s’impose à 6h alors qu'à son côté, à 3h, apparaît la phase de la lune sur un ciel bleu, portant une lune de précision en or, souriante ou grave selon le cycle, gravée main par les artisans de l’Atelier Cabinotiers. A sa droite, un compteur de plus modeste dimension à la petite aiguille bleuie indique le couple de la sonnerie, soit l’état d’armage du mécanisme de répétition minutes. Outre les aiguilles des heures et des minutes – réalisées en pièces uniques pour cette montre - qui parcourent une minuterie légèrement excentrée, le cadran principal, côté recto, propose encore un second fuseau horaire avec indication jour/nuit à 11h. L’indication de la réserve de marche prend place dans un secteur placé à 9h, rehaussée de l’affichage d’un semainier sur 52 semaines. A ce stade, sept complications sont déjà aisément identifiables sur un cadran équilibré – dont l’ensemble des motifs et des matières ont été choisis par l’acquéreur - et offrant une lecture des informations, d’une esthétique parfaitement maîtrisée. Autre témoignage de la personnalisation qui accompagne tout le processus créatif, le motif du guilloché du cadran a également été choisi par le collectionneur acquéreur de ce garde-temps d’exception. 

    Le verso n’a rien à envier au recto, avec une richesse d’informations agréablement disposées, passionnantes, subtiles et surprenantes. Sur la partie supérieure, les cadrans du calendrier perpétuel, disposés en triangle, affichent de gauche à droite les jours de la semaine, les mois et la date. Un petit guichet à 1h signale le cycle des années bissextiles. Au centre du cadran, une aiguille bleuie balaie un petit secteur dévolu à l’équation du temps, cette différence mouvante observable entre le temps réel et celui des horloges découpé par commodité en tranches égales.  Deux autres informations astronomiques sont transmises par des aiguilles parcourant deux secteurs à 4h et à 8h : les heures du lever et du coucher du soleil. L’énumération des fonctions s’achève en apothéose avec une carte céleste de précision : l’hémisphère nord, tel qu’on a rarement l’occasion de le voir.

    Cette mécanique hors norme estampillée du Poinçon de Genève a trouvé un écrin à sa mesure. Car le boîtier de la Vladimir* est en soi une œuvre d’art. Il cristallise ainsi le fabuleux savoir-faire et doigté des artisans d’art de l’Atelier Cabinotiers. Sur les flancs de cette imposante pièce unique de 47 mm de diamètre apparaissent les signes du zodiaque chinois traités en bas-reliefs. Un souhait exprimé par le propriétaire tant pour les motifs que pour le procédé - rarissime en horlogerie - utilisé dans le cas présent, à savoir la technique du bas-relief. Avant d’entrer dans le vif du sujet et de la matière, les designers ont présenté moult esquisses à l’acquéreur. Il fut ensuite décidé de faire figurer les signes du zodiac chinois de part et d’autre sur les flancs du boîtier, lui-même taillé dans de l’or rose 18 carats. Au final, les douze figurines, du dragon au serpent en passant par le lapin et le coq, ressortent légèrement de la masse d’or rose 18 carats. Un travail titanesque pour le graveur – plus de 6 mois pour les seules douze figurines - qui a d’abord nécessité la réalisation d’un boitier très particulier aux flancs très épais, desquels a été retiré, d’abord grossièrement puis très finement, le surplus de matière. Comme pour tout autre garde-temps sortant des ateliers de Vacheron Constantin, le boîtier a ensuite été poli très subtilement, un travail rendu d’autant plus délicat en la circonstance qu’il ne devait en aucun cas annihiler le fabuleux ouvrage du graveur sur les bas-reliefs. Pour être en mesure de répondre au défi qui lui était posé et pour réaliser ce garde-temps unique à la complexité extrême, l’Atelier Cabinotiers a mobilisé plus de 20 experts et artisans. Un effort titanesque pour une montre prête à entrer dans la légende de l’horlogerie d’exception.

    * Vladimir est le nom donné par le propriétaire

    L’éternel esprit des cabinotiers

    L’art des cabinotiers
    Les premiers artisans à porter loin la réputation de Genève, dès le XIe siècle, sont ses orfèvres. La finesse de leur production est alors très recherchée par les dignitaires des cours européennes. Attirés par ce lieu d’excellence, graveurs et émailleurs ne tardent pas, à leur tour, à former des corporations puissantes. Dans leur sillage, horlogers et diamantaires, mais aussi ciseleurs ou chaînistes, investissent le quartier le plus ancien de la ville, Saint-Gervais, sur la rive droite du Rhône. Dès 1650, les horlogers sont plus nombreux que les orfèvres et l’horlogerie devient la principale industrie de la cité genevoise.

    Mais enserré par les remparts, le quartier de Saint-Gervais n’offre alors que d’étroites et sombres ruelles. Pour bénéficier aussi longtemps que possible de la meilleure lumière zénithale, les artisans préfèrent ainsi installer leurs ateliers au dernier étage des immeubles. Souvent exigus, parfois situés directement sous les toits, éclairés par de nombreuses petites fenêtres, ces ateliers se forgent une solide réputation par la qualité de leur travail. Ils prennent rapidement le nom de cabinets, et leurs occupants celui de cabinotiers. Bien formés, ces derniers ne se considèrent pas comme de simples ouvriers, mais constituent une sorte d’aristocratie ouvrière, plus proche des artistes, instruits et cultivés. L’art des cabinotiers de Saint-Gervais va ainsi marquer la vie quotidienne, économique et sociale de la ville des siècles durant.

    Le Jet d’eau de Genève, œuvre indirecte de La Fabrique

    Du maître horloger réalisant seul sa montre de bout en bout, l’horlogerie genevoise va effectuer sa mue. Et elle s’organise peu à peu autour de différents corps de cabinotiers : monteurs de boîte, guillocheurs, ciseleurs, emboîteurs, doreurs, émailleurs, et bien sûr horlogers. Les formations et l’accès aux « maîtrises » sont fortement réglementés, garantissant la haute qualité de la production horlogère comme joaillière. A Saint-Gervais, l’activité y est si intense que le quartier est renommé La Fabrique. On y croise commerçants et artisans, mais aussi les riches clients venant passer commandes directement sous les toits. Vers 1800, elle fait vivre quelque 5000 cabinotiers – la ville compte alors 26’000 habitants.

    Détail étonnant de l’Histoire, le Jet d’eau de Genève doit son existence notamment aux cabinotiers. Pour alimenter La Fabrique – ainsi que les artisans de la cité – en énergie, les autorités font construire en 1886 une usine hydraulique sur le Rhône, à proximité de Saint-Gervais. Le réseau haute pression permet ainsi à l’industrie locale de s’équiper en petits moteurs à pistons, moins volumineux et gourmands que les machines à vapeurs. Mais chaque soir, à l’heure où les artisans cessent leur activité et coupent leurs moteurs, les machinistes de l’usine hydraulique doivent se précipiter pour arrêter les pompes afin d’éviter une surpression fatale. C’est alors que l’on eut l’idée d’installer une vanne de sécurité permettant de laisser s’échapper vers le ciel l’eau en surpression. Le premier Jet d’eau, d’une hauteur de 30 mètres, venait de naître.
  • Marque  : Vacheron Constantin
    Collection  : Cabinotiers
    Modèle  : Vladimir
    Référence  : 80253-000R-9593
    Nbre de pièces : Unique
    Complément : Or Rose - Bracelet Alligator
    Année : 2011
    N'est plus commercialisé
    Prix du neuf : Sur demande
    Diamètre : 47 mm
    Styles : Atypique
    Haute Horlogerie
    Types : Mécanique à remontage manuel
    Calibre : Vacheron Constantin 2750
    Calibre distinction : Poinçon de Genève
    Complication : Second Fuseau Horaire (GMT)
    Age de la Lune
    Répétition Minutes
    Petite Seconde
    Tourbillon
    Équation du Temps
    Calendrier Perpétuel (QP)
    Phases de Lune
    Sonnerie
    Lever et Coucher du Soleil
    Carte du Ciel
    Matière du boîtier : Or rose
    Particularité du boitier : Fond gravé
    Forme : Ronde
    Etanchéité : NON
    Cadran : Or blanc
    Guilloché main
    Affichage : Aiguilles
    Index : Chiffres arabes
    Or rose
    Verre : Traitement anti-reflet
    Bombé
    Saphir
    Matière du bracelet : Alligator
    Couleur du bracelet : Brun
    Fermeture du bracelet : Boucle ardillon
    Plus de caractéristiques : Mouvement
    Diamètre : 36 mm
    Epaisseur : 11.25 mm
    38 rubis
    18 000 alternances par heure
    Réserve de marche : 58 heures

    Boîtier
    Or rose 18K 5N
    Gravure main des 12 signes du zodiaque sur les flancs

    Cadran
    Or blanc 18K 5N
    Minuterie peinte en blanc
    8 index en or rose 18K 5N

    Bracelet
    Grandes écailes carrées
    Cousu main
    Finition sellier
    Boucle en or rose 18K 5N
    Demi-croix de Malte polie