Ladybird Lady B

0064 1142 B24

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Ladybird Lady B

Marque  : Blancpain
Collection  : Ladybird
Modèle  : Ladybird Lady B
Référence  : 0064 1142 B24
Complément : Acier Inoxydable Poli - Cadran Opalin - Bracelet Cuir de Veau
En vente depuis : 2026

11 210 €Prix neuf constaté FranceÀ la sortie de la montre

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Ladybird Lady B

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  • Marque  : Blancpain
    Collection  : Ladybird
    Modèle  : Ladybird Lady B
    Référence  : 0064 1142 B24
    Complément : Acier Inoxydable Poli - Cadran Opalin - Bracelet Cuir de Veau
    En vente depuis : 2026
    Prix du neuf : 11 210 €
    Diamètre : 19 mm
    Epaisseur : 13.20 mm
    Styles : Classique
    Types : Mécanique à remontage automatique
    Calibre : Blancpain 615
    Calibre distinction : Côtes de Genève
    Matière du boîtier : Acier poli
    Acier inoxydable
    Particularité du boitier : Construction : Boîtier en deux parties avec passage intégré du bracelet
    Forme : Ronde
    Etanchéité : 30 mètres
    Couleur du cadran : Opalin
    Affichage : Spiral de balancier : Silicium
    Index : Bâtons en or gris appliqués polis
    Aiguilles : Heures / minutes
    Matière du bracelet : Cuir de veau
    Fermeture du bracelet : Boucle ardillon
    + Plus de caractéristiques :
    Mouvement
    Calibre : Manufacture Blancpain 615
    Type : Automatique
    Diamètre : 15,70 mm
    Épaisseur : 3,90 mm
    Composants : 180
    Rubis : 29
    Fréquence : 21'600 alternances/heure (3 Hz)
    Réserve de marche : 38 heures
    Décorations : Côtes de Genève
    Spiral de balancier : Silicium

    Boitier
    Acier inoxydable poli
    Volume : 2,9 cm³

    Cadran
    Couleur : Opalin
    Décoration : Non serti

    Bracelet / Boucles
    Matière : Cuir de veau
    Type : Double tour
    Largeur : 10 mm
    Boucle : Ardillon
    Coloris au choix : blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail ou violet

    Edition non limitée

DESCRIPTION

  • BLANCPAIN LADY B.

    Petite. Sphérique. Mécanique.

    En célébrant les 70 ans de la collection Ladybird, Blancpain rend hommage à l'une des créations les plus audacieuses de son histoire. Directement inspirée de la Ladybird "Bullet", imaginée en 1956 par Blancpain sous l'impulsion de sa CEO Betty Fiechter, première femme à diriger une Manufacture horlogère suisse, Blancpain Lady B perpétue une tradition d'innovation fondée sur la miniaturisation mécanique. Fidèle à la philosophie de Blancpain, qui n'a jamais produit de montre à quartz, elle est animée par le bien connu calibre Manufacture 615, l'un des plus petits mouvements mécaniques automatiques ronds de l'horlogerie contemporaine. Son boîtier sphérique de 19 mm de diamètre pour un volume de seulement 2,9 cm³, associé à un bracelet en cuir de veau double tour, en fait un véritable bijou mécanique. Disponible en acier inoxydable ou en or rouge 18K, Blancpain Lady B ouvre un nouveau chapitre de la collection Ladybird.

    POINTS CLÉS :

    • B comme Blancpain… qui célèbre cette année les 70 ans de sa collection Ladybird.
    • Trois histoires se rencontrent dans Blancpain Lady B : Betty Fiechter, le design des années 50 et la miniaturisation mécanique.
    • Blancpain Lady B est directement inspirée de la Ladybird "Bullet", créée en 1956 par Blancpain sous l'impulsion de Betty Fiechter, première femme à diriger une Manufacture horlogère suisse.
    • La Ladybird "Bullet" était la toute première montre de la collection Ladybird (1956).
    • Depuis plus de 70 ans, Blancpain fait de la miniaturisation horlogère l'une de ses signatures.
    • Fidèle à sa philosophie, Blancpain n'a jamais produit de montre à quartz. Blancpain Lady B ne pouvait donc être qu'entièrement mécanique.
    • En 1956, le calibre R52/R55 devient le plus petit mouvement mécanique rond jamais produit en série au monde (11,85 mm x 3,7 mm). Blancpain Lady B prolonge cet héritage avec le calibre Manufacture 615, l'un des plus petits mouvements mécaniques automatiques ronds de l'horlogerie contemporaine (15,7 mm × 3,9 mm).
    • Blancpain Lady B se distingue par son boîtier sphérique de 19 mm de diamètre pour un volume de seulement 2,9 cm³.
    • Son bracelet en cuir de veau double tour est proposé au choix en sept coloris — blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail ou violet — et se porte comme un bijou.
    • Disponible en acier inoxydable ou en or rouge 18K, Blancpain Lady B n'est pas une édition limitée. Elle ouvre un nouveau chapitre de la collection Ladybird.
    • Disponible à partir du 17 septembre 2026 dans les boutiques Blancpain et chez les revendeurs agréés.

    B comme Bubble-form

    Au milieu des années 1950, le monde regarde vers l'avenir avec une confiance presque naïve dans le progrès. C'est une ère d'optimisme technologique, bientôt prolongée par le space age : une époque où la science, l'innovation et la fascination pour le futur transforment profondément la culture visuelle. Architecture, design industriel, automobile et mode se réinventent. Les lignes droites s'effacent au profit de formes organiques.

    En 1956, Eero Saarinen dessine la Tulip Chair, dont le pied unique révolutionne le mobilier, tout en concevant l'iconique TWA Flight Center de New York. Charles et Ray Eames poursuivent leur exploration des formes organiques, tandis qu'Isamu Noguchi brouille les frontières entre sculpture et objet. Cristóbal Balenciaga révolutionne la silhouette féminine avec la robe Sack (1957), puis la Baby Doll (1958). Dans l'automobile, la General Motors Firebird III (1958) célèbre le volume à travers son emblématique cockpit en bulle. À Bruxelles, l'Atomium (1958) fait de la sphère l'icône de l'Exposition universelle et l'un des symboles les plus emblématiques du design et de l'optimisme des années 1950.

    C'est dans cet univers créatif que naît la Ladybird Bullet. Blancpain Lady B en ravive aujourd'hui l'esprit à travers son boîtier sphérique, héritier de ce langage biomorphique des années 1950.

    Blancpain Lady B. Une idée née en 1956.

    Blancpain Lady B n'est pas une réédition. C'est la réinterprétation contemporaine d'une idée simple et radicale née en 1956 : faire tenir la grande horlogerie dans un objet de la taille d'un bijou. Fidèle à l'esprit de la Ladybird Bullet, elle en reprend le geste fondateur sans en copier les lignes. Cette intention a guidé tout le développement de la montre. Son architecture s'est construite autour du calibre automatique 615 de Blancpain, dont les spécificités techniques ont été intégrées dès l'origine du projet. Boîtier sphérique, glace saphir, rehaut poli, bracelet traversant et étanchéité ont été développés de concert afin d'accueillir le mouvement dans un volume inédit. Blancpain Lady B ne ressemble ni à une montre ronde traditionnelle, ni à une montre de forme. Sa boucle de bracelet intégrée traverse directement le boîtier, sans cornes ni attache visible. Pensée en volume plutôt qu'en surface, Blancpain Lady B est une bulle mécanique : un objet sculptural à porter au poignet.

    Pas une seule montre à quartz

    Blancpain Lady B bat. Et cela change tout. Blancpain n'a jamais produit une seule montre à quartz. Ni lors de la crise horlogère des années 1970, lorsque l'industrie bascule. Ni aujourd'hui. Jamais. Depuis 1735, ce choix n'est pas une stratégie. C'est une philosophie. Chaque montre que Blancpain crée est d'abord une montre mécanique. Blancpain Lady B ne pouvait donc être qu'entièrement mécanique.

    Le cœur de Blancpain Lady B

    Le calibre Manufacture 615 qui anime Blancpain Lady B mesure 15,70 mm de diamètre pour 3,90 mm d'épaisseur. Il réunit 180 composants, 29 rubis et une réserve de marche de 38 heures. Il bat à 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure. Ses ponts sont décorés de Côtes de Genève. La géométrie du fond du boîtier a été entièrement pensée afin d'accompagner la trajectoire spécifique de la masse oscillante. Né en 1995, le calibre 615 n'a cessé d'évoluer depuis, intégrant au fil de son développement des avancées telles que le spiral en silicium. Cette évolution continue en a fait un mouvement éprouvé, reconnu pour sa fiabilité et sa robustesse.

    Une montre pensée en volume: 2,9 cm3

    Là où la montre traditionnelle se définit par son diamètre, Blancpain Lady B se définit par son volume. 2,9 centimètres cubes. Une mesure inhabituelle en horlogerie, mais parfaitement adaptée à un objet conçu dans l'espace plutôt que dessiné sur un plan. Avec 19 mm de diamètre pour 13,2 mm d'épaisseur, elle tient dans le creux de la main comme un galet poli. Sa forme appelle naturellement le toucher. La prendre dans la paume est une expérience sensorielle. Sous les doigts, la masse oscillante entre en mouvement. Une vibration discrète rappelle qu'un cœur mécanique bat à l'intérieur.

    Une complexité invisible

    Blancpain Lady B semble d'une simplicité absolue. Pourtant, son boîtier est l'un des éléments les plus complexes de la montre. Plus d'une trentaine de plans techniques ont été nécessaires pour donner naissance à cette sphère de 2,9 centimètres cubes. Pour accueillir le mouvement, le boîtier est construit en deux parties : la partie supérieure et la partie inférieure. Le fond, légèrement plus petit que la lunette, demeure invisible lorsque la montre est observée de dessus. Toute la difficulté consiste à faire disparaître cette architecture. La ligne de jonction entre la lunette et le fond est volontairement effacée par le jeu des volumes, de la lumière… et du polissage. Obtenir un poli parfaitement continu sur une sphère aussi petite constitue l'un des défis majeurs de sa fabrication. Le résultat est celui d'un volume monolithique, comme façonné dans un seul bloc, alors même que sa construction est beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraît.

    Le défi du bracelet

    Blancpain Lady B ne possède pas de cornes. Le bracelet traverse directement le boîtier par une ouverture usinée dans la masse. Cette géométrie d'une extrême finesse (10 × 1,6 mm) est réalisée d'un seul tenant. L'intérieur est microbillé afin que le cuir glisse avec fluidité, tandis que les cassés d'angle et les rayonnages sont entièrement repris à la main au cabron, selon les techniques traditionnelles de finition de la haute horlogerie. À cette échelle, le moindre geste devient déterminant.

    La finition du minuscule

    Disponible en acier inoxydable comme en or rouge 18K, le boîtier est entièrement fini à la main. Les surfaces polies, satinées et microbillées sont exécutées successivement sur une montre déjà assemblée, chaque zone étant soigneusement protégée avant de travailler la suivante. Même les gravures ne sont pas confiées au seul laser. Elles sont usinées à la fraise mécanique afin d'obtenir la profondeur, la netteté et la qualité de finition exigées par la Manufacture. Blancpain Lady B rappelle qu'en horlogerie, la complexité ne réside pas uniquement dans les complications.

    Une esthétique de la retenue

    Le cadran est d'une pureté absolue. Identique sur les versions en acier inoxydable et en or rouge, il est habillé d'une teinte beige opalin chaleureuse obtenue par incrustation d'or. Délibérément dépourvu de sertissage, il laisse la matière et la lumière s'exprimer. Comme toujours chez Blancpain, les index bâtons appliqués sont façonnés en or. Avec des dimensions de seulement 1,82 × 0,39 mm, ils témoignent de l'extraordinaire niveau de miniaturisation atteint avec Blancpain Lady B. Polis sur leur face supérieure et sur leurs flancs, ils captent la lumière avec subtilité. Les deux aiguilles, volontairement sobres, prolongent cette même quête de pureté et de lisibilité. Entièrement poli, le rehaut agit comme un miroir. Ses reflets prolongent les courbes du boîtier et renforcent l'impression d'une sphère creusée dans la masse. Rien n'est décoratif. Rien ne cherche à attirer l'attention. Le cadran ne montre que ce que l'œil choisit d'y voir : l'heure et le discret logo Blancpain. La couronne est signée des initiales « JB », un autre clin d'œil à l'histoire de Blancpain.

    Une montre qui se porte comme un bijou

    Chaque Blancpain Lady B est proposée avec un bracelet en cuir de veau double tour, disponible au choix en sept coloris : blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail ou violet. Fermé par une boucle ardillon, il enveloppe naturellement le poignet et transforme Blancpain Lady B en un véritable bijou. Elle accompagne un tailleur, disparaît sous la manchette d'une chemise blanche, dialogue avec une collection de bracelets et de bagues ou s'exprime seule. Blancpain Lady B est disponible en acier inoxydable et en or rouge 18K.

    B comme Bijou

    Ni tout à fait une montre. Ni tout à fait un bijou. Comme la Ladybird Bullet avant elle, Blancpain Lady B résiste à toute catégorisation simple. C’est une montre. C’est un bijou. C’est un objet de design. Et pourtant, sous cette apparente simplicité se trouve une conviction qui guide Blancpain depuis 1735 : une montre doit être, avant tout, une montre. Sa valeur réside dans sa retenue, exprimée à travers un boîtier épuré et un cadran immaculé qui laissent pleinement s'exprimer la pureté de ses proportions. Blancpain Lady B se révèle à celle ou celui qui la porte et à ceux qui savent regarder. Sous cette apparente simplicité se trouve un calibre manufacture décoré selon les standards de la haute horlogerie.

    Peut-être est-ce là son paradoxe :

    • Elle semble contemporaine, pourtant ses racines plongent profondément dans l’histoire de Blancpain.
    • Elle paraît simple, pourtant elle descend de décennies d’ingéniosité technique.
    • Elle se présente comme un bijou, tout en demeurant résolument mécanique.

    Avant tout, Blancpain Lady B rappelle ce que Betty Fiechter avait compris bien avant que ces idées ne deviennent à la mode : que l’intelligence, la simplicité et la beauté ne sont pas des vertus opposées, mais des compagnes.

    Blancpain Lady B marque le début d’un nouveau chapitre pour Blancpain.

    Certaines montres commémorent l’histoire. D’autres la continuent. Blancpain Lady B appartient aux secondes.

    B comme Betty

    Elle s'appelait Betty Fiechter. En 1912, elle entre en apprentissage chez Blancpain à Villeret, dans les montagnes du Jura suisse. Elle a seize ans. Lorsqu'elle prend sa retraite en 1968, c'est au terme d'un parcours exceptionnel qui l'a vue devenir propriétaire de la Manufacture et la première femme à diriger une manufacture horlogère suisse. Cette réussite n'en est que plus remarquable : elle intervient à une époque où les femmes sont encore privées du droit de vote.

    En 1932, un tournant survient avec la mort soudaine de Frédéric-Émile Blancpain, dernier dirigeant issu de la septième génération de la famille fondatrice. Pour la première fois en près de deux siècles, l’avenir de Blancpain est incertain. Sans successeur familial disposé à reprendre l'entreprise, Betty Fiechter et le directeur commercial André Léal prennent un pari audacieux : ils empruntent auprès de plusieurs bailleurs de fonds afin de racheter la Manufacture. La législation suisse ne permettant plus à l'entreprise de porter le seul nom « Blancpain » en l'absence d'un dirigeant issu de la famille fondatrice, la Manufacture est rebaptisée Fabrique d'Horlogerie Rayville S.A. (Rayville Watch Manufacturing Co. Limited), « Rayville » étant une anagramme phonétique de Villeret.

    C’est un moment charnière dans l’histoire de l’horlogerie suisse. La Grande Dépression fait rage. L’industrie suisse traverse une crise profonde. Pourtant, Betty refuse de reculer. Avec la mort d’André Léal à la veille de la Seconde Guerre mondiale en 1939, elle se retrouve seule aux commandes. À une époque où les femmes n’ont pas encore le droit de vote en Suisse - elles l’obtiendront en 1971 - elle devient la première femme à posséder et diriger une Manufacture horlogère, supervisant une entreprise de plus de 200 collaborateurs.

    Déterminée, Betty guide Blancpain à travers l’incertitude économique et le conflit mondial. Elle renforce la présence internationale de la Manufacture, en particulier sur le marché américain. La Manufacture fournit des mouvements aux grandes maisons américaines - Gruen, Lucien Piccard, Elgin, Hamilton - tout en préservant l’expertise technique qui distingue sa propre production.

    L’un des domaines dans lesquels Betty fait preuve d’une vision particulière est celui de la montre féminine. Betty comprend que les montres féminines méritent la même ingéniosité et la même intégrité mécanique que toute autre montre. Elle fait de cette spécialité l’une des forces identitaires de Blancpain.

    En 1950, son neveu Jean-Jacques Fiechter la rejoint. Elle organise un programme d’un an pour l’initier à tous les aspects de l’entreprise avant de l’accueillir au conseil de direction. Le duo qui s’ensuit va façonner la Manufacture pendant deux décennies - combinant l’expérience et le pragmatisme de Betty à la curiosité et à l’appétit d’innovation de Jean-Jacques.

    Ensemble, ils créent deux montres qui définissent encore Blancpain aujourd’hui : la Fifty Fathoms en 1953, et la Ladybird en 1956.

    En dehors de la Manufacture, Betty Fiechter partageait son temps entre sa maison de Villeret, sa propriété de Pully, sur les rives du lac Léman, et sa villa de Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d'Azur. Toujours très élégante, elle portait des colliers de perles naturelles, des broches et se parfumait à L'Air du Temps de Nina Ricci. Elle vivait entourée d'œuvres de Georges Rouault, d'Auguste Renoir, de Marc Chagall, de Maurice Utrillo, de Mary Cassatt et de René Auberjonois.

    Betty Fiechter n’a jamais recherché la reconnaissance. Pourtant, sans elle, l’histoire de Blancpain se serait déroulée très différemment. Elle a préservé la Manufacture dans des périodes d’incertitude profonde. Elle a défendu la montre féminine mécanique à une époque où personne ne lui accordait encore toute sa valeur. Et elle a contribué à forger des valeurs qui guident encore Blancpain aujourd’hui : la discrétion, la substance, et une conviction inaltérable dans la valeur durable de l’horlogerie mécanique.

    Blancpain Lady B est son héritage.

    R52/R55, le plus petit mouvement rond au monde

    L’ambition de Blancpain derrière la Ladybird Bullet de 1956 est absolue dès le départ : créer le plus petit mouvement rond mécanique au monde. Le résultat est un exploit de miniaturisation. Avec un diamètre de seulement 11,85 millimètres, le calibre Ladybird d’origine combine une extraordinaire petitesse à une grande robustesse, grâce à deux innovations clés.

    La première est l’adjonction d’une cinquième roue au rouage. Un mouvement mécanique conventionnel en compte quatre, du barillet jusqu’à la roue des secondes. La solution de Fiechter est d’en ajouter une supplémentaire, contrôlant la force qui arrive à l’échappement et réduisant les dimensions globales du calibre. La seconde est l’inclusion d’une protection antichoc pour le balancier - élément que la plupart des mouvements de très petite taille omettaient, au détriment de leur solidité. Blancpain trouve le moyen d’adapter ces protections aux micro-dimensions du calibre Ladybird, produisant un mouvement à la fois remarquablement petit - à peine la taille du bout de l'auriculaire – et pourtant véritablement robuste.

    Le mouvement qui en résulte est le calibre R52/R55 (« sidewind »), bientôt rejoint par une variante, le R520/R550 (« backwind »). Doté d'une couronne de remontoir dissimulée au dos de la montre, ce dernier libère les flancs du boîtier et ouvre aux joailliers un nouveau champ d'expression. Le R52/R55 conserve, pour sa part, une couronne classique à 3 heures. Les deux calibres battent à une fréquence de 3 Hz et sont composés de 133 pièces usinées individuellement, contrôlées avec une tolérance de 1/2000 de millimètre. Le balancier, "exceptionnellement lourd" comme l'indique la publicité d'époque, est muni de 22 vis en or massif, et assure une réserve de marche de 40 heures.

    Le R52/R55 est encore à ce jour le plus petit mouvement rond mécanique jamais produit en série au monde.

    Lors de son lancement, Blancpain présente la Ladybird comme un « miracle technique ». Exposée à la Foire suisse d'échantillons de Bâle de 1956, elle est décrite comme une montre réunissant « toute la précision et la fiabilité d'une montre de taille normale » dans le plus petit volume jamais atteint.

    Le succès du R52/R55 dépasse rapidement le cadre de Blancpain. Son architecture miniature séduit nombre de grandes Maisons horlogères, comme Omega ou Longines, qui l'adoptent à leur tour pour animer leurs propres créations. Au sein de Blancpain, il ouvre un territoire d'expression entièrement nouveau. Son faible encombrement donne naissance à une multitude de montres-bijoux : montres-bracelets et manchettes en or, joncs sertis de pierres ornementales, compositions audacieuses mêlant corail, pierres dures ou diamants, bagues, pendentifs, boutons de manchette... La miniaturisation du calibre offre aux designers une liberté de création inédite, faisant de la Ladybird un véritable laboratoire d'expression joaillière.

    Près d’une trentaine de ces créations historiques, exceptionnellement conservées dans les archives de Blancpain, seront réunies pour la première fois dans le cadre d’une exposition itinérante consacrée à l’univers Ladybird. En 2026, l’exposition fera étape à Blancpain New York City (du 14 au 20 septembre), Blancpain Shanghai Xitiandi (du 17 au 27 septembre), Blancpain Paris – Faubourg Saint-Honoré (du 15 au 24 octobre), à l’Omotesando Standby Gallery à Tokyo (du 17 au 25 octobre), ainsi qu’au Youthquake à Séoul (du 11 au 15 novembre). D’autres étapes suivront en 2027.

  • BLANCPAIN LADY B.

    Petite. Sphérique. Mécanique.

    En célébrant les 70 ans de la collection Ladybird, Blancpain rend hommage à l'une des créations les plus audacieuses de son histoire. Directement inspirée de la Ladybird "Bullet", imaginée en 1956 par Blancpain sous l'impulsion de sa CEO Betty Fiechter, première femme à diriger une Manufacture horlogère suisse, Blancpain Lady B perpétue une tradition d'innovation fondée sur la miniaturisation mécanique. Fidèle à la philosophie de Blancpain, qui n'a jamais produit de montre à quartz, elle est animée par le bien connu calibre Manufacture 615, l'un des plus petits mouvements mécaniques automatiques ronds de l'horlogerie contemporaine. Son boîtier sphérique de 19 mm de diamètre pour un volume de seulement 2,9 cm³, associé à un bracelet en cuir de veau double tour, en fait un véritable bijou mécanique. Disponible en acier inoxydable ou en or rouge 18K, Blancpain Lady B ouvre un nouveau chapitre de la collection Ladybird.

    POINTS CLÉS :

    • B comme Blancpain… qui célèbre cette année les 70 ans de sa collection Ladybird.
    • Trois histoires se rencontrent dans Blancpain Lady B : Betty Fiechter, le design des années 50 et la miniaturisation mécanique.
    • Blancpain Lady B est directement inspirée de la Ladybird "Bullet", créée en 1956 par Blancpain sous l'impulsion de Betty Fiechter, première femme à diriger une Manufacture horlogère suisse.
    • La Ladybird "Bullet" était la toute première montre de la collection Ladybird (1956).
    • Depuis plus de 70 ans, Blancpain fait de la miniaturisation horlogère l'une de ses signatures.
    • Fidèle à sa philosophie, Blancpain n'a jamais produit de montre à quartz. Blancpain Lady B ne pouvait donc être qu'entièrement mécanique.
    • En 1956, le calibre R52/R55 devient le plus petit mouvement mécanique rond jamais produit en série au monde (11,85 mm x 3,7 mm). Blancpain Lady B prolonge cet héritage avec le calibre Manufacture 615, l'un des plus petits mouvements mécaniques automatiques ronds de l'horlogerie contemporaine (15,7 mm × 3,9 mm).
    • Blancpain Lady B se distingue par son boîtier sphérique de 19 mm de diamètre pour un volume de seulement 2,9 cm³.
    • Son bracelet en cuir de veau double tour est proposé au choix en sept coloris — blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail ou violet — et se porte comme un bijou.
    • Disponible en acier inoxydable ou en or rouge 18K, Blancpain Lady B n'est pas une édition limitée. Elle ouvre un nouveau chapitre de la collection Ladybird.
    • Disponible à partir du 17 septembre 2026 dans les boutiques Blancpain et chez les revendeurs agréés.

    B comme Bubble-form

    Au milieu des années 1950, le monde regarde vers l'avenir avec une confiance presque naïve dans le progrès. C'est une ère d'optimisme technologique, bientôt prolongée par le space age : une époque où la science, l'innovation et la fascination pour le futur transforment profondément la culture visuelle. Architecture, design industriel, automobile et mode se réinventent. Les lignes droites s'effacent au profit de formes organiques.

    En 1956, Eero Saarinen dessine la Tulip Chair, dont le pied unique révolutionne le mobilier, tout en concevant l'iconique TWA Flight Center de New York. Charles et Ray Eames poursuivent leur exploration des formes organiques, tandis qu'Isamu Noguchi brouille les frontières entre sculpture et objet. Cristóbal Balenciaga révolutionne la silhouette féminine avec la robe Sack (1957), puis la Baby Doll (1958). Dans l'automobile, la General Motors Firebird III (1958) célèbre le volume à travers son emblématique cockpit en bulle. À Bruxelles, l'Atomium (1958) fait de la sphère l'icône de l'Exposition universelle et l'un des symboles les plus emblématiques du design et de l'optimisme des années 1950.

    C'est dans cet univers créatif que naît la Ladybird Bullet. Blancpain Lady B en ravive aujourd'hui l'esprit à travers son boîtier sphérique, héritier de ce langage biomorphique des années 1950.

    Blancpain Lady B. Une idée née en 1956.

    Blancpain Lady B n'est pas une réédition. C'est la réinterprétation contemporaine d'une idée simple et radicale née en 1956 : faire tenir la grande horlogerie dans un objet de la taille d'un bijou. Fidèle à l'esprit de la Ladybird Bullet, elle en reprend le geste fondateur sans en copier les lignes. Cette intention a guidé tout le développement de la montre. Son architecture s'est construite autour du calibre automatique 615 de Blancpain, dont les spécificités techniques ont été intégrées dès l'origine du projet. Boîtier sphérique, glace saphir, rehaut poli, bracelet traversant et étanchéité ont été développés de concert afin d'accueillir le mouvement dans un volume inédit. Blancpain Lady B ne ressemble ni à une montre ronde traditionnelle, ni à une montre de forme. Sa boucle de bracelet intégrée traverse directement le boîtier, sans cornes ni attache visible. Pensée en volume plutôt qu'en surface, Blancpain Lady B est une bulle mécanique : un objet sculptural à porter au poignet.

    Pas une seule montre à quartz

    Blancpain Lady B bat. Et cela change tout. Blancpain n'a jamais produit une seule montre à quartz. Ni lors de la crise horlogère des années 1970, lorsque l'industrie bascule. Ni aujourd'hui. Jamais. Depuis 1735, ce choix n'est pas une stratégie. C'est une philosophie. Chaque montre que Blancpain crée est d'abord une montre mécanique. Blancpain Lady B ne pouvait donc être qu'entièrement mécanique.

    Le cœur de Blancpain Lady B

    Le calibre Manufacture 615 qui anime Blancpain Lady B mesure 15,70 mm de diamètre pour 3,90 mm d'épaisseur. Il réunit 180 composants, 29 rubis et une réserve de marche de 38 heures. Il bat à 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure. Ses ponts sont décorés de Côtes de Genève. La géométrie du fond du boîtier a été entièrement pensée afin d'accompagner la trajectoire spécifique de la masse oscillante. Né en 1995, le calibre 615 n'a cessé d'évoluer depuis, intégrant au fil de son développement des avancées telles que le spiral en silicium. Cette évolution continue en a fait un mouvement éprouvé, reconnu pour sa fiabilité et sa robustesse.

    Une montre pensée en volume: 2,9 cm3

    Là où la montre traditionnelle se définit par son diamètre, Blancpain Lady B se définit par son volume. 2,9 centimètres cubes. Une mesure inhabituelle en horlogerie, mais parfaitement adaptée à un objet conçu dans l'espace plutôt que dessiné sur un plan. Avec 19 mm de diamètre pour 13,2 mm d'épaisseur, elle tient dans le creux de la main comme un galet poli. Sa forme appelle naturellement le toucher. La prendre dans la paume est une expérience sensorielle. Sous les doigts, la masse oscillante entre en mouvement. Une vibration discrète rappelle qu'un cœur mécanique bat à l'intérieur.

    Une complexité invisible

    Blancpain Lady B semble d'une simplicité absolue. Pourtant, son boîtier est l'un des éléments les plus complexes de la montre. Plus d'une trentaine de plans techniques ont été nécessaires pour donner naissance à cette sphère de 2,9 centimètres cubes. Pour accueillir le mouvement, le boîtier est construit en deux parties : la partie supérieure et la partie inférieure. Le fond, légèrement plus petit que la lunette, demeure invisible lorsque la montre est observée de dessus. Toute la difficulté consiste à faire disparaître cette architecture. La ligne de jonction entre la lunette et le fond est volontairement effacée par le jeu des volumes, de la lumière… et du polissage. Obtenir un poli parfaitement continu sur une sphère aussi petite constitue l'un des défis majeurs de sa fabrication. Le résultat est celui d'un volume monolithique, comme façonné dans un seul bloc, alors même que sa construction est beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraît.

    Le défi du bracelet

    Blancpain Lady B ne possède pas de cornes. Le bracelet traverse directement le boîtier par une ouverture usinée dans la masse. Cette géométrie d'une extrême finesse (10 × 1,6 mm) est réalisée d'un seul tenant. L'intérieur est microbillé afin que le cuir glisse avec fluidité, tandis que les cassés d'angle et les rayonnages sont entièrement repris à la main au cabron, selon les techniques traditionnelles de finition de la haute horlogerie. À cette échelle, le moindre geste devient déterminant.

    La finition du minuscule

    Disponible en acier inoxydable comme en or rouge 18K, le boîtier est entièrement fini à la main. Les surfaces polies, satinées et microbillées sont exécutées successivement sur une montre déjà assemblée, chaque zone étant soigneusement protégée avant de travailler la suivante. Même les gravures ne sont pas confiées au seul laser. Elles sont usinées à la fraise mécanique afin d'obtenir la profondeur, la netteté et la qualité de finition exigées par la Manufacture. Blancpain Lady B rappelle qu'en horlogerie, la complexité ne réside pas uniquement dans les complications.

    Une esthétique de la retenue

    Le cadran est d'une pureté absolue. Identique sur les versions en acier inoxydable et en or rouge, il est habillé d'une teinte beige opalin chaleureuse obtenue par incrustation d'or. Délibérément dépourvu de sertissage, il laisse la matière et la lumière s'exprimer. Comme toujours chez Blancpain, les index bâtons appliqués sont façonnés en or. Avec des dimensions de seulement 1,82 × 0,39 mm, ils témoignent de l'extraordinaire niveau de miniaturisation atteint avec Blancpain Lady B. Polis sur leur face supérieure et sur leurs flancs, ils captent la lumière avec subtilité. Les deux aiguilles, volontairement sobres, prolongent cette même quête de pureté et de lisibilité. Entièrement poli, le rehaut agit comme un miroir. Ses reflets prolongent les courbes du boîtier et renforcent l'impression d'une sphère creusée dans la masse. Rien n'est décoratif. Rien ne cherche à attirer l'attention. Le cadran ne montre que ce que l'œil choisit d'y voir : l'heure et le discret logo Blancpain. La couronne est signée des initiales « JB », un autre clin d'œil à l'histoire de Blancpain.

    Une montre qui se porte comme un bijou

    Chaque Blancpain Lady B est proposée avec un bracelet en cuir de veau double tour, disponible au choix en sept coloris : blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail ou violet. Fermé par une boucle ardillon, il enveloppe naturellement le poignet et transforme Blancpain Lady B en un véritable bijou. Elle accompagne un tailleur, disparaît sous la manchette d'une chemise blanche, dialogue avec une collection de bracelets et de bagues ou s'exprime seule. Blancpain Lady B est disponible en acier inoxydable et en or rouge 18K.

    B comme Bijou

    Ni tout à fait une montre. Ni tout à fait un bijou. Comme la Ladybird Bullet avant elle, Blancpain Lady B résiste à toute catégorisation simple. C’est une montre. C’est un bijou. C’est un objet de design. Et pourtant, sous cette apparente simplicité se trouve une conviction qui guide Blancpain depuis 1735 : une montre doit être, avant tout, une montre. Sa valeur réside dans sa retenue, exprimée à travers un boîtier épuré et un cadran immaculé qui laissent pleinement s'exprimer la pureté de ses proportions. Blancpain Lady B se révèle à celle ou celui qui la porte et à ceux qui savent regarder. Sous cette apparente simplicité se trouve un calibre manufacture décoré selon les standards de la haute horlogerie.

    Peut-être est-ce là son paradoxe :

    • Elle semble contemporaine, pourtant ses racines plongent profondément dans l’histoire de Blancpain.
    • Elle paraît simple, pourtant elle descend de décennies d’ingéniosité technique.
    • Elle se présente comme un bijou, tout en demeurant résolument mécanique.

    Avant tout, Blancpain Lady B rappelle ce que Betty Fiechter avait compris bien avant que ces idées ne deviennent à la mode : que l’intelligence, la simplicité et la beauté ne sont pas des vertus opposées, mais des compagnes.

    Blancpain Lady B marque le début d’un nouveau chapitre pour Blancpain.

    Certaines montres commémorent l’histoire. D’autres la continuent. Blancpain Lady B appartient aux secondes.

    B comme Betty

    Elle s'appelait Betty Fiechter. En 1912, elle entre en apprentissage chez Blancpain à Villeret, dans les montagnes du Jura suisse. Elle a seize ans. Lorsqu'elle prend sa retraite en 1968, c'est au terme d'un parcours exceptionnel qui l'a vue devenir propriétaire de la Manufacture et la première femme à diriger une manufacture horlogère suisse. Cette réussite n'en est que plus remarquable : elle intervient à une époque où les femmes sont encore privées du droit de vote.

    En 1932, un tournant survient avec la mort soudaine de Frédéric-Émile Blancpain, dernier dirigeant issu de la septième génération de la famille fondatrice. Pour la première fois en près de deux siècles, l’avenir de Blancpain est incertain. Sans successeur familial disposé à reprendre l'entreprise, Betty Fiechter et le directeur commercial André Léal prennent un pari audacieux : ils empruntent auprès de plusieurs bailleurs de fonds afin de racheter la Manufacture. La législation suisse ne permettant plus à l'entreprise de porter le seul nom « Blancpain » en l'absence d'un dirigeant issu de la famille fondatrice, la Manufacture est rebaptisée Fabrique d'Horlogerie Rayville S.A. (Rayville Watch Manufacturing Co. Limited), « Rayville » étant une anagramme phonétique de Villeret.

    C’est un moment charnière dans l’histoire de l’horlogerie suisse. La Grande Dépression fait rage. L’industrie suisse traverse une crise profonde. Pourtant, Betty refuse de reculer. Avec la mort d’André Léal à la veille de la Seconde Guerre mondiale en 1939, elle se retrouve seule aux commandes. À une époque où les femmes n’ont pas encore le droit de vote en Suisse - elles l’obtiendront en 1971 - elle devient la première femme à posséder et diriger une Manufacture horlogère, supervisant une entreprise de plus de 200 collaborateurs.

    Déterminée, Betty guide Blancpain à travers l’incertitude économique et le conflit mondial. Elle renforce la présence internationale de la Manufacture, en particulier sur le marché américain. La Manufacture fournit des mouvements aux grandes maisons américaines - Gruen, Lucien Piccard, Elgin, Hamilton - tout en préservant l’expertise technique qui distingue sa propre production.

    L’un des domaines dans lesquels Betty fait preuve d’une vision particulière est celui de la montre féminine. Betty comprend que les montres féminines méritent la même ingéniosité et la même intégrité mécanique que toute autre montre. Elle fait de cette spécialité l’une des forces identitaires de Blancpain.

    En 1950, son neveu Jean-Jacques Fiechter la rejoint. Elle organise un programme d’un an pour l’initier à tous les aspects de l’entreprise avant de l’accueillir au conseil de direction. Le duo qui s’ensuit va façonner la Manufacture pendant deux décennies - combinant l’expérience et le pragmatisme de Betty à la curiosité et à l’appétit d’innovation de Jean-Jacques.

    Ensemble, ils créent deux montres qui définissent encore Blancpain aujourd’hui : la Fifty Fathoms en 1953, et la Ladybird en 1956.

    En dehors de la Manufacture, Betty Fiechter partageait son temps entre sa maison de Villeret, sa propriété de Pully, sur les rives du lac Léman, et sa villa de Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d'Azur. Toujours très élégante, elle portait des colliers de perles naturelles, des broches et se parfumait à L'Air du Temps de Nina Ricci. Elle vivait entourée d'œuvres de Georges Rouault, d'Auguste Renoir, de Marc Chagall, de Maurice Utrillo, de Mary Cassatt et de René Auberjonois.

    Betty Fiechter n’a jamais recherché la reconnaissance. Pourtant, sans elle, l’histoire de Blancpain se serait déroulée très différemment. Elle a préservé la Manufacture dans des périodes d’incertitude profonde. Elle a défendu la montre féminine mécanique à une époque où personne ne lui accordait encore toute sa valeur. Et elle a contribué à forger des valeurs qui guident encore Blancpain aujourd’hui : la discrétion, la substance, et une conviction inaltérable dans la valeur durable de l’horlogerie mécanique.

    Blancpain Lady B est son héritage.

    R52/R55, le plus petit mouvement rond au monde

    L’ambition de Blancpain derrière la Ladybird Bullet de 1956 est absolue dès le départ : créer le plus petit mouvement rond mécanique au monde. Le résultat est un exploit de miniaturisation. Avec un diamètre de seulement 11,85 millimètres, le calibre Ladybird d’origine combine une extraordinaire petitesse à une grande robustesse, grâce à deux innovations clés.

    La première est l’adjonction d’une cinquième roue au rouage. Un mouvement mécanique conventionnel en compte quatre, du barillet jusqu’à la roue des secondes. La solution de Fiechter est d’en ajouter une supplémentaire, contrôlant la force qui arrive à l’échappement et réduisant les dimensions globales du calibre. La seconde est l’inclusion d’une protection antichoc pour le balancier - élément que la plupart des mouvements de très petite taille omettaient, au détriment de leur solidité. Blancpain trouve le moyen d’adapter ces protections aux micro-dimensions du calibre Ladybird, produisant un mouvement à la fois remarquablement petit - à peine la taille du bout de l'auriculaire – et pourtant véritablement robuste.

    Le mouvement qui en résulte est le calibre R52/R55 (« sidewind »), bientôt rejoint par une variante, le R520/R550 (« backwind »). Doté d'une couronne de remontoir dissimulée au dos de la montre, ce dernier libère les flancs du boîtier et ouvre aux joailliers un nouveau champ d'expression. Le R52/R55 conserve, pour sa part, une couronne classique à 3 heures. Les deux calibres battent à une fréquence de 3 Hz et sont composés de 133 pièces usinées individuellement, contrôlées avec une tolérance de 1/2000 de millimètre. Le balancier, "exceptionnellement lourd" comme l'indique la publicité d'époque, est muni de 22 vis en or massif, et assure une réserve de marche de 40 heures.

    Le R52/R55 est encore à ce jour le plus petit mouvement rond mécanique jamais produit en série au monde.

    Lors de son lancement, Blancpain présente la Ladybird comme un « miracle technique ». Exposée à la Foire suisse d'échantillons de Bâle de 1956, elle est décrite comme une montre réunissant « toute la précision et la fiabilité d'une montre de taille normale » dans le plus petit volume jamais atteint.

    Le succès du R52/R55 dépasse rapidement le cadre de Blancpain. Son architecture miniature séduit nombre de grandes Maisons horlogères, comme Omega ou Longines, qui l'adoptent à leur tour pour animer leurs propres créations. Au sein de Blancpain, il ouvre un territoire d'expression entièrement nouveau. Son faible encombrement donne naissance à une multitude de montres-bijoux : montres-bracelets et manchettes en or, joncs sertis de pierres ornementales, compositions audacieuses mêlant corail, pierres dures ou diamants, bagues, pendentifs, boutons de manchette... La miniaturisation du calibre offre aux designers une liberté de création inédite, faisant de la Ladybird un véritable laboratoire d'expression joaillière.

    Près d’une trentaine de ces créations historiques, exceptionnellement conservées dans les archives de Blancpain, seront réunies pour la première fois dans le cadre d’une exposition itinérante consacrée à l’univers Ladybird. En 2026, l’exposition fera étape à Blancpain New York City (du 14 au 20 septembre), Blancpain Shanghai Xitiandi (du 17 au 27 septembre), Blancpain Paris – Faubourg Saint-Honoré (du 15 au 24 octobre), à l’Omotesando Standby Gallery à Tokyo (du 17 au 25 octobre), ainsi qu’au Youthquake à Séoul (du 11 au 15 novembre). D’autres étapes suivront en 2027.

  • Marque  : Blancpain
    Collection  : Ladybird
    Modèle  : Ladybird Lady B
    Référence  : 0064 1142 B24
    Complément : Acier Inoxydable Poli - Cadran Opalin - Bracelet Cuir de Veau
    En vente depuis : 2026
    Prix du neuf : 11 210 €
    Diamètre : 19 mm
    Epaisseur : 13.20 mm
    Styles : Classique
    Types : Mécanique à remontage automatique
    Calibre : Blancpain 615
    Calibre distinction : Côtes de Genève
    Matière du boîtier : Acier poli
    Acier inoxydable
    Particularité du boitier : Construction : Boîtier en deux parties avec passage intégré du bracelet
    Forme : Ronde
    Etanchéité : 30 mètres
    Couleur du cadran : Opalin
    Affichage : Spiral de balancier : Silicium
    Index : Bâtons en or gris appliqués polis
    Aiguilles : Heures / minutes
    Matière du bracelet : Cuir de veau
    Fermeture du bracelet : Boucle ardillon
    Plus de caractéristiques :
    Mouvement
    Calibre : Manufacture Blancpain 615
    Type : Automatique
    Diamètre : 15,70 mm
    Épaisseur : 3,90 mm
    Composants : 180
    Rubis : 29
    Fréquence : 21'600 alternances/heure (3 Hz)
    Réserve de marche : 38 heures
    Décorations : Côtes de Genève
    Spiral de balancier : Silicium

    Boitier
    Acier inoxydable poli
    Volume : 2,9 cm³

    Cadran
    Couleur : Opalin
    Décoration : Non serti

    Bracelet / Boucles
    Matière : Cuir de veau
    Type : Double tour
    Largeur : 10 mm
    Boucle : Ardillon
    Coloris au choix : blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail ou violet

    Edition non limitée