Métiers d'Art1
vacheron_constantin
7620A/000R-H079
Agrandir l'image
| Marque : | Vacheron Constantin |
| Collection : | Métiers d'Art |
| Modèle : | Métiers D’art Hommage Aux Grandes Civilisations - Tibre De L’iseum Campense |
| Référence : | 7620A/000R-H079 |
| Complément : | Or Rose - Bracelet Cuir d’Alligator |
| En vente depuis : | 2026 |
Cette fonction est réservée aux membres privilégiés du site My-WatchSite.
Pour devenir membre, rien de plus simple !
| Marque : | Vacheron Constantin |
| Collection : | Métiers d'Art |
| Modèle : | Métiers D’art Hommage Aux Grandes Civilisations - Tibre De L’iseum Campense |
| Référence : | 7620A/000R-H079 |
| Complément : | Or Rose - Bracelet Cuir d’Alligator |
| En vente depuis : | 2026 |
| Prix du neuf : | Sur demande |
| Diamètre : | 42 mm |
| Epaisseur : | 12.9 mm |
| Styles : | Vintage |
| Types : | Mécanique à remontage automatique |
| Calibre : | 2460 G4/2 |
| Calibre distinction : | Poinçon de Genève Masse oscillante en or 916/1000 avec gravure inspirée lithographie du XVIIIe siècle de la façade Est du Louvre |
| Complication : | Heures Minutes Jours de la semaine et date à guichets |
| Matière du boîtier : | Or rose |
| Particularité du boitier : | Fond saphir Fond transparent |
| Forme : | Ronde |
| Etanchéité : | 30 mètres |
| Cadran : | Or |
| Affichage : | Applique centrale en glyptique en marbre d’Italie; patinée à la main Applique secondaire en micro-mosaïque de 5 pierres (jaspe brun clair; jaspe brun foncé; jaspe crème; chrysocolle et opaline Frise en nacre gravée |
| Matière du bracelet : | Cuir d’alligator |
| Couleur du bracelet : | Brun |
| Fermeture du bracelet : | Boucle déployante |
| + Plus de caractéristiques : | Mouvement Calibre 2460 G4/2 Développé et manufacturé par Vacheron Constantin Mécanique à remontage automatique 31 mm (11¼’’’) de diamètre, 6.05 mm d’épaisseur Environ 40 heures de réserve de marche 4 Hz (28’800 alternances/heure) 237 composants 27 rubis Boitier Or rose 750/1000 5N Cadran Base en or 750/1000 Bracelet / Boucles Cuir d’alligator Mississippiensis brun à grandes écailles carrées, doublure en cuir d’alligator, coutures ton sur ton réalisées à la main finition sellier Boucle déployante en or rose 750/1000 5N Demi-croix de Malte polie Edition limitée et numérotée à 15 pièces Garde-temps certifié du Poinçon de Genève Disponibles uniquement dans les Boutiques Vacheron Constantin |
METIERS D’ART
HOMMAGE AUX GRANDES CIVILISATIONS
UNE NOUVELLE SÉRIE INSPIRÉE DES CHEFS D’ŒUVRE DU LOUVRE
Neuf arts décoratifs
Le Louvre et Vacheron Constantin,
un partenariat au service de l’art et la culture depuis 2019.
Un mouvement de légende, Calibre 2460 G4/2
Une nouvelle série de montres nées de la collaboration entre Vacheron Constantin et le Louvre, inspirées des chefs-d’œuvre exposés au musée, qui rendent hommage aux grandes civilisations de l’Antiquité
La mise en valeur de neuf métiers d’art à travers la représentation de symboles culturels replacés dans le contexte des arts décoratifs de leur époque
Quatre modèles limités à 15 pièces chacun, équipés du calibre manufacture 2460 G4/2 offrant une grande liberté artistique
Vacheron Constantin et le musée du Louvre, deux institutions qui veillent conjointement à la préservation de l’art et la culture, et à la transmission des savoir-faire
Vacheron Constantin ouvre un nouveau chapitre dans sa collection de montres Métiers d’Art Hommage aux grandes civilisations. Née dans le cadre du partenariat avec le musée du Louvre, une première série de montres a vu le jour en 2022. Dans cette lignée, la Maison présente quatre nouveaux garde-temps qui poursuivent l’exploration culturelle. En étroite collaboration avec les conservateurs du musée, la Maison a choisi des œuvres majeures du département des Antiquités pour célébrer l’Égypte des pharaons, l’Empire assyrien, la Grèce antique et la Rome impériale.
Berceau de la pensée moderne, des organisations politiques et sociales contemporaines, les civilisations de l’Antiquité éblouissent par leur réalisations artistiques et architecturales. Cet attrait pour les cultures étrangères et/ou anciennes nourrit l’esprit d’exploration et la créativité de Vacheron Constantin. L’expansion commerciale de la Maison dès le début du 19e siècle aux Amériques, au Moyen-Orient et en Asie, lui a en effet offert d’innombrables sources d’inspiration artistiques et culturelles.
Quatre nouvelles pièces Métiers d’Art Hommage aux grandes civilisations célèbrent les chefs-d’œuvre antiques du musée du Louvre et les arts décoratifs qui s’y rapportent dans un souci de véracité et d’authenticité historiques. D’entente avec les directeurs des départements du Louvre, le travail de reproduction a tenu compte des matériaux utilisés pour les œuvres originales, c’est à dire des pierres de même origine et de même qualité. Les arts décoratifs mis en exergue sur ces pièces traduisent le souci constant de Vacheron Constantin de perpétuer et de valoriser des savoir-faire traditionnels, tels que la glyptique, la micro-mosaïque, la gravure, l’émaillage, la marqueterie, la dorure et la peinture miniature.
DES CADRANS ARTISTIQUEMENT ARCHITECTURÉS
La complexité des métiers d’art à l’œuvre sur ces montres a demandé une construction de cadran en plusieurs éléments, chacun répondant à une technique précise. Sur une plaque de base en or se positionnent, au centre, l’effigie de l’œuvre représentative de la civilisation concernée et une ornementation en applique reflétant les arts décoratifs qui lui sont propres. En périphérie, une frise complète le tableau. Afin d’être assemblés comme un puzzle, ces différents composants doivent être parfaitement calibrés et ajustés avec un soin méticuleux pour ne pas altérer les travaux respectifs de tous les artisans intervenant sur l’ornementation du cadran.
L’effigie centrale est réalisée en glyptique sur pierre, une technique de taille de pierre, consistant à graver ou sculpter celle-ci en relief, traditionnellement utilisée pour la création de camées. La sélection des pierres, de même nature et/ou de même origine que les œuvres du Louvre, a nécessité un important travail de prospection. Les appliques qui accompagnent les figures centrales et les frises périphériques, inspirées de pièces exposées au musée, ont également fait l’objet de recherches approfondies avec les experts du Louvre afin de respecter l’ornementation traditionnelle des quatre civilisations.
CALIBRE 2460 G4/2 LA TECHNIQUE AU SERVICE DE L’ART
Laissant le cadran libre de toute aiguille, le calibre 2460 G4/2 offre un grand espace d’expression aux artisans d’art. Mouvement manufacture automatique de 237 composants, il se distingue par son affichage périphérique des heures, minutes, jours et dates. Ces indications sur disque prennent place dans quatre guichets positionnés sur les parties supérieures et inférieures du cadran. Les teintes des disques respectent le décor du cadran et adoptent de ce fait différentes couleurs selon leur positionnement. Cadencé à 4 Hz (28’800 alternances/heure) et doté d’une réserve de marche de 40 heures par remontage bidirectionnel, ce mouvement affiche une épaisseur de seulement 6,05 mm.
Au dos du mouvement, la masse oscillante fait référence au Louvre, selon une estampe du 18e siècle, avec une représentation de la façade Est du musée et sa colonnade inspirée des travaux de Louis Le Vau et Claude Perrault. La matrice du dessin a été sculptée à la main pour ensuite servir à l’étampage de la masse oscillante. Le même soin du détail se retrouve sur les finitions de haute horlogerie du calibre répondant aux exigences du Poinçon de Genève. On découvre notamment des ponts anglés et décorés Côtes de Genève, une platine perlée et des roues cerclées visibles à travers le fond saphir de la montre.
LES MÉTIERS D’ART À L’HONNEUR
La glyptique consiste à graver des matériaux durs comme de la pierre, du cristal ou des gemmes afin de créer des décors en creux (intailles) ou en relief (camées). Elle requiert une extrême précision du geste et une parfaite compréhension de la matière, dont les strates, les inclusions ou la dureté influencent chaque incision. En horlogerie, la glyptique s’applique à des éléments décoratifs miniatures de quelques millimètres seulement d’épaisseur, sculptés à la main sous binoculaire. La sculpture, qui en est proche, implique un travail plus volumétrique où l’artisan joue sur la profondeur, les textures et la lumière pour donner vie à une figure, une scène ou un motif symbolique.
La micro-mosaïque est un art consistant à assembler de minuscules tesselles, généralement en pâte de verre, émail ou pierre, dont la taille peut être inférieure au millimètre. Chaque fragment est sélectionné pour sa couleur et sa forme pour être ensuite positionné sous binoculaire selon le motif souhaité. Le résultat donne une image de peinture minérale d’une beauté figurative saisissante.
La marqueterie consiste à composer un motif ou une scène en assemblant de fines « feuilles » ou placages de matériaux variés : bois rares, nacre, paille, métaux précieux, pierres tendres ou même cuir. Chaque élément est découpé et ajusté avec une précision extrême, avant d’être collé sur un support et parfois ombré, gravé ou enrichi de peinture miniature pour apporter plus de détails. La marqueterie cloisonnée est quant à elle un procédé unique associant le travail du métal et du placage en référence au travail de l’émail cloisonné. Les composants de la marqueterie s’insèrent alors dans de fins fils d’or formant le canevas du motif à réaliser. La même technique peut être utilisée en champlevé par creusure de la matière.
L’émaillage est un art du feu : des poudres de verre colorées sont déposées sur une surface en or puis cuites à haute température pour obtenir une couche vitrifiée brillante et durable. Les techniques varient sur ces pièces – émail champlevé, émail flinqué et peinture sur émail en miniature – mais toutes exigent une maîtrise du coefficient de dilatation des matériaux et une parfaite préparation des pigments. L’émail champlevé consiste à graver des cavités dans l’épaisseur du métal pour y déposer de la poudre d’émail par couches successives passées au feu. L’émail flinqué revient à recouvrir une plaque gravée ou guillochée d’émail translucide pour lui donner davantage de consistance et de profondeur. Quant à la peinture sur émail en miniature, comme une toile de maître, elle consiste à peindre à la main motifs et ornementations sur un support adapté à la technique du feu.
La gravure sur un cadran horloger consiste à inciser directement la surface métallique – de l’or, de la nacre ou des pierres dures – à l’aide de burins ou de micro-fraises afin de créer un motif continu, régulier et parfaitement symétrique. Réalisé sous binoculaire, le travail demande une extrême maîtrise du geste pour assurer la constance de la profondeur, la netteté des arêtes et l’homogénéité du relief sur une surface de quelques millimètres d’épaisseur. Selon l’esthétique recherchée, l’artisan peut jouer sur différentes textures — satinage, grainage, polissage — pour renforcer les contrastes et accrocher la lumière.
Sur un cadran de montre, la dorure à la feuille d’or est une technique d’une grande délicatesse. Elle consiste à appliquer de très fines feuilles d’or pur sur la surface du cadran, lui conférant ainsi l’éclat et l’apparence de l’or massif. Ce procédé méticuleux permet d’obtenir une surface lumineuse et d’une grande finesse, capable d’offrir des finitions variées, qu’elles soient brillantes ou mates. Cette méthode permet d’enrichir le cadran d’une touche précieuse et durable.
BUSTE D’AKHÉNATON
NOUVEL EMPIRE ÉGYPTIEN (1500 – 1000 AV. J.-C.)
La statue colossale d’Akhénaton exposée au Louvre témoigne d’un moment particulier dans l’histoire égyptienne : la réforme politico-religieuse et artistique menée par ce pharaon atypique dont le règne se situe entre 1355 et 1337 av. J.-C. Fils d’Amenhotep III, Akhénaton tente d’imposer le culte d’Aton (l’orbe solaire) et de recentrer celui-ci autour du roi et de sa famille comme seuls intermédiaires entre les sphères humaines et divines. Cette réforme se solde par un échec : Toutankhamon, fils et successeur d’Akhenaton, restaure rapidement les anciens cultes. Pour éphémère que fut cette parenthèse dite « amarnienne » de l’Égypte ancienne, elle n’en est pas moins considérée comme l’un des épisodes les plus fascinants de son histoire, notamment marquée par de nouveaux canons de beauté qui se lisent clairement sur le buste d’Akhénaton.
Découvert au 19e siècle à Amarna, le buste d’Akhénaton conservé au musée du Louvre est fragmentaire. À l’origine, il faisait partie d’un ensemble de piliers érigés durant les premières années du règne du pharaon dans un édifice bâti à l’est du temple de Karnak. Le souverain est représenté avec une longue barbe postiche et les deux sceptres royaux dont il ne subsiste que les manches. Taillée dans du grès, la statue du pharaon surprend par son visage allongé, presque abstrait, ses yeux étirés, lèvres charnues et menton pointu. Cette apparente androgynie reflète la révolution religieuse et artistique initiée par Akhénaton.
Pour le représenter au centre du cadran, la designer de Vacheron Constantin a choisi un angle de vue de profil en léger contre-bas, lui donnant une expression énigmatique. Le portrait est réalisé en glyptique. Par souci d’authenticité, cette reproduction est sculptée dans du grès calcaire en provenance du Sinaï d’Egypte, soit la même pierre que l’œuvre originale. Elle est patinée à la main, pour plus de réalisme, ce qui lui confère volume et profondeur. En vis- à-vis, le cartouche du pharaon est réalisé par gravure, sur la même pierre de grès calcaire, d’après un relief mural en provenance de Karnak. Ces deux composants centraux du cadran ont demandé une soixantaine d’heures de travail.
Deux frises entourent le pharaon. La frise extérieure, inspirée du collier de Nakhti – un bijou en perles tubulaires attribué à ce chancelier égyptien de la 12e dynastie –, est gravée à la pointe sèche sur un anneau de turquoise d’un seul tenant. Un liseré d’or le sépare de la frise intérieure, réalisée en champlevé de pierres où les composants s’insèrent dans un motif en filets d’or minutieusement gravés en creux. Pour cette composition, qui assemble de minuscules tesselles de nacre rouge, de chrysoprase, d’opaline et de sodalite, l’inspiration est venue d’un pectoral du 7e siècle av. J.-C. conservé au sein du département des Antiquités égyptiennes du Louvre. La création de ces deux frises a demandé approximativement 150 heures de travail.
LAMASSU DE SARGON II
EMPIRE NÉO-ASSYRIEN (934 - 609 AV. J.-C.)
Monumentales, les figures ailées à tête humaine du palais de Khorsabad comptent parmi les trésors les plus impressionnants du département des Antiquités orientales du Louvre. Ces Lamassus de 5 mètres de haut, mi- taureau, mi-aigle, mi-homme, gardaient autrefois les portes du palais et de la ville de Sargon II, roi d’Assyrie, dans le nord de l’actuel Irak. Grâce à ses nombreuses conquêtes, l’Assyrie est devenue un véritable empire au 1er millénaire avant notre ère, couvrant un vaste territoire s’étendant depuis son cœur mésopotamien jusqu’à l’Égypte, l’Anatolie et la Perse. Ses rois se font alors construire des palais, comme celui de Dur-Sharrukin, l’actuelle Khorsabad, édifié par Sargon II, dont le règne s’étend de 721 à 705 avant notre ère. Tout doit y donner l’idée de grandeur, notamment ces Lamassus, gardiens protecteurs de la ville.
Taillés dans d’énorme blocs d’albâtre, ces sculptures associent le haut relief pour le corps et la ronde-bosse pour la tête. Avec leur barbe tressée, leurs ailes déployées et cinq jambes sculptées pour créer l’illusion de mouvement selon l’angle de vue, les Lamassus étaient peints comme tous les reliefs décorant les palais assyriens. Identifiés lors de fouilles pionnières menées par l’archéologue français Paul-Émile Botta à partir de 1843, les vestiges du palais de Sargon II ont inauguré la redécouverte archéologique des Assyriens, connus indirectement par la Bible et d’autres récits antiques. Une partie des vestiges est exposée au Louvre ; d’autres sont encore sur place ou visibles aux musées de Bagdad et de Mossoul en Irak. Aujourd’hui, la « cour de Khorsabad » au Louvre, évoque l’environnement du palais avec des originaux et deux moulages en plâtre.
La base en or du cadran accueille un travail de pierres en champlevé, technique inspirée de l’émaillage qui consiste à insérer les minuscules tesselles dans un canevas délimité par gravure dans la matière. Cette composition très figurative réunissant de fines baguettes d’agate rouge et de dumortiérite bleue est inspirée par une peinture murale d’un taureau androcéphale ailé découverte à Til Barsip (Syrie) datant du 8e siècle av. J.-C, et reproduite sur un rouleau conservé au Louvre.
Cette base est également gravée puis réhaussée d’émail flinqué donnant un effet de profondeur. Cette technique consiste à graver la matière du motif souhaité, ici des plumes de Lamassu, pour ensuite appliquer plusieurs couches d’émail translucide, ici teinté de rouge. Une fois le décor planté, et après 145 heures de travail, s’ajoute l’applique du Lamassu exposé au Louvre, réalisée en glyptique sur du grès calcaire en provenance d’Italie, une pierre sensiblement plus dure que le gypse. Pour accentuer les traits de la créature androcéphale, le graveur termine son travail avec une patine appliquée à la main. La frise extérieure est en or gravé selon un motif représenté sur une peinture du Louvre de 1863 représentant la Visite du pacha de Mossoul aux fouilles de Khorsabad.
ATHÉNA DE VELLETRI
GRÈCE ANTIQUE (480 - 323 AV. J.-C.)
La majestueuse Pallas de Velletri conservée au Louvre incarne la puissance et la sagesse guerrière de la déesse protectrice d’Athènes. Découverte en 1797 près de Velletri, au sud de Rome, cette statue en marbre de plus de trois mètres est une copie romaine d’un original grec sculpté vers 430 av. J.-
C. par Crésilas, contemporain de Phidias, à qui l’on doit également un célèbre portrait de Périclès. Athènes conçoit cette Pallas quelques décennies après sa victoire sur l’immense empire perse, lors des guerres médiques. Athènes, puissance montante, vient alors d’établir son hégémonie sur une large partie du monde grec, notamment grâce à la force et l’efficacité de sa flotte. C’est le « siècle d’or d’Athènes », une cité-État qui connaît une ère de prospérité et de rayonnement sans précédent tant au niveau intellectuel que politique et artistique.
La statue Pallas du Louvre, représentée casquée et drapée d’un péplos, a connu un destin passablement mouvementé. Passée entre les mains du grand sculpteur et restaurateur romain Vincenzo Pacetti (1746–1820), elle est rachetée par la France sous le Directoire et exposée à la Villa Médicis, avant d’être saisie par les troupes de Ferdinand IV de Naples lors de la prise de Rome en 1798. C’est Napoléon qui, fasciné par la symbolique de cette déesse guerrière de la sagesse, la négocie en 1801 lors du traité de paix signé à Florence en 1801 entre la France et le Royaume de Naples vaincu. Deux ans plus tard, elle rejoint les collections du Louvre.
La majesté de la Pallas de Velletri est rendue par le travail de glyptique réalisé sur du marbre de Paros, île grecque du nord de la mer Egée. Il s’agit de la même pierre que celle de la statue originale, reconnue pour sa blancheur étincelante et sa composition à gros cristaux. Sur le cadran, la déesse d’Athènes est représentée de trois quarts en léger contre-bas, ce qui lui donne une posture dominatrice sur le monde. Patinée à la main pour accentuer les ombres et les reliefs, l’applique prend place sur un cadran en or préalablement confié aux mains de l’émailleur. Celui-ci a réalisé une frise en émail champlevé noir sur la base en or jaune d’une précision de dentelière. Conservé au Louvre, un cratère peint par Égisthe vers 460 av. J.-C figurant le meurtre de Tityos sert d’inspiration à cette frise, elle-même entourée d’une deuxième en or blanc gravé et patiné, inspirée par une scène dionysiaque.
Le centre du cadran est décoré d’une marqueterie de pierres inspirée d’une amphore grecque de Milo datant de la fin du 5e siècle av. J.-C.. Celle-ci met en scène la guerre entre les géants et les dieux combattant sur des chars tirés par des chevaux. On retrouve ces mêmes chevaux sur la marqueterie centrale de cette pièce, réalisée en onyx et mokaïte blanc crème et orange. Conforme à l’original, elle restitue la fougue et l’expression des chevaux grâce à un travail de peinture miniature et de marqueterie de pierres. Une soixantaine d’heures de travail a été nécessaire à la réalisation de cette partie du cadran.
TIBRE DE L’ISEUM CAMPENSE
ROME IMPÉRIALE (27 AV. J.-C. – 476)
Retrouvée à Rome en 1512 à l’emplacement d’un sanctuaire dédiés aux dieux égyptiens Isis et Sérapis, l’imposante sculpture en marbre du dieu Tibre de 1,76 mètre de haut figure un Tibre chenu et barbu, allongé sur un lit de pierre et tenant en main une corne d’abondance d’où s’échappent fruits et épis. À ses côtés, la louve allaite Romulus et Rémus, rappel du mythe fondateur de Rome. Monumentale et allégorique, la statue du Tibre célèbre le récit des origines de la cité. Le Tibre était en effet une artère vitale sans laquelle la ville éternelle, située dans sa basse vallée, n’aurait jamais connu un tel essor. Au temps de l’Empire né avec Auguste en 27 av. J.-C., Rome comptait un nombre d’habitants de l’ordre du million, que seules des cités comme Londres ou Paris égaleront au début du 19e siècle.
La statue du Tibre fait partie des nombreuses œuvres saisies par Napoléon Bonaparte en Italie à la suite du traité de Tolentino en 1797, et emmenée pour être exposée au Louvre. A la chute de l’Empire en 1815, certaines des œuvres saisies en Italie et en Allemagne sont restituées, mais la statue du Tibre, donnée par le pape Pie VII au nouveau roi Louis XVIII, demeure en France.
Au centre du cadran, de trois quart, la tête du Tibre et sa corne d’abondance sont réalisées en glyptique sur marbre. La pierre de cette applique provient d’Italie, comme c’est le cas pour la statue originale. Sculptée et patinée pour en faire ressortir tous les détails, cette représentation du dieu fleuve est très réaliste, traduisant l’impression de puissance tranquille de la statue. Une deuxième applique en micro-mosaïque de pierres lui fait face, inspirée d’une mosaïque datant de la fin du 2e siècle de notre ère découverte à Utique (Henchir Bou Chateur en Tunisie), elle aussi conservée au Louvre : son décor floral est reproduit à l’aide de milliers de fragments de pierre de jaspe, de chrysocolle et d’opaline. Les interstices entre les pierres, qui servent de joints à la composition, sont terminés en peinture miniature de plusieurs couleurs s’apparentant aux pierres.
Le cadran de base en or sert de support à ces deux appliques. Texturé à la feuille d’or qui lui donne cet aspect grené, il est ensuite recouvert d’émail translucide. Une frise en nacre gravée à la pointe sèche entoure la composition. Elle s’inspire d’une plaque Campana, une terre cuite en relief du Louvre datant du 1er siècle av. J.-C. qui représente une scène de danse dionysiaque. La réalisation de ce cadran requiert un travail collaboratif du graveur, de l’émailleur et du micro-mosaïste.
UN PARTENARIAT ARTISTIQUE ET CULTUREL
Vacheron Constantin et le Louvre concluent formellement un partenariat artistique et culturel en 2019. Unies par la même vocation de conservation, préservation et transmission des arts et des savoirs artisanaux, les deux institutions collaborent sur divers projets. L’un des premiers fruits de cette alliance se concrétise lors de la vente aux enchères « Bid for the Louvre » en 2020 destinée à collecter des fonds pour soutenir les projets de solidarité culturelle du musée. Pour l’occasion, Vacheron Constantin imagine une expérience inédite : le plus offrant peut choisir une œuvre d’art du Louvre à reproduire par les artisans d’art de la Maison sur le cadran d’une montre créée sur mesure. C’est ainsi que la pièce Les Cabinotiers – Hommage à Pierre Paul Rubens, La lutte pour l’étendard de la Bataille d’Anghiari voit le jour en 2023.
La série de montres Métiers d’Art Hommage aux grandes civilisations présentée en 2022 réunit la Maison et le musée autour de la célébration des splendeurs du passé et des moyens de les pérenniser. Plus récemment, dans le cadre de son 270e anniversaire en 2025, Vacheron Constantin choisit le Louvre pour dévoiler et exposer La Quête du Temps, une horloge astronomique automate dotée de 2’370 composants et 22 complications : elle est exposée au sein du musée aux côtés d’autres œuvres dont la pendule La Création du Monde, chef-d’œuvre de l’horlogerie de précision du 18e siècle dont la restauration a été soutenue par Vacheron Constantin en 2016.
ENTRETIEN AVEC SANDRINE DONGUY
DIRECTRICE MARKETING PRODUIT & CRÉATION
Pourquoi avoir choisi les mêmes civilisations que la première série ?
Le choix initial s’est porté sur les grandes civilisations de l’Antiquité, d’une part en raison de la richesse incomparable des collections du musée qui dispose de trois départements dédiés, et de l’autre parce que les œuvres de ces époques ont une portée universelle. Que ce soit l’Empire assyrien, l’Egypte du temps des pharaons, l’âge d’or de la Grèce antique ou la Rome impériale, ces civilisations ont connu un extraordinaire développement territorial associé à une aura culturelle et artistique sans précédent. Pour cette nouvelle série de montres, il est question de pousser davantage la mise en lumière de ces civilisations emblématiques.
Comment faire pour conserver toute l’aura et la puissance des œuvres originales ?
Les pièces choisies au sein du département des Antiquités du Louvre sont en effet des œuvres monumentales. C’est donc un véritable défi de les représenter sur une surface aussi réduite que celle d’un cadran de montre, mais c’est le genre de défi qu’aime à relever Vacheron Constantin. Trois ans de développement ont été nécessaires pour y parvenir. Le travail de recherche s’est effectué en étroite collaboration avec les conservateurs du musée du Louvre, pour choisir les pièces emblématiques des quatre civilisations mais également pour sélectionner les œuvres annexes devant servir d’inspiration aux autres composants du cadran. Il fallait s’assurer de la faisabilité du projet, puis déterminer l’angle de vue pour l’œuvre principale, le décor à lui donner et les métiers d’art à mettre en œuvre. Il était également essentiel de modéliser en 3D chacune des créations pour confirmer les intentions, obtenir les justes proportions et s’assurer des bons effets d’ombre et de lumière, ceci permettant aux maîtres artisans d’avoir un plan de construction clair. Chaque cadran a demandé entre 120 et 220 heures de travail, selon son degré de complexité.
ENTRETIEN AVEC SANDRINE DONGUY
DIRECTRICE MARKETING PRODUIT & CRÉATION
Quels ont été les plus grands défis artistiques de cette nouvelle série ?
Le travail de glyptique sur pierre, ici du marbre et du grès calcaire, en est un. Si l’on parle bien de micro- sculpture, cette technique qui procède par abrasion n’est en rien similaire à la gravure sur métal qui, elle, consiste à inciser le métal au burin. Les quatre appliques de la première série de montres Métiers d’Art – Hommage aux grandes civilisations étaient en or sculpté ; cette fois, elles sont en pierre, une première dans l’univers de Vacheron Constantin, du grès calcaire et du marbre de mêmes types et voire de mêmes provenances que pour les œuvres originales. Autre défi : la conjugaison des différents métiers d’art et la juxtaposition sur le cadran de composants relevant de techniques différentes. L’ajustement de ces éléments a dû se faire au micron près, toute erreur sanctionnant de nombreuses heures de travail.
Qu’est-ce qui a dicté le choix du calibre 2460 G4 pour animer ces pièces ?
L’avantage du calibre 2640 G4 tient à son affichage par disques dans quatre guichets en périphérie du cadran. En jouant sur les couleurs des disques par rapport aux différents éléments du cadran, cet affichage se fond dans le décor tout en restant très lisible. En d’autres termes, cette architecture de mouvement sans aiguille permet de dégager entièrement la surface du cadran au profit des métiers d’art, une nécessité avec ce type de pièce où la technique horlogère se met au service de l’expression artistique.
“EXPLORE ALL WAYS POSSIBLE”,
THÉMATIQUE ANNUELLE DE VACHERON CONSTANTIN
« Faire mieux si possible, ce qui est toujours possible ».
La devise de Vacheron Constantin, née dans les écrits de François Constantin en 1819, est un appel à repousser sans cesse les limites de l’excellence et de la créativité, quelles qu’elles soient...
Aller au-delà des frontières de la mécanique horlogère, découvrir de nouveaux horizons culturels et artistiques, parcourir l’héritage et le patrimoine : autant d’incitations à l’exploration qui se fait « par tous les moyens possibles » (“All Ways Possible”), pour regarder plus loin, penser autrement et libérer l’énergie créative.
En s’ouvrant au monde, la Maison a trouvé sa vocation pour faire de la mesure du temps un vaste champ de recherche et de découverte, à la fois techniques, historiques et culturels.
“Explore All Ways Possible” : en collaboration avec l’artiste et illustrateur chinois Shan Jiang, cette thématique nous emmène dans un voyage merveilleux et poétique, où l’exploration est source d’émerveillement, d’innovation et de savoirs.
Shan Jiang, artiste très acclamé dans le monde de l'illustration, imprègne son œuvre de l'influence de Shanghai, sa ville natale. Dans ses créations, il fusionne gratte-ciel et bungalows, superstitions traditionnelles, concepts et idéologies contemporains, ainsi que des sous-cultures florissantes. Ses inspirations artistiques incluent l'Art Méticuleux Chinois, l'Ukiyo-e, le Bauhaus, Dürer, Jean Giraud et Eduardo Paolozzi. Son approche artistique, souvent caractérisée par la minutie et une imagination débordante, s'aligne sur les valeurs d'excellence et d'innovation de la Maison, notamment par l'exploration.
METIERS D’ART
HOMMAGE AUX GRANDES CIVILISATIONS
UNE NOUVELLE SÉRIE INSPIRÉE DES CHEFS D’ŒUVRE DU LOUVRE
Neuf arts décoratifs
Le Louvre et Vacheron Constantin,
un partenariat au service de l’art et la culture depuis 2019.
Un mouvement de légende, Calibre 2460 G4/2
Une nouvelle série de montres nées de la collaboration entre Vacheron Constantin et le Louvre, inspirées des chefs-d’œuvre exposés au musée, qui rendent hommage aux grandes civilisations de l’Antiquité
La mise en valeur de neuf métiers d’art à travers la représentation de symboles culturels replacés dans le contexte des arts décoratifs de leur époque
Quatre modèles limités à 15 pièces chacun, équipés du calibre manufacture 2460 G4/2 offrant une grande liberté artistique
Vacheron Constantin et le musée du Louvre, deux institutions qui veillent conjointement à la préservation de l’art et la culture, et à la transmission des savoir-faire
Vacheron Constantin ouvre un nouveau chapitre dans sa collection de montres Métiers d’Art Hommage aux grandes civilisations. Née dans le cadre du partenariat avec le musée du Louvre, une première série de montres a vu le jour en 2022. Dans cette lignée, la Maison présente quatre nouveaux garde-temps qui poursuivent l’exploration culturelle. En étroite collaboration avec les conservateurs du musée, la Maison a choisi des œuvres majeures du département des Antiquités pour célébrer l’Égypte des pharaons, l’Empire assyrien, la Grèce antique et la Rome impériale.
Berceau de la pensée moderne, des organisations politiques et sociales contemporaines, les civilisations de l’Antiquité éblouissent par leur réalisations artistiques et architecturales. Cet attrait pour les cultures étrangères et/ou anciennes nourrit l’esprit d’exploration et la créativité de Vacheron Constantin. L’expansion commerciale de la Maison dès le début du 19e siècle aux Amériques, au Moyen-Orient et en Asie, lui a en effet offert d’innombrables sources d’inspiration artistiques et culturelles.
Quatre nouvelles pièces Métiers d’Art Hommage aux grandes civilisations célèbrent les chefs-d’œuvre antiques du musée du Louvre et les arts décoratifs qui s’y rapportent dans un souci de véracité et d’authenticité historiques. D’entente avec les directeurs des départements du Louvre, le travail de reproduction a tenu compte des matériaux utilisés pour les œuvres originales, c’est à dire des pierres de même origine et de même qualité. Les arts décoratifs mis en exergue sur ces pièces traduisent le souci constant de Vacheron Constantin de perpétuer et de valoriser des savoir-faire traditionnels, tels que la glyptique, la micro-mosaïque, la gravure, l’émaillage, la marqueterie, la dorure et la peinture miniature.
DES CADRANS ARTISTIQUEMENT ARCHITECTURÉS
La complexité des métiers d’art à l’œuvre sur ces montres a demandé une construction de cadran en plusieurs éléments, chacun répondant à une technique précise. Sur une plaque de base en or se positionnent, au centre, l’effigie de l’œuvre représentative de la civilisation concernée et une ornementation en applique reflétant les arts décoratifs qui lui sont propres. En périphérie, une frise complète le tableau. Afin d’être assemblés comme un puzzle, ces différents composants doivent être parfaitement calibrés et ajustés avec un soin méticuleux pour ne pas altérer les travaux respectifs de tous les artisans intervenant sur l’ornementation du cadran.
L’effigie centrale est réalisée en glyptique sur pierre, une technique de taille de pierre, consistant à graver ou sculpter celle-ci en relief, traditionnellement utilisée pour la création de camées. La sélection des pierres, de même nature et/ou de même origine que les œuvres du Louvre, a nécessité un important travail de prospection. Les appliques qui accompagnent les figures centrales et les frises périphériques, inspirées de pièces exposées au musée, ont également fait l’objet de recherches approfondies avec les experts du Louvre afin de respecter l’ornementation traditionnelle des quatre civilisations.
CALIBRE 2460 G4/2 LA TECHNIQUE AU SERVICE DE L’ART
Laissant le cadran libre de toute aiguille, le calibre 2460 G4/2 offre un grand espace d’expression aux artisans d’art. Mouvement manufacture automatique de 237 composants, il se distingue par son affichage périphérique des heures, minutes, jours et dates. Ces indications sur disque prennent place dans quatre guichets positionnés sur les parties supérieures et inférieures du cadran. Les teintes des disques respectent le décor du cadran et adoptent de ce fait différentes couleurs selon leur positionnement. Cadencé à 4 Hz (28’800 alternances/heure) et doté d’une réserve de marche de 40 heures par remontage bidirectionnel, ce mouvement affiche une épaisseur de seulement 6,05 mm.
Au dos du mouvement, la masse oscillante fait référence au Louvre, selon une estampe du 18e siècle, avec une représentation de la façade Est du musée et sa colonnade inspirée des travaux de Louis Le Vau et Claude Perrault. La matrice du dessin a été sculptée à la main pour ensuite servir à l’étampage de la masse oscillante. Le même soin du détail se retrouve sur les finitions de haute horlogerie du calibre répondant aux exigences du Poinçon de Genève. On découvre notamment des ponts anglés et décorés Côtes de Genève, une platine perlée et des roues cerclées visibles à travers le fond saphir de la montre.
LES MÉTIERS D’ART À L’HONNEUR
La glyptique consiste à graver des matériaux durs comme de la pierre, du cristal ou des gemmes afin de créer des décors en creux (intailles) ou en relief (camées). Elle requiert une extrême précision du geste et une parfaite compréhension de la matière, dont les strates, les inclusions ou la dureté influencent chaque incision. En horlogerie, la glyptique s’applique à des éléments décoratifs miniatures de quelques millimètres seulement d’épaisseur, sculptés à la main sous binoculaire. La sculpture, qui en est proche, implique un travail plus volumétrique où l’artisan joue sur la profondeur, les textures et la lumière pour donner vie à une figure, une scène ou un motif symbolique.
La micro-mosaïque est un art consistant à assembler de minuscules tesselles, généralement en pâte de verre, émail ou pierre, dont la taille peut être inférieure au millimètre. Chaque fragment est sélectionné pour sa couleur et sa forme pour être ensuite positionné sous binoculaire selon le motif souhaité. Le résultat donne une image de peinture minérale d’une beauté figurative saisissante.
La marqueterie consiste à composer un motif ou une scène en assemblant de fines « feuilles » ou placages de matériaux variés : bois rares, nacre, paille, métaux précieux, pierres tendres ou même cuir. Chaque élément est découpé et ajusté avec une précision extrême, avant d’être collé sur un support et parfois ombré, gravé ou enrichi de peinture miniature pour apporter plus de détails. La marqueterie cloisonnée est quant à elle un procédé unique associant le travail du métal et du placage en référence au travail de l’émail cloisonné. Les composants de la marqueterie s’insèrent alors dans de fins fils d’or formant le canevas du motif à réaliser. La même technique peut être utilisée en champlevé par creusure de la matière.
L’émaillage est un art du feu : des poudres de verre colorées sont déposées sur une surface en or puis cuites à haute température pour obtenir une couche vitrifiée brillante et durable. Les techniques varient sur ces pièces – émail champlevé, émail flinqué et peinture sur émail en miniature – mais toutes exigent une maîtrise du coefficient de dilatation des matériaux et une parfaite préparation des pigments. L’émail champlevé consiste à graver des cavités dans l’épaisseur du métal pour y déposer de la poudre d’émail par couches successives passées au feu. L’émail flinqué revient à recouvrir une plaque gravée ou guillochée d’émail translucide pour lui donner davantage de consistance et de profondeur. Quant à la peinture sur émail en miniature, comme une toile de maître, elle consiste à peindre à la main motifs et ornementations sur un support adapté à la technique du feu.
La gravure sur un cadran horloger consiste à inciser directement la surface métallique – de l’or, de la nacre ou des pierres dures – à l’aide de burins ou de micro-fraises afin de créer un motif continu, régulier et parfaitement symétrique. Réalisé sous binoculaire, le travail demande une extrême maîtrise du geste pour assurer la constance de la profondeur, la netteté des arêtes et l’homogénéité du relief sur une surface de quelques millimètres d’épaisseur. Selon l’esthétique recherchée, l’artisan peut jouer sur différentes textures — satinage, grainage, polissage — pour renforcer les contrastes et accrocher la lumière.
Sur un cadran de montre, la dorure à la feuille d’or est une technique d’une grande délicatesse. Elle consiste à appliquer de très fines feuilles d’or pur sur la surface du cadran, lui conférant ainsi l’éclat et l’apparence de l’or massif. Ce procédé méticuleux permet d’obtenir une surface lumineuse et d’une grande finesse, capable d’offrir des finitions variées, qu’elles soient brillantes ou mates. Cette méthode permet d’enrichir le cadran d’une touche précieuse et durable.
BUSTE D’AKHÉNATON
NOUVEL EMPIRE ÉGYPTIEN (1500 – 1000 AV. J.-C.)
La statue colossale d’Akhénaton exposée au Louvre témoigne d’un moment particulier dans l’histoire égyptienne : la réforme politico-religieuse et artistique menée par ce pharaon atypique dont le règne se situe entre 1355 et 1337 av. J.-C. Fils d’Amenhotep III, Akhénaton tente d’imposer le culte d’Aton (l’orbe solaire) et de recentrer celui-ci autour du roi et de sa famille comme seuls intermédiaires entre les sphères humaines et divines. Cette réforme se solde par un échec : Toutankhamon, fils et successeur d’Akhenaton, restaure rapidement les anciens cultes. Pour éphémère que fut cette parenthèse dite « amarnienne » de l’Égypte ancienne, elle n’en est pas moins considérée comme l’un des épisodes les plus fascinants de son histoire, notamment marquée par de nouveaux canons de beauté qui se lisent clairement sur le buste d’Akhénaton.
Découvert au 19e siècle à Amarna, le buste d’Akhénaton conservé au musée du Louvre est fragmentaire. À l’origine, il faisait partie d’un ensemble de piliers érigés durant les premières années du règne du pharaon dans un édifice bâti à l’est du temple de Karnak. Le souverain est représenté avec une longue barbe postiche et les deux sceptres royaux dont il ne subsiste que les manches. Taillée dans du grès, la statue du pharaon surprend par son visage allongé, presque abstrait, ses yeux étirés, lèvres charnues et menton pointu. Cette apparente androgynie reflète la révolution religieuse et artistique initiée par Akhénaton.
Pour le représenter au centre du cadran, la designer de Vacheron Constantin a choisi un angle de vue de profil en léger contre-bas, lui donnant une expression énigmatique. Le portrait est réalisé en glyptique. Par souci d’authenticité, cette reproduction est sculptée dans du grès calcaire en provenance du Sinaï d’Egypte, soit la même pierre que l’œuvre originale. Elle est patinée à la main, pour plus de réalisme, ce qui lui confère volume et profondeur. En vis- à-vis, le cartouche du pharaon est réalisé par gravure, sur la même pierre de grès calcaire, d’après un relief mural en provenance de Karnak. Ces deux composants centraux du cadran ont demandé une soixantaine d’heures de travail.
Deux frises entourent le pharaon. La frise extérieure, inspirée du collier de Nakhti – un bijou en perles tubulaires attribué à ce chancelier égyptien de la 12e dynastie –, est gravée à la pointe sèche sur un anneau de turquoise d’un seul tenant. Un liseré d’or le sépare de la frise intérieure, réalisée en champlevé de pierres où les composants s’insèrent dans un motif en filets d’or minutieusement gravés en creux. Pour cette composition, qui assemble de minuscules tesselles de nacre rouge, de chrysoprase, d’opaline et de sodalite, l’inspiration est venue d’un pectoral du 7e siècle av. J.-C. conservé au sein du département des Antiquités égyptiennes du Louvre. La création de ces deux frises a demandé approximativement 150 heures de travail.
LAMASSU DE SARGON II
EMPIRE NÉO-ASSYRIEN (934 - 609 AV. J.-C.)
Monumentales, les figures ailées à tête humaine du palais de Khorsabad comptent parmi les trésors les plus impressionnants du département des Antiquités orientales du Louvre. Ces Lamassus de 5 mètres de haut, mi- taureau, mi-aigle, mi-homme, gardaient autrefois les portes du palais et de la ville de Sargon II, roi d’Assyrie, dans le nord de l’actuel Irak. Grâce à ses nombreuses conquêtes, l’Assyrie est devenue un véritable empire au 1er millénaire avant notre ère, couvrant un vaste territoire s’étendant depuis son cœur mésopotamien jusqu’à l’Égypte, l’Anatolie et la Perse. Ses rois se font alors construire des palais, comme celui de Dur-Sharrukin, l’actuelle Khorsabad, édifié par Sargon II, dont le règne s’étend de 721 à 705 avant notre ère. Tout doit y donner l’idée de grandeur, notamment ces Lamassus, gardiens protecteurs de la ville.
Taillés dans d’énorme blocs d’albâtre, ces sculptures associent le haut relief pour le corps et la ronde-bosse pour la tête. Avec leur barbe tressée, leurs ailes déployées et cinq jambes sculptées pour créer l’illusion de mouvement selon l’angle de vue, les Lamassus étaient peints comme tous les reliefs décorant les palais assyriens. Identifiés lors de fouilles pionnières menées par l’archéologue français Paul-Émile Botta à partir de 1843, les vestiges du palais de Sargon II ont inauguré la redécouverte archéologique des Assyriens, connus indirectement par la Bible et d’autres récits antiques. Une partie des vestiges est exposée au Louvre ; d’autres sont encore sur place ou visibles aux musées de Bagdad et de Mossoul en Irak. Aujourd’hui, la « cour de Khorsabad » au Louvre, évoque l’environnement du palais avec des originaux et deux moulages en plâtre.
La base en or du cadran accueille un travail de pierres en champlevé, technique inspirée de l’émaillage qui consiste à insérer les minuscules tesselles dans un canevas délimité par gravure dans la matière. Cette composition très figurative réunissant de fines baguettes d’agate rouge et de dumortiérite bleue est inspirée par une peinture murale d’un taureau androcéphale ailé découverte à Til Barsip (Syrie) datant du 8e siècle av. J.-C, et reproduite sur un rouleau conservé au Louvre.
Cette base est également gravée puis réhaussée d’émail flinqué donnant un effet de profondeur. Cette technique consiste à graver la matière du motif souhaité, ici des plumes de Lamassu, pour ensuite appliquer plusieurs couches d’émail translucide, ici teinté de rouge. Une fois le décor planté, et après 145 heures de travail, s’ajoute l’applique du Lamassu exposé au Louvre, réalisée en glyptique sur du grès calcaire en provenance d’Italie, une pierre sensiblement plus dure que le gypse. Pour accentuer les traits de la créature androcéphale, le graveur termine son travail avec une patine appliquée à la main. La frise extérieure est en or gravé selon un motif représenté sur une peinture du Louvre de 1863 représentant la Visite du pacha de Mossoul aux fouilles de Khorsabad.
ATHÉNA DE VELLETRI
GRÈCE ANTIQUE (480 - 323 AV. J.-C.)
La majestueuse Pallas de Velletri conservée au Louvre incarne la puissance et la sagesse guerrière de la déesse protectrice d’Athènes. Découverte en 1797 près de Velletri, au sud de Rome, cette statue en marbre de plus de trois mètres est une copie romaine d’un original grec sculpté vers 430 av. J.-
C. par Crésilas, contemporain de Phidias, à qui l’on doit également un célèbre portrait de Périclès. Athènes conçoit cette Pallas quelques décennies après sa victoire sur l’immense empire perse, lors des guerres médiques. Athènes, puissance montante, vient alors d’établir son hégémonie sur une large partie du monde grec, notamment grâce à la force et l’efficacité de sa flotte. C’est le « siècle d’or d’Athènes », une cité-État qui connaît une ère de prospérité et de rayonnement sans précédent tant au niveau intellectuel que politique et artistique.
La statue Pallas du Louvre, représentée casquée et drapée d’un péplos, a connu un destin passablement mouvementé. Passée entre les mains du grand sculpteur et restaurateur romain Vincenzo Pacetti (1746–1820), elle est rachetée par la France sous le Directoire et exposée à la Villa Médicis, avant d’être saisie par les troupes de Ferdinand IV de Naples lors de la prise de Rome en 1798. C’est Napoléon qui, fasciné par la symbolique de cette déesse guerrière de la sagesse, la négocie en 1801 lors du traité de paix signé à Florence en 1801 entre la France et le Royaume de Naples vaincu. Deux ans plus tard, elle rejoint les collections du Louvre.
La majesté de la Pallas de Velletri est rendue par le travail de glyptique réalisé sur du marbre de Paros, île grecque du nord de la mer Egée. Il s’agit de la même pierre que celle de la statue originale, reconnue pour sa blancheur étincelante et sa composition à gros cristaux. Sur le cadran, la déesse d’Athènes est représentée de trois quarts en léger contre-bas, ce qui lui donne une posture dominatrice sur le monde. Patinée à la main pour accentuer les ombres et les reliefs, l’applique prend place sur un cadran en or préalablement confié aux mains de l’émailleur. Celui-ci a réalisé une frise en émail champlevé noir sur la base en or jaune d’une précision de dentelière. Conservé au Louvre, un cratère peint par Égisthe vers 460 av. J.-C figurant le meurtre de Tityos sert d’inspiration à cette frise, elle-même entourée d’une deuxième en or blanc gravé et patiné, inspirée par une scène dionysiaque.
Le centre du cadran est décoré d’une marqueterie de pierres inspirée d’une amphore grecque de Milo datant de la fin du 5e siècle av. J.-C.. Celle-ci met en scène la guerre entre les géants et les dieux combattant sur des chars tirés par des chevaux. On retrouve ces mêmes chevaux sur la marqueterie centrale de cette pièce, réalisée en onyx et mokaïte blanc crème et orange. Conforme à l’original, elle restitue la fougue et l’expression des chevaux grâce à un travail de peinture miniature et de marqueterie de pierres. Une soixantaine d’heures de travail a été nécessaire à la réalisation de cette partie du cadran.
TIBRE DE L’ISEUM CAMPENSE
ROME IMPÉRIALE (27 AV. J.-C. – 476)
Retrouvée à Rome en 1512 à l’emplacement d’un sanctuaire dédiés aux dieux égyptiens Isis et Sérapis, l’imposante sculpture en marbre du dieu Tibre de 1,76 mètre de haut figure un Tibre chenu et barbu, allongé sur un lit de pierre et tenant en main une corne d’abondance d’où s’échappent fruits et épis. À ses côtés, la louve allaite Romulus et Rémus, rappel du mythe fondateur de Rome. Monumentale et allégorique, la statue du Tibre célèbre le récit des origines de la cité. Le Tibre était en effet une artère vitale sans laquelle la ville éternelle, située dans sa basse vallée, n’aurait jamais connu un tel essor. Au temps de l’Empire né avec Auguste en 27 av. J.-C., Rome comptait un nombre d’habitants de l’ordre du million, que seules des cités comme Londres ou Paris égaleront au début du 19e siècle.
La statue du Tibre fait partie des nombreuses œuvres saisies par Napoléon Bonaparte en Italie à la suite du traité de Tolentino en 1797, et emmenée pour être exposée au Louvre. A la chute de l’Empire en 1815, certaines des œuvres saisies en Italie et en Allemagne sont restituées, mais la statue du Tibre, donnée par le pape Pie VII au nouveau roi Louis XVIII, demeure en France.
Au centre du cadran, de trois quart, la tête du Tibre et sa corne d’abondance sont réalisées en glyptique sur marbre. La pierre de cette applique provient d’Italie, comme c’est le cas pour la statue originale. Sculptée et patinée pour en faire ressortir tous les détails, cette représentation du dieu fleuve est très réaliste, traduisant l’impression de puissance tranquille de la statue. Une deuxième applique en micro-mosaïque de pierres lui fait face, inspirée d’une mosaïque datant de la fin du 2e siècle de notre ère découverte à Utique (Henchir Bou Chateur en Tunisie), elle aussi conservée au Louvre : son décor floral est reproduit à l’aide de milliers de fragments de pierre de jaspe, de chrysocolle et d’opaline. Les interstices entre les pierres, qui servent de joints à la composition, sont terminés en peinture miniature de plusieurs couleurs s’apparentant aux pierres.
Le cadran de base en or sert de support à ces deux appliques. Texturé à la feuille d’or qui lui donne cet aspect grené, il est ensuite recouvert d’émail translucide. Une frise en nacre gravée à la pointe sèche entoure la composition. Elle s’inspire d’une plaque Campana, une terre cuite en relief du Louvre datant du 1er siècle av. J.-C. qui représente une scène de danse dionysiaque. La réalisation de ce cadran requiert un travail collaboratif du graveur, de l’émailleur et du micro-mosaïste.
UN PARTENARIAT ARTISTIQUE ET CULTUREL
Vacheron Constantin et le Louvre concluent formellement un partenariat artistique et culturel en 2019. Unies par la même vocation de conservation, préservation et transmission des arts et des savoirs artisanaux, les deux institutions collaborent sur divers projets. L’un des premiers fruits de cette alliance se concrétise lors de la vente aux enchères « Bid for the Louvre » en 2020 destinée à collecter des fonds pour soutenir les projets de solidarité culturelle du musée. Pour l’occasion, Vacheron Constantin imagine une expérience inédite : le plus offrant peut choisir une œuvre d’art du Louvre à reproduire par les artisans d’art de la Maison sur le cadran d’une montre créée sur mesure. C’est ainsi que la pièce Les Cabinotiers – Hommage à Pierre Paul Rubens, La lutte pour l’étendard de la Bataille d’Anghiari voit le jour en 2023.
La série de montres Métiers d’Art Hommage aux grandes civilisations présentée en 2022 réunit la Maison et le musée autour de la célébration des splendeurs du passé et des moyens de les pérenniser. Plus récemment, dans le cadre de son 270e anniversaire en 2025, Vacheron Constantin choisit le Louvre pour dévoiler et exposer La Quête du Temps, une horloge astronomique automate dotée de 2’370 composants et 22 complications : elle est exposée au sein du musée aux côtés d’autres œuvres dont la pendule La Création du Monde, chef-d’œuvre de l’horlogerie de précision du 18e siècle dont la restauration a été soutenue par Vacheron Constantin en 2016.
ENTRETIEN AVEC SANDRINE DONGUY
DIRECTRICE MARKETING PRODUIT & CRÉATION
Pourquoi avoir choisi les mêmes civilisations que la première série ?
Le choix initial s’est porté sur les grandes civilisations de l’Antiquité, d’une part en raison de la richesse incomparable des collections du musée qui dispose de trois départements dédiés, et de l’autre parce que les œuvres de ces époques ont une portée universelle. Que ce soit l’Empire assyrien, l’Egypte du temps des pharaons, l’âge d’or de la Grèce antique ou la Rome impériale, ces civilisations ont connu un extraordinaire développement territorial associé à une aura culturelle et artistique sans précédent. Pour cette nouvelle série de montres, il est question de pousser davantage la mise en lumière de ces civilisations emblématiques.
Comment faire pour conserver toute l’aura et la puissance des œuvres originales ?
Les pièces choisies au sein du département des Antiquités du Louvre sont en effet des œuvres monumentales. C’est donc un véritable défi de les représenter sur une surface aussi réduite que celle d’un cadran de montre, mais c’est le genre de défi qu’aime à relever Vacheron Constantin. Trois ans de développement ont été nécessaires pour y parvenir. Le travail de recherche s’est effectué en étroite collaboration avec les conservateurs du musée du Louvre, pour choisir les pièces emblématiques des quatre civilisations mais également pour sélectionner les œuvres annexes devant servir d’inspiration aux autres composants du cadran. Il fallait s’assurer de la faisabilité du projet, puis déterminer l’angle de vue pour l’œuvre principale, le décor à lui donner et les métiers d’art à mettre en œuvre. Il était également essentiel de modéliser en 3D chacune des créations pour confirmer les intentions, obtenir les justes proportions et s’assurer des bons effets d’ombre et de lumière, ceci permettant aux maîtres artisans d’avoir un plan de construction clair. Chaque cadran a demandé entre 120 et 220 heures de travail, selon son degré de complexité.
ENTRETIEN AVEC SANDRINE DONGUY
DIRECTRICE MARKETING PRODUIT & CRÉATION
Quels ont été les plus grands défis artistiques de cette nouvelle série ?
Le travail de glyptique sur pierre, ici du marbre et du grès calcaire, en est un. Si l’on parle bien de micro- sculpture, cette technique qui procède par abrasion n’est en rien similaire à la gravure sur métal qui, elle, consiste à inciser le métal au burin. Les quatre appliques de la première série de montres Métiers d’Art – Hommage aux grandes civilisations étaient en or sculpté ; cette fois, elles sont en pierre, une première dans l’univers de Vacheron Constantin, du grès calcaire et du marbre de mêmes types et voire de mêmes provenances que pour les œuvres originales. Autre défi : la conjugaison des différents métiers d’art et la juxtaposition sur le cadran de composants relevant de techniques différentes. L’ajustement de ces éléments a dû se faire au micron près, toute erreur sanctionnant de nombreuses heures de travail.
Qu’est-ce qui a dicté le choix du calibre 2460 G4 pour animer ces pièces ?
L’avantage du calibre 2640 G4 tient à son affichage par disques dans quatre guichets en périphérie du cadran. En jouant sur les couleurs des disques par rapport aux différents éléments du cadran, cet affichage se fond dans le décor tout en restant très lisible. En d’autres termes, cette architecture de mouvement sans aiguille permet de dégager entièrement la surface du cadran au profit des métiers d’art, une nécessité avec ce type de pièce où la technique horlogère se met au service de l’expression artistique.
“EXPLORE ALL WAYS POSSIBLE”,
THÉMATIQUE ANNUELLE DE VACHERON CONSTANTIN
« Faire mieux si possible, ce qui est toujours possible ».
La devise de Vacheron Constantin, née dans les écrits de François Constantin en 1819, est un appel à repousser sans cesse les limites de l’excellence et de la créativité, quelles qu’elles soient...
Aller au-delà des frontières de la mécanique horlogère, découvrir de nouveaux horizons culturels et artistiques, parcourir l’héritage et le patrimoine : autant d’incitations à l’exploration qui se fait « par tous les moyens possibles » (“All Ways Possible”), pour regarder plus loin, penser autrement et libérer l’énergie créative.
En s’ouvrant au monde, la Maison a trouvé sa vocation pour faire de la mesure du temps un vaste champ de recherche et de découverte, à la fois techniques, historiques et culturels.
“Explore All Ways Possible” : en collaboration avec l’artiste et illustrateur chinois Shan Jiang, cette thématique nous emmène dans un voyage merveilleux et poétique, où l’exploration est source d’émerveillement, d’innovation et de savoirs.
Shan Jiang, artiste très acclamé dans le monde de l'illustration, imprègne son œuvre de l'influence de Shanghai, sa ville natale. Dans ses créations, il fusionne gratte-ciel et bungalows, superstitions traditionnelles, concepts et idéologies contemporains, ainsi que des sous-cultures florissantes. Ses inspirations artistiques incluent l'Art Méticuleux Chinois, l'Ukiyo-e, le Bauhaus, Dürer, Jean Giraud et Eduardo Paolozzi. Son approche artistique, souvent caractérisée par la minutie et une imagination débordante, s'aligne sur les valeurs d'excellence et d'innovation de la Maison, notamment par l'exploration.
| Marque : | Vacheron Constantin |
| Collection : | Métiers d'Art |
| Modèle : | Métiers D’art Hommage Aux Grandes Civilisations - Tibre De L’iseum Campense |
| Référence : | 7620A/000R-H079 |
| Complément : | Or Rose - Bracelet Cuir d’Alligator |
| En vente depuis : | 2026 |
| Prix du neuf : | Sur demande |
| Diamètre : | 42 mm |
| Epaisseur : | 12.9 mm |
| Styles : | Vintage |
| Types : | Mécanique à remontage automatique |
| Calibre : | 2460 G4/2 |
| Calibre distinction : | Poinçon de Genève Masse oscillante en or 916/1000 avec gravure inspirée lithographie du XVIIIe siècle de la façade Est du Louvre |
| Complication : | Heures Minutes Jours de la semaine et date à guichets |
| Matière du boîtier : | Or rose |
| Particularité du boitier : | Fond saphir Fond transparent |
| Forme : | Ronde |
| Etanchéité : | 30 mètres |
| Cadran : | Or |
| Affichage : | Applique centrale en glyptique en marbre d’Italie; patinée à la main Applique secondaire en micro-mosaïque de 5 pierres (jaspe brun clair; jaspe brun foncé; jaspe crème; chrysocolle et opaline Frise en nacre gravée |
| Matière du bracelet : | Cuir d’alligator |
| Couleur du bracelet : | Brun |
| Fermeture du bracelet : | Boucle déployante |
| Plus de caractéristiques : | Mouvement Calibre 2460 G4/2 Développé et manufacturé par Vacheron Constantin Mécanique à remontage automatique 31 mm (11¼’’’) de diamètre, 6.05 mm d’épaisseur Environ 40 heures de réserve de marche 4 Hz (28’800 alternances/heure) 237 composants 27 rubis Boitier Or rose 750/1000 5N Cadran Base en or 750/1000 Bracelet / Boucles Cuir d’alligator Mississippiensis brun à grandes écailles carrées, doublure en cuir d’alligator, coutures ton sur ton réalisées à la main finition sellier Boucle déployante en or rose 750/1000 5N Demi-croix de Malte polie Edition limitée et numérotée à 15 pièces Garde-temps certifié du Poinçon de Genève Disponibles uniquement dans les Boutiques Vacheron Constantin |