Oris Star Edition

733 7813 4151-07 5 17 02

Marque  : Oris
Collection  : Heritage
Modèle  : Oris Star Edition
Référence  : 733 7813 4151-07 5 17 02
Complément : Acier Inoxydable - Cadran Argenté - Bracelet Cuir
En vente depuis : Mai 2026

1 800 €Prix neuf constaté FranceÀ la sortie de la montre

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Oris Star Edition

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  • Marque  : Oris
    Collection  : Heritage
    Modèle  : Oris Star Edition
    Référence  : 733 7813 4151-07 5 17 02
    Complément : Acier Inoxydable - Cadran Argenté - Bracelet Cuir
    En vente depuis : Mai 2026
    Prix du neuf : 1 800 €
    Diamètre : 35 mm
    Styles : Vintage
    Types : Mécanique à remontage automatique
    Calibre : 733
    Complication : Aiguille des heures; minutes et secondes
    Guichet de date
    Passage de date instantanée
    Réglage fin et stop seconde
    Matière du boîtier : Acier inoxydable
    Particularité du boitier : Fond de boîte Fond vissé en acier inoxydable avec gravure du blason Oris
    Système de réglage Couronne vissée en acier inoxydable
    Forme : Ronde
    Etanchéité : 50 mètres
    Couleur du cadran : Argenté
    Affichage : index appliqués
    Luminescence Aiguilles et index couvertes de superluminova
    Verre : Plexiglas
    Matière du bracelet : Cuir
    Couleur du bracelet : Noir
    Fermeture du bracelet : Boucle ardillon
    + Plus de caractéristiques :
    Mouvement
    Numéro Oris Calibre 733
    Remontage Automatique
    Réserve de marche 41 heures

    Boitier
    Acier inoxydable
    Corne à corne 41,50 mm

    Cadran
    Argenté

    Bracelet / Boucles
    Cuir noir avec boucle ardillon

    Disponibilité Mai

DESCRIPTION

  • LE RETOUR D’UNE STAR

    En 1965, Oris a profondément marqué l’histoire de l’horlogerie suisse. Une année plus tard, la Maison présentait sa première montre équipée d’un échappement à ancre. Soixante ans après ces jalons fondateurs, l’Oris Star Edition célèbre cet héritage exceptionnel

    UN HÉROS DE SON TEMPS

    Au milieu du XXe siècle, Oris s’engage dans un combat décisif pour faire abroger le Statut horloger suisse. Sous l’impulsion du Dr Rolf Portmann, cette bataille deviendra une victoire historique

    Dans les années 1960, bien avant la crise du quartz, l’industrie horlogère suisse traverse une période charnière. Depuis plus de trois décennies, elle est régie par le Statut horloger, une législation instaurée dans les années 1930 afin de contrer les pratiques anticoncurrentielles apparues durant la Grande Dépression.

    Cependant, cette réglementation entraîne des conséquences inattendues : elle freine l’innovation des manufactures suisses. Oris, à l’instar   d’autres   acteurs indépendants, se voit contrainte de produire des mouvements à échappement à chevilles, moins précis. Ce cadre restrictif est maintenu par un lobby soucieux de préserver l’équilibre concurrentiel en place.

    En 1956, Oris confie à un jeune avocat, le Dr Portmann, la mission de renverser cette législation. Pendant près d’une décennie, il s’oppose au « cartel horloger suisse ». En 1965, il parvient à faire abolir le Statut horloger, libérant ainsi Oris de ses contraintes. Pour la Maison, c’est une véritable renaissance : indépendance et liberté d’innovation retrouvées.

    Dès l’année suivante, Oris présente l’Oris Star, première montre de la marque équipée d’un mouvement à échappement à ancre développé en interne. En 1982, le Dr Portmann, aux côtés de Ulrich W. Herzog, conduit un rachat de l’entreprise par son management, consolidant son indépendance. Aujourd’hui agé de 90 ans, il demeure Président d’honneur d’Oris.

    Oris, tout comme l’horlogerie suisse, doit énormément au Dr Portmann. Comme le souligne l’historien Gisbert L. Brunner : « sans la détermination infatigable du Dr Portmann, le Statut horloger serait resté en vigueur ».

    En 2026, Oris célèbre le 60e anniversaire de cet épisode fondateur avec l’Oris Star Edition — un hommage à la vision et à la contribution unique du Dr Portmann, ainsi qu’à l’héritage         durable       de l’horlogerie mécanique suisse.

    UN HERITAGE DU PASSÉ

    La nouvelle Oris Star Edition fait renaître avec fidélité l’une des montres les plus emblématiques de l’histoire d’Oris. À l’image du modèle original, elle incarne une élégance moderne, à la fois affirmée et intemporelle

    L’Oris Star de 1966 marque un tournant décisif pour la Maison. Elle inaugure une nouvelle ère mécanique tout en reflétant l’évolution des goûts et l’émergence d’un luxe plus accessible.

    Dans le contexte d’émancipation stylistique du milieu des années 1960, l’élégance ne se limite plus aux montres rondes en or. Ces codes classiques, empreints de tradition, laissent place à une esthétique plus libre. Avec sa silhouette tonneau résolument moderniste, l’Oris Star incarne cette transition vers une nouvelle forme d’élégance. Son design, inspiré de l’ère spatiale, traduit également l’esprit pionnier de son époque.

    Plus qu’une montre issue d’une manufacture historique, elle devient le  manifeste  d’une  vision contemporaine, alliant innovation technique et audace stylistique.

    Aujourd’hui, cette histoire se prolonge à travers la nouvelle Oris Star Edition, dévoilée lors du Watches and Wonders Geneva 2026. Fidèle à l’originale, elle en reprend les codes esthétiques : un boîtier de 35,00 mm à la forme tonneau, aux cornes parfaitement intégrées ; un cadran argenté épuré, ponctué d’index bâtons et d’aiguilles aux extrémités carrées ; les mentions « Star », « Automatic » et « 26 Jewels » ; un guichet de date asymétrique à 3 heures ; et, en touche finale, un verre plexiglas au charme vintage.

    Animée par le Calibre Oris 733, un mouvement automatique Swiss Made offrant 41 heures de réserve de marche, la pièce se distingue également par un fond de boîte gravé du blason Oris des années 1960, évocateur et chargé d’histoire. Produite en série non limitée, elle sera disponible à partir du mois de mai.

    À la fois sobre et fonctionnelle, élégante et sophistiquée, l’Oris Star Edition rend hommage à l’un des récits les plus marquants de l’horlogerie suisse.

    NOTRE STAR MODERNE : SYMBOLE D’UNE NOUVELLE ÉLÉGANCE

    UNE HISTOIRE D’ÉTERNITÉ

    L’historien et auteur Gisbert L. Brunner, à qui l’on doit notamment l’ouvrage The Watch Book Oris, met en lumière le rôle déterminant joué par Oris dans l’abrogation du Statut horloger suisse

    Gisbert, un grand merci de nous accorder cet entretien. Commençons avec un rapide retour sur l’origine de votre passion pour les montres.

    Cette passion m’est venue en 1964 à l’âge de 17 ans. À l’époque, j’étais fasciné par les chronographes. J’ai utilisé l’argent qu’on m’avait offert à Noël pour acheter une première montre Heuer Carrera. C’est ainsi que tout a commencé. L’année suivante, j’ai acquis une Jaeger-LeCoultre Memovox avec fonction alarme. À partir de là, ma passion pour les garde-temps mécaniques n’a cessé de grandir.

    Quand avez-vous découvert Oris ? C’était en 1977, si je me souviens bien. Lors d’un marché aux puces à Münchner Freiheit, j’ai découvert deux chronomètres Oris, à la fois rares et singuliers, équipés de mouvements à remontage manuel. J’ai été surpris et fasciné de constater qu’Oris avait réussi les exigeants tests de chronométrie avec des calibres à échappement à chevilles relativement simples. Même si ce type de mouvement ne m’attirait pas particulièrement à l’époque, j’ai décidé d’acquérir ces deux montres. Après une révision complète, elles se sont révélées parfaitement fiables.

    Vous avez récemment consacré un ouvrage à Oris. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette maison au cours de vos recherches ?

    Je m’intéresse à l’histoire de l’horlogerie suisse depuis de nombreuses années. Mes recherches sur les différentes périodes, les réussites comme les moments plus difficiles, ainsi que sur les parcours de marques et de personnalités engagées, combinées à ma collection de montres mécaniques, m’ont conduit à publier plusieurs ouvrages depuis 1983.

    Oris a toujours occupé une place particulière pour moi. La marque s’est distinguée par des réalisations solides dans le domaine des échappements à ancre et comptait parmi les fabricants suisses les plus importants en volume. Elle se caractérise aussi par une vraie capacité de résilience, traversant les crises sans jamais perdre son cap.

    Cela s’est notamment vérifié dans les années 1980, lorsque le Dr Rolf Portmann et Ulrich W. Herzog ont repris Oris, alors fragilisée par la crise du quartz, dans le cadre d’un rachat de l’entreprise par les cadres, amorçant une relance remarquable. Le slogan « It’s High Mech » ainsi que le rotor rouge ont d’ailleurs été déterminants dans mon choix d’acquérir ma première Oris moderne.

    L’un des moments clés de l’histoire d’Oris fut l’abrogation du Statut horloger suisse en 1965.

    Mais qu’était exactement ce statut ? Je vais essayer d’être bref ! Le krach boursier de New York et la crise économique mondiale qui a suivi ont eu un impact très négatif sur l’industrie horlogère suisse. La concurrence était alors extrêmement vive, poussant les fabricants à se battre avec des méthodes parfois très sévères, incluant une concurrence déloyale et un dumping massif des prix.

    Pour y remédier, une loi visant à protéger et réguler le marché horloger est entrée en vigueur le 15 mars 1934. Elle imposait des exigences strictes en matière de licences pour l’exportation de pièces horlogères, ainsi que pour la création, l’expansion ou la restructuration des entreprises, et visait à limiter l’exportation des mouvements suisses sous forme de modèles.

    Oris n’avait pourtant commis aucune erreur, mais la marque fut particulièrement affectée par ces règles. Pour pouvoir proposer des montres à la fois fiables et abordables, Oris s’était dès ses débuts spécialisée dans l’échappement à chevilles mentionné précédemment. Cette décision stratégique, prise tôt, ne pouvait pas être remise en cause pendant des décennies, en raison des restrictions légales et de la pression d’un puissant lobby de fabricants de mouvements suisses à échappement à ancre classique. C’est ainsi que la concurrence jugée « indésirable » était écartée. Pendant plus de trente ans, Oris fut donc contraint de produire exclusivement des montres équipées d’échappements à chevilles.

    Et quelles en furent les conséquences pour Oris ?

    Dans les années 1950, les mouvements à échappement à chevilles ne séduisaient plus les amateurs de montres les plus exigeants, d’autant plus que certains fabricants n’hésitaient pas à vanter dans leurs publicités la supériorité de leurs échappements classiques, reléguant cette technologie simple mais extrêmement fiable au rang d’“inférieure”. Pour Oris, le Statut rendait l’ascension vers les rangs supérieurs de l’horlogerie pratiquement impossible.

    Combien de temps a-t-il fallu pour abroger la loi et quels obstacles Oris a-t-il dû surmonter ?

    Cela a semblé incroyablement long. Le maintien du Statut horloger, jugé contraignant, était justifié par la protection de l’emploi : la liberté économique illimitée était mise en balance avec un système réglementé garantissant des conditions de travail acceptables. Pourtant, les objectifs socio-politiques jouaient un rôle secondaire. L’essentiel était de contrôler la production et les exportations de l’industrie horlogère suisse. L’exportation de montres finies, de mouvements complets et de boîtiers ne nécessitait pas de licence, tandis que les mouvements bruts, modèles, composants ainsi que les outils et machines spéciales restaient soumis à autorisation. Oris continuait donc de subir ces contraintes.

    POUR ORIS, LE STATUT HORLOGER RENDAIT L’ASCENSION VERS LES RANGS SUPÉRIEURS DE L’HORLOGERIE PRATIQUEMENT IMPOSSIBLE

    Dans le sens des aiguilles d’une montre : Ulrich W. Herzog (à gauche) et le Dr Rolf Portmann lors du rachat par le management en 1982, qui rendit Oris à l’indépendance. Un technicien au travail dans l’usine Oris de Hölstein.

    Un heros de son temps Le Dr Rolf Portmann rejoint Oris en 1956. Ce juriste de formation, par son rôle déterminant dans l’abrogation du Statut horloger suisse, a changé à jamais le cours de l’horlogerie.

    SANS LE DOCTEUR PORTMANN, LE MALHEUREUX STATUT HORLOGER SERAIT RESTÉ EN VIGUEUR

    En 1956, Oscar Herzog, alors directeur général d’Oris, sans lien de parenté avec Ulrich W. Herzog, engagea le Dr Rolf Portmann. La mission principale de ce juriste était de faire pression pour l’abolition du Statut horloger. Et Dr Portmann fit un travail minutieux. La première levée partielle des restrictions fut perceptible en 1961, avec le lancement par Oris du premier calibre à ancre en pierre, désigné 482 Super. L’objectif final, l’abrogation complète du Statut, fut atteint en 1966.

    Quelle a été l’influence de Dr Portmann dans l’abrogation du Statut ?

    Je dirais sans hésiter que sans l’insistance et le combat infatigables du Dr Portmann, le malheureux Statut horloger serait resté en vigueur bien plus longtemps. Il ne faut pas oublier qu’en 1969 débutait la révolution du quartz dans les montres-bracelets, déclenchant une crise sans précédent dans l’industrie horlogère. Sans l’action déterminante de Dr Portmann, le Statut aurait probablement perduré.

    Quel a été l’impact sur Oris ?

    Tout d’abord, la crise du quartz frappa Oris de plein fouet. En 1971, la famille fondatrice vendit la manufacture à la General Watch Company, filiale de l’ASUAG, pour 30 millions de francs suisses. Oris devint ainsi une société sœur de marques établies telles que Certina, Eterna, Longines, Mido et Rado. Dans son rôle de directeur général, le Dr Portmann développa Oris pour en faire une marque suisse leader sur les montres à quartz des segments bas et moyen. La production annuelle atteignait alors 1,2 million de montres-bracelets et de réveils.

    Cependant, cela ne suffisait pas à arrêter le cours du temps. La concurrence intense conduisit à ce qu’à l’automne 1982, Oris Watch Co. AG se battait pour sa survie. Mais, à compter du 1er avril 1982, le Dr Rolf Portmann et Ulrich W. Herzog, alors directeur marketing, avaient déjà sécurisé les droits de la marque Oris ainsi que l’organisation commerciale. Détachée de l’ASUAG, qui, comme on le sait, fusionnera plus tard avec le SIHH pour former la SMH, la société put alors adopter un nouveau concept d’entreprise, adapté aux évolutions du marché, et projeter Oris vers l’avenir.

    Quelle a été l’importance de l’abrogation du Statut dans la formation de l’industrie horlogère suisse telle que nous la connaissons aujourd’hui ?

    Rien de mieux n’aurait pu arriver pour l’industrie horlogère suisse et internationale. Le marché, en pleine mutation, attendait avec impatience la nouvelle Oris et son concept : proposer des montres-bracelets de haute qualité, précises et accessibles. Un autre pilier essentiel reste l’indépendance de la marque, à une époque où les grandes corporations prenaient de plus en plus d’importance. Le courage entrepreneurial et la volonté de prendre des risques ont permis de créer un acteur dont l’absence se ferait assurément sentir.

    L’année suivant l’abrogation du Statut, Oris lança l’Oris Star. Qu’est-ce qui rendait cette montre si particulière et quel est son héritage ?

    À mon avis, il s’agissait de véritables nouvelles étoiles dans le firmament horloger, après la fin du Statut grâce à l’action du Dr Portmann. Aujourd’hui, il s’agit de pièces de collection qui attirent toujours davantage de passionnés d’Oris à travers le monde.

    Que ressentez-vous en découvrant la nouvelle Oris Star Edition ?

    Une perfection rétro. La nouvelle Star rappelle un chapitre révolutionnaire de l’histoire d’Oris. Elle fait renaître un design emblématique et évoque, à sa manière, une époque fascinante. Les amateurs de montres sensibles aux valeurs horlogères et à la tradition se réjouiront. Une pièce marquante de l’histoire horlogère, proposée à un prix attractif. Que demander de plus ?

     

  • LE RETOUR D’UNE STAR

    En 1965, Oris a profondément marqué l’histoire de l’horlogerie suisse. Une année plus tard, la Maison présentait sa première montre équipée d’un échappement à ancre. Soixante ans après ces jalons fondateurs, l’Oris Star Edition célèbre cet héritage exceptionnel

    UN HÉROS DE SON TEMPS

    Au milieu du XXe siècle, Oris s’engage dans un combat décisif pour faire abroger le Statut horloger suisse. Sous l’impulsion du Dr Rolf Portmann, cette bataille deviendra une victoire historique

    Dans les années 1960, bien avant la crise du quartz, l’industrie horlogère suisse traverse une période charnière. Depuis plus de trois décennies, elle est régie par le Statut horloger, une législation instaurée dans les années 1930 afin de contrer les pratiques anticoncurrentielles apparues durant la Grande Dépression.

    Cependant, cette réglementation entraîne des conséquences inattendues : elle freine l’innovation des manufactures suisses. Oris, à l’instar   d’autres   acteurs indépendants, se voit contrainte de produire des mouvements à échappement à chevilles, moins précis. Ce cadre restrictif est maintenu par un lobby soucieux de préserver l’équilibre concurrentiel en place.

    En 1956, Oris confie à un jeune avocat, le Dr Portmann, la mission de renverser cette législation. Pendant près d’une décennie, il s’oppose au « cartel horloger suisse ». En 1965, il parvient à faire abolir le Statut horloger, libérant ainsi Oris de ses contraintes. Pour la Maison, c’est une véritable renaissance : indépendance et liberté d’innovation retrouvées.

    Dès l’année suivante, Oris présente l’Oris Star, première montre de la marque équipée d’un mouvement à échappement à ancre développé en interne. En 1982, le Dr Portmann, aux côtés de Ulrich W. Herzog, conduit un rachat de l’entreprise par son management, consolidant son indépendance. Aujourd’hui agé de 90 ans, il demeure Président d’honneur d’Oris.

    Oris, tout comme l’horlogerie suisse, doit énormément au Dr Portmann. Comme le souligne l’historien Gisbert L. Brunner : « sans la détermination infatigable du Dr Portmann, le Statut horloger serait resté en vigueur ».

    En 2026, Oris célèbre le 60e anniversaire de cet épisode fondateur avec l’Oris Star Edition — un hommage à la vision et à la contribution unique du Dr Portmann, ainsi qu’à l’héritage         durable       de l’horlogerie mécanique suisse.

    UN HERITAGE DU PASSÉ

    La nouvelle Oris Star Edition fait renaître avec fidélité l’une des montres les plus emblématiques de l’histoire d’Oris. À l’image du modèle original, elle incarne une élégance moderne, à la fois affirmée et intemporelle

    L’Oris Star de 1966 marque un tournant décisif pour la Maison. Elle inaugure une nouvelle ère mécanique tout en reflétant l’évolution des goûts et l’émergence d’un luxe plus accessible.

    Dans le contexte d’émancipation stylistique du milieu des années 1960, l’élégance ne se limite plus aux montres rondes en or. Ces codes classiques, empreints de tradition, laissent place à une esthétique plus libre. Avec sa silhouette tonneau résolument moderniste, l’Oris Star incarne cette transition vers une nouvelle forme d’élégance. Son design, inspiré de l’ère spatiale, traduit également l’esprit pionnier de son époque.

    Plus qu’une montre issue d’une manufacture historique, elle devient le  manifeste  d’une  vision contemporaine, alliant innovation technique et audace stylistique.

    Aujourd’hui, cette histoire se prolonge à travers la nouvelle Oris Star Edition, dévoilée lors du Watches and Wonders Geneva 2026. Fidèle à l’originale, elle en reprend les codes esthétiques : un boîtier de 35,00 mm à la forme tonneau, aux cornes parfaitement intégrées ; un cadran argenté épuré, ponctué d’index bâtons et d’aiguilles aux extrémités carrées ; les mentions « Star », « Automatic » et « 26 Jewels » ; un guichet de date asymétrique à 3 heures ; et, en touche finale, un verre plexiglas au charme vintage.

    Animée par le Calibre Oris 733, un mouvement automatique Swiss Made offrant 41 heures de réserve de marche, la pièce se distingue également par un fond de boîte gravé du blason Oris des années 1960, évocateur et chargé d’histoire. Produite en série non limitée, elle sera disponible à partir du mois de mai.

    À la fois sobre et fonctionnelle, élégante et sophistiquée, l’Oris Star Edition rend hommage à l’un des récits les plus marquants de l’horlogerie suisse.

    NOTRE STAR MODERNE : SYMBOLE D’UNE NOUVELLE ÉLÉGANCE

    UNE HISTOIRE D’ÉTERNITÉ

    L’historien et auteur Gisbert L. Brunner, à qui l’on doit notamment l’ouvrage The Watch Book Oris, met en lumière le rôle déterminant joué par Oris dans l’abrogation du Statut horloger suisse

    Gisbert, un grand merci de nous accorder cet entretien. Commençons avec un rapide retour sur l’origine de votre passion pour les montres.

    Cette passion m’est venue en 1964 à l’âge de 17 ans. À l’époque, j’étais fasciné par les chronographes. J’ai utilisé l’argent qu’on m’avait offert à Noël pour acheter une première montre Heuer Carrera. C’est ainsi que tout a commencé. L’année suivante, j’ai acquis une Jaeger-LeCoultre Memovox avec fonction alarme. À partir de là, ma passion pour les garde-temps mécaniques n’a cessé de grandir.

    Quand avez-vous découvert Oris ? C’était en 1977, si je me souviens bien. Lors d’un marché aux puces à Münchner Freiheit, j’ai découvert deux chronomètres Oris, à la fois rares et singuliers, équipés de mouvements à remontage manuel. J’ai été surpris et fasciné de constater qu’Oris avait réussi les exigeants tests de chronométrie avec des calibres à échappement à chevilles relativement simples. Même si ce type de mouvement ne m’attirait pas particulièrement à l’époque, j’ai décidé d’acquérir ces deux montres. Après une révision complète, elles se sont révélées parfaitement fiables.

    Vous avez récemment consacré un ouvrage à Oris. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette maison au cours de vos recherches ?

    Je m’intéresse à l’histoire de l’horlogerie suisse depuis de nombreuses années. Mes recherches sur les différentes périodes, les réussites comme les moments plus difficiles, ainsi que sur les parcours de marques et de personnalités engagées, combinées à ma collection de montres mécaniques, m’ont conduit à publier plusieurs ouvrages depuis 1983.

    Oris a toujours occupé une place particulière pour moi. La marque s’est distinguée par des réalisations solides dans le domaine des échappements à ancre et comptait parmi les fabricants suisses les plus importants en volume. Elle se caractérise aussi par une vraie capacité de résilience, traversant les crises sans jamais perdre son cap.

    Cela s’est notamment vérifié dans les années 1980, lorsque le Dr Rolf Portmann et Ulrich W. Herzog ont repris Oris, alors fragilisée par la crise du quartz, dans le cadre d’un rachat de l’entreprise par les cadres, amorçant une relance remarquable. Le slogan « It’s High Mech » ainsi que le rotor rouge ont d’ailleurs été déterminants dans mon choix d’acquérir ma première Oris moderne.

    L’un des moments clés de l’histoire d’Oris fut l’abrogation du Statut horloger suisse en 1965.

    Mais qu’était exactement ce statut ? Je vais essayer d’être bref ! Le krach boursier de New York et la crise économique mondiale qui a suivi ont eu un impact très négatif sur l’industrie horlogère suisse. La concurrence était alors extrêmement vive, poussant les fabricants à se battre avec des méthodes parfois très sévères, incluant une concurrence déloyale et un dumping massif des prix.

    Pour y remédier, une loi visant à protéger et réguler le marché horloger est entrée en vigueur le 15 mars 1934. Elle imposait des exigences strictes en matière de licences pour l’exportation de pièces horlogères, ainsi que pour la création, l’expansion ou la restructuration des entreprises, et visait à limiter l’exportation des mouvements suisses sous forme de modèles.

    Oris n’avait pourtant commis aucune erreur, mais la marque fut particulièrement affectée par ces règles. Pour pouvoir proposer des montres à la fois fiables et abordables, Oris s’était dès ses débuts spécialisée dans l’échappement à chevilles mentionné précédemment. Cette décision stratégique, prise tôt, ne pouvait pas être remise en cause pendant des décennies, en raison des restrictions légales et de la pression d’un puissant lobby de fabricants de mouvements suisses à échappement à ancre classique. C’est ainsi que la concurrence jugée « indésirable » était écartée. Pendant plus de trente ans, Oris fut donc contraint de produire exclusivement des montres équipées d’échappements à chevilles.

    Et quelles en furent les conséquences pour Oris ?

    Dans les années 1950, les mouvements à échappement à chevilles ne séduisaient plus les amateurs de montres les plus exigeants, d’autant plus que certains fabricants n’hésitaient pas à vanter dans leurs publicités la supériorité de leurs échappements classiques, reléguant cette technologie simple mais extrêmement fiable au rang d’“inférieure”. Pour Oris, le Statut rendait l’ascension vers les rangs supérieurs de l’horlogerie pratiquement impossible.

    Combien de temps a-t-il fallu pour abroger la loi et quels obstacles Oris a-t-il dû surmonter ?

    Cela a semblé incroyablement long. Le maintien du Statut horloger, jugé contraignant, était justifié par la protection de l’emploi : la liberté économique illimitée était mise en balance avec un système réglementé garantissant des conditions de travail acceptables. Pourtant, les objectifs socio-politiques jouaient un rôle secondaire. L’essentiel était de contrôler la production et les exportations de l’industrie horlogère suisse. L’exportation de montres finies, de mouvements complets et de boîtiers ne nécessitait pas de licence, tandis que les mouvements bruts, modèles, composants ainsi que les outils et machines spéciales restaient soumis à autorisation. Oris continuait donc de subir ces contraintes.

    POUR ORIS, LE STATUT HORLOGER RENDAIT L’ASCENSION VERS LES RANGS SUPÉRIEURS DE L’HORLOGERIE PRATIQUEMENT IMPOSSIBLE

    Dans le sens des aiguilles d’une montre : Ulrich W. Herzog (à gauche) et le Dr Rolf Portmann lors du rachat par le management en 1982, qui rendit Oris à l’indépendance. Un technicien au travail dans l’usine Oris de Hölstein.

    Un heros de son temps Le Dr Rolf Portmann rejoint Oris en 1956. Ce juriste de formation, par son rôle déterminant dans l’abrogation du Statut horloger suisse, a changé à jamais le cours de l’horlogerie.

    SANS LE DOCTEUR PORTMANN, LE MALHEUREUX STATUT HORLOGER SERAIT RESTÉ EN VIGUEUR

    En 1956, Oscar Herzog, alors directeur général d’Oris, sans lien de parenté avec Ulrich W. Herzog, engagea le Dr Rolf Portmann. La mission principale de ce juriste était de faire pression pour l’abolition du Statut horloger. Et Dr Portmann fit un travail minutieux. La première levée partielle des restrictions fut perceptible en 1961, avec le lancement par Oris du premier calibre à ancre en pierre, désigné 482 Super. L’objectif final, l’abrogation complète du Statut, fut atteint en 1966.

    Quelle a été l’influence de Dr Portmann dans l’abrogation du Statut ?

    Je dirais sans hésiter que sans l’insistance et le combat infatigables du Dr Portmann, le malheureux Statut horloger serait resté en vigueur bien plus longtemps. Il ne faut pas oublier qu’en 1969 débutait la révolution du quartz dans les montres-bracelets, déclenchant une crise sans précédent dans l’industrie horlogère. Sans l’action déterminante de Dr Portmann, le Statut aurait probablement perduré.

    Quel a été l’impact sur Oris ?

    Tout d’abord, la crise du quartz frappa Oris de plein fouet. En 1971, la famille fondatrice vendit la manufacture à la General Watch Company, filiale de l’ASUAG, pour 30 millions de francs suisses. Oris devint ainsi une société sœur de marques établies telles que Certina, Eterna, Longines, Mido et Rado. Dans son rôle de directeur général, le Dr Portmann développa Oris pour en faire une marque suisse leader sur les montres à quartz des segments bas et moyen. La production annuelle atteignait alors 1,2 million de montres-bracelets et de réveils.

    Cependant, cela ne suffisait pas à arrêter le cours du temps. La concurrence intense conduisit à ce qu’à l’automne 1982, Oris Watch Co. AG se battait pour sa survie. Mais, à compter du 1er avril 1982, le Dr Rolf Portmann et Ulrich W. Herzog, alors directeur marketing, avaient déjà sécurisé les droits de la marque Oris ainsi que l’organisation commerciale. Détachée de l’ASUAG, qui, comme on le sait, fusionnera plus tard avec le SIHH pour former la SMH, la société put alors adopter un nouveau concept d’entreprise, adapté aux évolutions du marché, et projeter Oris vers l’avenir.

    Quelle a été l’importance de l’abrogation du Statut dans la formation de l’industrie horlogère suisse telle que nous la connaissons aujourd’hui ?

    Rien de mieux n’aurait pu arriver pour l’industrie horlogère suisse et internationale. Le marché, en pleine mutation, attendait avec impatience la nouvelle Oris et son concept : proposer des montres-bracelets de haute qualité, précises et accessibles. Un autre pilier essentiel reste l’indépendance de la marque, à une époque où les grandes corporations prenaient de plus en plus d’importance. Le courage entrepreneurial et la volonté de prendre des risques ont permis de créer un acteur dont l’absence se ferait assurément sentir.

    L’année suivant l’abrogation du Statut, Oris lança l’Oris Star. Qu’est-ce qui rendait cette montre si particulière et quel est son héritage ?

    À mon avis, il s’agissait de véritables nouvelles étoiles dans le firmament horloger, après la fin du Statut grâce à l’action du Dr Portmann. Aujourd’hui, il s’agit de pièces de collection qui attirent toujours davantage de passionnés d’Oris à travers le monde.

    Que ressentez-vous en découvrant la nouvelle Oris Star Edition ?

    Une perfection rétro. La nouvelle Star rappelle un chapitre révolutionnaire de l’histoire d’Oris. Elle fait renaître un design emblématique et évoque, à sa manière, une époque fascinante. Les amateurs de montres sensibles aux valeurs horlogères et à la tradition se réjouiront. Une pièce marquante de l’histoire horlogère, proposée à un prix attractif. Que demander de plus ?

     

  • Marque  : Oris
    Collection  : Heritage
    Modèle  : Oris Star Edition
    Référence  : 733 7813 4151-07 5 17 02
    Complément : Acier Inoxydable - Cadran Argenté - Bracelet Cuir
    En vente depuis : Mai 2026
    Prix du neuf : 1 800 €
    Diamètre : 35 mm
    Styles : Vintage
    Types : Mécanique à remontage automatique
    Calibre : 733
    Complication : Aiguille des heures; minutes et secondes
    Guichet de date
    Passage de date instantanée
    Réglage fin et stop seconde
    Matière du boîtier : Acier inoxydable
    Particularité du boitier : Fond de boîte Fond vissé en acier inoxydable avec gravure du blason Oris
    Système de réglage Couronne vissée en acier inoxydable
    Forme : Ronde
    Etanchéité : 50 mètres
    Couleur du cadran : Argenté
    Affichage : index appliqués
    Luminescence Aiguilles et index couvertes de superluminova
    Verre : Plexiglas
    Matière du bracelet : Cuir
    Couleur du bracelet : Noir
    Fermeture du bracelet : Boucle ardillon
    Plus de caractéristiques :
    Mouvement
    Numéro Oris Calibre 733
    Remontage Automatique
    Réserve de marche 41 heures

    Boitier
    Acier inoxydable
    Corne à corne 41,50 mm

    Cadran
    Argenté

    Bracelet / Boucles
    Cuir noir avec boucle ardillon

    Disponibilité Mai